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Droits TV : L’inquiétude grandit, Nasser Al-Khelaïfi agace les présidents de Ligue 1

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Crédit Photo : Alex Grimm/Getty Images

Dans l’impasse au cœur du feuilleton des droits télévisés, les présidents de Ligue 1 commenceraient à s’agacer vis-à-vis des prises de position de Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de beIN Sports.

Toujours sans diffuseur alors que la saison 2024-2025 débute dans un peu plus d’un mois, la Ligue de Football Professionnel ne semble pas avoir d’autre choix que de se tourner vers la création d’une chaîne 100% Ligue 1. Cette option séduit certains membres du collège des présidents de Ligue 1, mais ne fait pas l’unanimité. Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et de beIN Sports, serait réticent vis-à-vis de cette possibilité, mais aussi de DAZN, et le fait savoir lorsque les dirigeants du football français se réunissent. Ces prises de position seraient, selon L’Equipe, une source de conflit. Ces derniers sont étonnés de le voir discréditer chaque option envisagée alors que le manque d’alternatives est réel, d’autant plus que beIN Sports, dont il a la présidence, n’a pas formulé la moindre proposition.

« Le Qatar ne fait rien gratuitement »

Friand de cette actualité audiovisuelle, Daniel Riolo a récemment évoqué ces incompréhensions croissantes entre présidents : « Beaucoup de présidents se disent qu’à un moment ou un autre, il n’est pas possible que Nasser Al-Khelaïfi ne bouge pas. Ils ne veulent pas croire qu’il pourrait les lâcher parce que certains, comme Nicollin ou Caillot, sont devenus avec lui au fil du temps. Ils ont l’impression que c’est un peu leur bienfaiteur. La question, c’est pourquoi jusque-là il n’a pas bougé ? La réponse à ça, c’est que Nasser, voyant la catastrophe arriver et que Labrune n’était pas si costaud que ça, a tenté, mais n’a pas réussi à trouver quelqu’un. Il se dit qu’il va peut-être falloir y aller », débute l’éditorialiste sur les antennes de la radio RMC.

La possibilité de voir beIN Sports dégainé est néanmoins maigre à ses yeux. Il faudrait que le Qatar, aussi gourmand qu’exigeant, se freine : « Pendant les fameuses premières rencontres, les diners élyséens, on a appris que le Qatar ne faisait rien gratuitement. Quand ils sont venus en 2011, c’est parce qu’il y avait eu les deals proposés par (Nicolas) Sarkozy. Là, ce qui se dit, c’est des contreparties diplomatiques qui n’ont rien à voir avec le football ont été demandées. On aimerait bien voir des remerciements du côté de la France, des démonstrations publiques de l’amitié franco-qatar. Ils aimeraient avoir des choses qui, historiquement, ne seraient pas en phase avec des règles françaises. La réponse a été simple. La France ne reniera pas ses principes diplomatiques vieux de plusieurs décennies pour du football. L’émir va devoir se calmer dans ses demandes. Mais répondre par des déclarations officielles, des remerciements, ça peut les satisfaire les Qataris. C’est uniquement avec ces conditions qu’ils pourraient lâcher 500 millions », s’est récemment exclamé Daniel Riolo dans l’After Foot.

Pablo Longoria, le coup de gueule

Symbole de l’inquiétude croissante chez les dirigeants de clubs, Pablo Longoria a récemment poussé un véritable coup de gueule à ce sujet. Interrogé lors de la conférence de présentation de Roberto De Zerbi, il a effectué une sortie musclée : « C’est une priorité, pas seulement pour l’OM, mais pour le football français. C’est le moment de faire unité. À titre individuel, je cherche à m’investir. Il faut respecter la responsabilité de la Ligue. Le championnat français est un des meilleurs d’Europe, on ne peut pas accepter une dévalorisation comme ça du produit. Je crois au niveau du championnat français. Je ne crois pas à la différence entre le championnat français, italien et espagnol, débute le président de l’Olympique de Marseille. Ici en France, je le dis ouvertement, on ne parle pas football. On dévalorise notre produit. On ne cesse de parler football via les polémiques. On ne cherche pas à parler beaucoup de choses positives. »

L’Espagnol estime en effet que les médias jouent un rôle dans la décrédibilisation du football français à l’international et sur le territoire : « Depuis quatre ans que je suis dans ce championnat, la qualité et le niveau d’affluence dans ce stade, c’est incroyable. Tous les entraineurs qui arrivent sont surpris par le niveau de notre championnat. On doit remettre le football au centre de la question. En Italie, on parle de toutes les équipes. On doit développer ce concept collectif. Pas sur les rumeurs autour du football », a-t-il ainsi clamé. Pas sûr néanmoins que Pablo Longoria ne soit entendu. De son côté, la saison 2024-2025 de Ligue 1 n’attendra pas. Elle doit débuter le 16 août prochain.

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