Publié le 8 janvier 2024 à 08:29

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Tandis que la trêve hivernale battait son plein, Paulo Fonseca réalisait quelques confidences à The Athletic, faisant notamment part de sa fierté de voir l’évolution de son groupe.
La majorité du football européen était recroquevillée sur lui-même, les stades vides et le gazon résistant à la rudesse de l’hiver. Une période choisie par Paulo Fonseca pour se confier sur certains points, de son jeu à son lien avec ses joueurs, d’ouvrir son cœur. Engagé dans sa deuxième saison à Lille, où il performe depuis son arrivée, le Portugais a rappelé les raisons qui l’ont poussé à franchir ce pas, celui qui l’a fait débarquer chez les Dogues : « L’élément important dans ma conversation avec le club était le sentiment que je serais capable de construire quelque chose qui m’appartenait. C’est ce qui m’a convaincu de venir à Lille. Ils avaient été champions deux ans auparavant, mais la plupart des joueurs (de cette équipe) étaient partis. Le propriétaire voulait construire une nouvelle équipe avec de jeunes joueurs et sans pression. Il voulait une nouvelle façon de jouer et une équipe capable de dominer les matchs. J’ai tout de suite eu le sentiment que c’était l’endroit idéal et que je pouvais me construire une identité ici. »
« Je passe tellement de bons moments avec ces joueurs et cette équipe »
Quelques mois plus tard, après une première saison éreintante conclue par une cinquième position, Paulo Fonseca est reparti pour un tour du côté du LOSC où il entretient une relation particulière avec son vestiaire. Un lien qu’il construit dans chaque instant de la vie quotidienne d’un groupe ainsi qu’à l’entraînement, moment durant lequel il se retrouve dans sa bulle : « Je ne suis pas le genre d’entraîneur qui croit que les matchs améliorent les joueurs. Non, c’est le travail. Le travail quotidien. Quand nous avons le temps, j’adore les séances, les exercices et l’enseignement sur le terrain » déclare le technicien pour The Athletic, expliquant de ce fait l’intensité souvent décrite dans ses séances. Des périodes de travail tout aussi importantes aujourd’hui, et ce, malgré le fait que l’Europe ne le restreigne parfois : « Nous avons moins de temps (avec le calendrier chargé), mais je passe tellement de bons moments avec ces joueurs et cette équipe. Dès mon arrivée, les joueurs étaient très ouverts à mon jeu et c’était incroyable de sentir à quel point les joueurs étaient prêts à croire en cette approche. »
Une adhésion collective récemment expliquée par Valentin Vanbaleghem, qui se traduit par le développement d’un esprit collectif, mais aussi par des progressions individuelles remarquées. A ses côtés, de nombreux éléments du vestiaire ont d’ores et déjà évolué tels que Leny Yoro qu’il a notamment évoqué : « Il est incroyable. De toute ma carrière, je n’ai jamais vu un jeune joueur aussi mature », clame-t-il, réellement satisfait de constater que son groupe, réceptif à ses idées, progresse avec sa philosophie : « Je suis fier de voir que mes joueurs grandissent avec les idées de l’équipe. »






