Publié le 29 septembre 2026 à 14:47

Crédit Photo : Levante UD Médias
Enzo Bardeli, arrivé au LOSC particulièrement jeune, s’est confié au média SoFoot pour retracer son parcours atypique. Il évoque notamment son intégration au football espagnol et la formation lilloise.
Enzo Bardeli fait partie de ces joueurs passés par le centre de formation qui ont été mis en lumière dans un autre club. Arrivé au LOSC en 2011, alors âgé de 10 ans, le natif de la région y fait toutes ses classes en jeune. Mais en 2021, avec l’arrivée d’Olivier Létang, le LOSC change de direction et décide de remettre la formation au centre du projet lillois. Enzo Bardeli venait de passer la vingtaine quand on lui explique qu’il est déjà « trop âgé » pour intégrer le groupe pro mais qu’il peut rester pour encadrer la réserve. Encore jeune, le Coudekerquois décide de quitter le LOSC. Il rejoint donc l’USL Dunkerque en Ligue 2 et signe son premier contrat professionnel un an plus tard. Le club descend alors en Ligue 3 (National à l’époque), ce qui lui permet d’obtenir un peu de temps de jeu. Il va progressivement faire son trou chez les Maritimes. Avec Dunkerque, il participe notamment à l’épopée de la saison 2024/2025 en Coupe de France : les Nordistes éliminent Brest, Auxerre et Lille avant que l’aventure se termine en demi-finale face au PSG. Son parcours se conclut de la plus belle des manières avec l’USL puisqu’il figure dans l’équipe type de Ligue 2 lors de l’exercice 2025/2026.
Mesdames et messieurs, voici le 11 type de la saison de @Ligue2BKT 🙌
Pas moins de 6 clubs représentés ; la preuve d’un championnat haletant où le talent se cache derrière chaque équipe 👀
Bravo messieurs 👏#TropheesUNFP pic.twitter.com/kGzc39pqYx
— UNFP (@UNFP) May 11, 2026
Enfin l’étape supérieure
Cet été, le joueur de 25 ans a franchi une étape : il rejoint La Liga et le club de Levante. Enzo Bardeli retrouve donc Luis Castro, coach de Dunkerque entre 2023 et 2025 qui aura beaucoup compté dans sa décision. « Arriver dans un club et connaître le coach, c’est toujours un plus », glisse-t-il à nos confrères. Dans le club basé à Valence, il reconnaît des similitudes avec son passage à Dunkerque : « J’avais besoin de retrouver ça […] Je retrouve ce côté familial entre le staff, les supporters et aussi bien les joueurs. »
Souvent non désiré à cause de son physique, Enzo Bardeli a pris une revanche sur le football. « En Espagne, on doit s’attarder un peu moins sur le physique, on privilégie l’intelligence de jeu, les qualités tactiques et techniques, on fait moins attention au gabarit et à la puissance. » Il décrie le choix des recruteurs français dont la philosophie n’est pas la même qu’outre-Pyrénées : « En France, il y a énormément de joueurs de mon profil, avec énormément de qualités aussi, qui ne passent pas à cause du physique. »
Depuis le début de la saison, Enzo Bardeli a joué les six matchs de Levante en débutant quatre de ces rencontres. Et même si le club pointe à la 17e place du championnat, le joueur s’est déjà fait remarquer lors de la victoire 5-2 face au Betis, grâce à un lob extraordinaire.
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La formation précoce « c’est compliqué »
Lors de cette interview, le Nordiste s’est confié sur son passage au LOSC et la difficulté d’intégrer un centre de formation très tôt. En arrivant à 10 ans dans un club professionnel, « on est directement mis dans un esprit de compétition ». Enzo Bardeli ne croit pas que ce soit la priorité pour les jeunes footballeurs : « on doit essayer de prendre un maximum de plaisir, quitte à jouer avec les copains ». Mais il reconnaît tout de même les bienfaits de la formation précoce : « C’est bien d’intégrer directement un club pro parce qu’il y a l’exigence directement, on a des formateurs de qualité, donc on progresse aussi très rapidement, mais c’est compliqué. Pour moi, ça s’est plutôt bien passé. » Le joueur s’estime néanmoins chanceux d’avoir pu passer pro, objectif que tous les jeunes n’atteignent pas. « Pour ceux qui arrivent à 10 ans et qui repartent quand ils en ont 13 ou 14, c’est très dur à entendre de se faire virer aussi jeune. »
Malgré de bons débuts, le milieu de terrain estime « avoir manqué de chance ». L’arrivée d’Olivier Létang a précipité son départ, malgré de bons entraînements, regrette-t-il : « Je pensais avoir mes premières minutes. » Cependant, il ne se faisait pas de souci et pensait pouvoir « trouver un projet » étant donné son CV : il a passé une décennie à l’académie du LOSC et disputé quelques matchs de Youth League. Toutefois, Enzo Bardeli a dû se confronter à la réalité des recruteurs. « (Ils) m’ont dit que je n’avais pas connu le monde senior, qu’ils ne savaient pas ce que j’allais donner dans le monde professionnel… » et se montrer patient. Après quelques mois passés au chômage, sa bonne étoile apparaît : Salomon Kashala, qui était responsable de recrutement à Dunkerque. « Il sait que je m’entraîne tout seul, que je suis sans rien, il me dit de venir au club m’entraîner avec une équipe, que ce sera toujours mieux que rien. » C’est comme ça que son aventure avec Dunkerque débute. La suite, on la connaît désormais.






