Publié le 15 août 2026 à 09:21

Crédit Photo : Matt McNulty/Getty Images
Le LOSC s’apprête, ce samedi après-midi, à défier les Toffees du Everton FC. Voilà un choc de prestige pour conclure la préparation des Dogues.
Le LOSC achève, ce samedi à Liverpool (16h, horaire français), sa pré-saison avec un duel amical face à Everton. Celui-ci se déroulera sur la pelouse du Hill Dickinson Stadium, toute nouvelle enceinte. Si l’objectif prioritaire reste de peaufiner les automatismes lillois à l’aube de l’exercice 2026-2027, le rendez-vous revêt une saveur particulière pour Davide Ancelotti : il retrouve le banc des Toffees, où il officiait dans un rôle d’adjoint quelques années plus tôt (2019-21). Passer au révélateur anglais avant de basculer sur le championnat, rien de mieux pour une cinquième et dernière joute amicale.
Une préparation riche en enseignements pour les Lillois
L’été touche à sa fin pour le LOSC, qui s’apprête à clore sa préparation estivale. Cette dernière débutait à l’entame du mois de juillet par un succès appliqué contre le RAAL La Louvière (3-0) au Domaine de Luchin. Il fallait ensuite digérer un premier revers, concédé à Ostende contre l’Union Saint-Gilloise (1-2). Il trouve, pour rappel, sa source dans l’expulsion précoce de Saad Boussadia (32′) qui avait fait basculer la rencontre. Les hommes de Davide Ancelotti se sont bien rattrapés une semaine plus tard en s’imposant au terme d’un festival offensif à Louvain (6-3), partie dynamisée par un doublé d’Ethan Mbappé.
Le marathon belge arrivé à son terme, le LOSC découvrait l’Allemagne à l’occasion de son stage de préparation. Ce dernier se concluait par une nouvelle joute, un déplacement atypique à Hambourg. Idéalement lancés par un but précoce de Hakon Haraldsson (5′) consécutif à une récupération haute de Ngal’ayel Mukau, les Lillois avaient été sérieusement bousculés lors d’un troisième acte inédit. Soriba Diaoune, meilleur buteur lillois sur cette préparation, permettait tout de même d’arracher le match nul (2-2) à l’issue de 135 minutes disputées.
« C’était un peu bizarre », confessait le technicien italien au terme de ce marathon. Sans trancher sur le bien-fondé du résultat, l’entraîneur avait avant tout retenu l’état d’esprit affiché par ses joueurs : « On n’a pas lâché, ce qui est l’âme de notre club que l’on a bien représenté. » Une expérience au format original qu’il n’entendait néanmoins pas réitérer : « Un match de football, c’est 90 minutes. » Un format classique sera bien heureusement privilégié à Liverpool ce samedi.
Des Toffees en confiance
Si l’époque où il pouvait batailler pour une qualification européenne paraît lointaine, Everton FC est une valeur sûre en Premier League, treizième du classement la saison dernière. Mené par David Moyes, le club basé à Liverpool abordera ce rendez-vous dans sa toute nouvelle enceinte du Hill Dickinson Stadium (52 769 places), inaugurée sur le site de Bramley-Moore Dock. Le Goodison Park, là où les supporters lillois avaient obtenu leur billet pour Anfield lors de la phase de ligue de la Ligue des champions 2024-2025, n’est plus le théâtre des exploits des Toffees.
Ces derniers sont passés par toutes les émotions au cours de leur préparation, alternant entre le bon… et le moins bon. Cela se traduit, en termes de résultats, par trois succès empochés contre le Dundee FC (0-4), le Hambourg SV (1-2) et Newcastle United (1-3), toujours à l’extérieur, deux défaites concédées à Stoke (1-0) et à Stuttgart (3-1) ainsi qu’un nul (0-0) dans un duel avec Bolton.
La dernière victoire, celle acquise au détriment des Magpies, a été une véritable performance pour Everton, porté par des réalisations par Thierno Barry, Iliman Ndiaye et Tyrique George. Le LOSC sait de quelles individualités il va falloir se méfier, d’autant plus qu’il s’agit d’un premier match à domicile pour les Toffees, qui terminent leur préparation estivale en grandes pompes, devant leur public.
Déficit sur le mercato
C’est une habitude outre-Manche : les clubs anglais dépensent plus d’argent qu’ils n’en gagnent sur le marché des transferts. Everton FC n’a pas fait de folies, contrairement à certains de ses concurrents nationaux, mais a tout de même déjà déboursé 99,25 millions d’euros à deux semaines de la clôture de cette période de transferts.
Cinq renforts ont été enrôlés pour cette somme, à commencer par Brennan Johnson (25,80 M€, Crystal Palace). Merlin Röhl (25 M€, SC Fribourg), Tyrique George (21 M€, Chelsea) et Hayden Hackney (19,30 M€, Middlesbrough) ont tour à tour été recrutés pour des sommes similaires. Enfin, arrivée récente, les Toffees viennent d’ajouter Christian Norgaard, laissé sur le carreau à Arsenal, à leur effectif pour 8 millions d’euros. Petit point à spécifier, Merlin Röhl et Tyrique George évoluaient déjà au bord de la Mersey la saison dernière. Leur prêt s’est simplement métamorphosé en transfert définitif.
Dans le sens inverse, David Moyes a perdu de précieux relais dans son vestiaire avec les départs d’Idrissa Gana Gueye (36 ans) et de Séamus Coleman (37 ans), deux cadres historiques de la formation basée à Liverpool. Enfin, pour conclure sur cette partie de nature mercantile, Dwight McNeil a été cédé contre 25,8 millions d’euros à Crystal Palace.
Trois précédents et un bilan parfaitement neutre
Bien que récents, les face-à-face entre Lillois et Liverpudlians ne manquent pas. Le premier chapitre s’est écrit à l’automne 2014 lors de la phase de poules de l’Europa League. Après un score nul et vierge (0-0) concédé au Stade Pierre-Mauroy, le LOSC s’était incliné nettement dans le mythique et désormais obsolète Goodison Park (3-0) lors de la manche retour.
Les deux formations se sont retrouvées quatre ans plus tard, le 21 juillet 2018, dans le cadre amical de l’Algarve Cup au Portugal. Si le temps réglementaire s’était une nouvelle fois conclu sans le moindre but (0-0), les Nordistes s’étaient imposés à l’issue de la séance de tirs au but (5-3). Avant de remettre le couvert dans la cité des Beatles, le bilan comptable affiche un équilibre quasi parfait.
Cap sur la reprise
Douze ans après leurs débuts sur la scène européenne, le LOSC et Everton s’offrent une ultime répétition générale. Pour les Lillois, ce déplacement outre-Manche referme une série de cinq matchs de préparation (La Louvière, USG, Louvain, Hambourg, Everton). C’est le dernier arrêt avant de sauter dans le grand bain de la Ligue 1. Un déplacement à Angers les attend le dimanche 23 août à 15 heures. Le Stade Raymond-Kopa est prêt à les accueillir.






