Publié le 17 février 2024 à 00:00

Ce samedi, le LOSC retrouve sa propre pelouse. C’est pourtant le sujet des difficultés à enchaîner les résultats à l’extérieur qui a été source de débats ces dernières heures.
Capable du pire comme du meilleur, c’est ainsi que frappe le contraste des résultats enchaînés par la formation lilloise depuis le début de la saison, à tel point que ce trait devient une caractéristique pour Paulo Fonseca dans l’Hexagone. Lancé dans un duel avec Le Havre AC ce samedi, 17 heures, il faudra ensuite se déplacer à Toulouse et les interrogations reviendront au galop. C’est ainsi que le technicien portugais a longuement été interrogé à ces difficultés éprouvées depuis de longues semaines : « C’est difficile de l’expliquer (la différence entre les performances du LOSC à domicile et à l’extérieur, ndlr) parce que nous jouons à domicile comme à l’extérieur, pour gagner, répond-il. Nous ne sommes pas une équipe qui est plus défensive quand elle joue à l’extérieur. Je pense que c’est un problème d’agressivité sur le plan offensif. C’est vrai que nous n’avons pas beaucoup de victoires, mais nous avons beaucoup de nuls. Nous défendons bien, mais nous n’attaquons pas très bien. Il manque de l’agressivité offensive, peut-être, mais nous jouons toujours pour gagner », estime-t-il.
À l’issue de l’élimination subie en Coupe de France, c’était face à l’OL le 07 février dernier (2-1), le président du LOSC Olivier Létang avait pointé du doigt l’attitude de son vestiaire, se demandant s’il ne fallait pas modifier quelques aspects dans la préparation lilloise. Un point de vue que ne partage pas Paulo Fonseca : « C’est l’opinion du président, qu’est-ce que je peux dire ? Nous avons des opinions différentes. C’est la sienne et je la respecte », lance-t-il instinctivement, avant d’insister sur les points récemment évoqués : « Nous n’avons jamais commencé un match avec un autre objectif en tête que celui de gagner. Les autres équipes sont plus fortes chez elles et c’est normal. Cette différence significative (entre extérieur et domicile, ndlr), nous voulons la changer. Le problème concerne notre schéma offensif. Nous sommes plus agressifs à la maison où nous avons nos supporters, mais je pense que nous devons faire mieux à l’extérieur. »
« On l’a identifié, on sait d’où vient le problème »
Quelques minutes plus tôt, Nabil Bentaleb (29 ans) était également invité à évoquer ce sujet. Petit bond en arrière, Benjamin André mentionnait notamment les idées de jeu, et le fait que les velléités offensives lilloises pouvaient être à double tranchant. Une opinion que ne partage donc pas Paulo Fonseca, ni l’international algérien : « C’est un peu compliqué parce que chaque match est différent. À l’extérieur, je pense que contre Strasbourg on aurait dû jouer différemment quand on menait d’un but plutôt que, comme on le fait à domicile, aller vers l’avant pour tenter d’enfoncer le clou. On n’a pas réussi à faire ça à l’extérieur. Leurs supporters les poussaient, ils se sont tous remobilisés et ils ont réussi à revenir dans le match. Je pense qu’à domicile, ça aurait été une autre affaire. À l’inverse, à Clermont, je pense que l’on n’a pas réussi à trouver la solution et si on ne joue pas de la même façon, ça aurait été un peu plus compliqué de ne pas obtenir un résultat », estime-t-il.
Le milieu de terrain prend cette interrogation à revers, d’un autre angle : « Je pense qu’il y a une partie mentale. Si on avait la clé à ce problème-là, on y aurait remédié plus rapidement. On l’a identifié, on sait d’où vient le problème et on va corriger ça lors de notre prochain match à l’extérieur à Toulouse, lance l’Algérien. À domicile, c’est plus facile avec le douzième homme en tribune. Je pense qu’on entame le match de la même façon, on est simplement plus fébrile à l’extérieur dans la gestion des temps forts et des temps faibles », conclut Nabil Bentaleb qui donne ainsi rendez-vous à Toulouse, là où les Dogues devront prouver, en quelque sorte, qu’ils sont guéris.






