Rejoignez nous !

Football

Bruno Genesio (LOSC), la quête de continuité face à la barrière de la langue

Publié

le

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Au cours de la semaine, Bruno Genesio a évoqué ses souhaits dans les grandes lignes aux médias. Il souhaite poursuivre le travail entamé par Paulo Fonseca, en ajoutant sa touche personnelle au jeu déjà prôné au LOSC. Pour ce faire, il devra néanmoins surpasser la barrière de la langue.

Dans l’incertitude à la fin de la saison, la faute à la situation contractuelle de son coach, le LOSC s’est rapidement associé à Bruno Genesio (57 ans), libre depuis son départ du Stade Rennais en novembre dernier. Officialisée le 05 juin, de façon précoce contrairement à celle de ses prédécesseurs, l’arrivée du technicien a longtemps fait débat, avant d’être pleinement validée par la majorité des supporters lillois. Présenté à la presse en cours de semaine lors d’une conférence extraordinaire. Lors de celle-ci, il a fait part de ses intentions, celles de ne pas bouleverser tout ce qui a pu être fait jusqu’ici : « Je vais m’inscrire dans la continuité de ce qui a été bien fait par le staff précédent, en termes de jeu et de résultats. Je n’arrive pas ici pour révolutionner un club qui fonctionne très bien, une équipe qui a très bien fonctionné. Je vais m’appuyer sur ce qui a été très bien fait ces dernières années et apporter ma touche personnelle. Beaucoup de gens très compétents sont ici, il n’est pas question d’en changer. […] Il y aura forcément des arrivées, mais pas de révolution », débutait Bruno Genesio en évoquant la constitution de son staff technique, évoquant déjà cette notion de continuité.

Celle-ci, elle reviendra incessamment dans les propos tenus par le technicien français. L’ancien de l’Olympique Lyonnais et du Stade Rennais semble avoir cette envie de s’appuyer sur le travail entamé par son prédécesseur, comme si son cycle n’avait pas encore atteint son terme : « J’ai parlé de continuité et je pense que celle-ci, c’est d’être européen chaque année lorsque l’on est le LOSC, lâche d’abord Bruno Genesio. Il n’y a pas de pression (à succéder à Paulo Fonseca, très apprécié à Lille malgré son départ). C’est mieux de succéder à quelqu’un comme Paulo Fonseca qui laisse un héritage. On va s’appuyer sur ce qui a été très bien fait, tout ce qu’il a laissé en termes de jeu. Au-delà de Paulo et de son staff, il y a tous les gens qui restent et qui sont très importants, qui sont ancrés ici et ont les valeurs qu’on souhaite véhiculer et développer. C’est plus une chance qu’une pression négative. On est dans le sport haut niveau, on sait aussi que ce qui compte, c’est de gagner. On est là pour ça, on va travailler tous ensemble et le faire tous ensemble. L’ambition est de faire au moins aussi bien voire même mieux que l’année dernière », clame le néo-Dogue.

Néanmoins, pour mettre en place cette philosophie, il faudra d’abord faire la connaissance d’un groupe multiculturel, dans lequel cohabitent des Scandinaves, des Lusophones ou encore des jeunes éléments issus du centre de formation. Cette capacité linguistique, elle n’est pas le point fort de Bruno Genesio. Ce détail a d’ailleurs, selon nos informations, longuement été évoqué par la direction du LOSC lors des négociations entreprises, poussant parfois à l’hésitation. Au fil des discussions, le technicien français a su, comme en conférence de presse, avancer ses arguments : « C’est une très bonne question, souligne-t-il d’abord avec le sourire. Je ne suis pas bilingue, mais j’ai la chance d’avoir des adjoints qui le sont. J’ai aussi l’habitude de travailler avec des joueurs qui ne parlent pas forcément tous français. Le plus important est ce que l’on va faire sur le terrain. Parfois, il n’y a pas besoin d’utiliser des mots et des paroles, mais surtout de montrer les choses, d’avoir la même vision du jeu et de ce qu’on souhaite développer pour s’exprimer. J’ai eu la chance, et je dis bien la chance, de travailler pendant deux ans en Chine avec une grande majorité de joueurs chinois et donc d’avoir un traducteur à mes côtés. Je peux dire que c’était autrement plus complexe que ce que je vis ici en France. Cela ne nous a pas empêchés d’avoir de très bons résultats. Je ne suis pas du tout inquiet par rapport à ça », a ainsi répondu Bruno Genesio, déterminé à surpasser cette barrière de la langue pour briller et faire briller le LOSC sur la scène nationale et européenne. Il s’est d’ailleurs lui-même engagé à progresser personnellement dans ce domaine.

Advertisement

Populaires

Le Petit Lillois

GRATUIT
VOIR