Publié le 3 mai 2026 à 19:01

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier
Le résultat nul (1-1) concédé par le LOSC lors de la réception du Havre AC a été marqué, ce dimanche, par la sortie sous les sifflets de Félix Correia. Le Portugais a pu compter sur le soutien de la « famille » lilloise au coup de sifflet final.
C’est l’un des sujets dont les médias locaux voulaient parler, frappés par l’intensité des sifflets qui retentissaient dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy à la sortie de Félix Correia ce dimanche (74′). Ils ne s’attendaient néanmoins pas à ce qu’Olivier Létang débarque en personne en zone mixte pour se dresser en rempart face aux invectives des supporters lillois.
Une attaque contre le LOSC
« C’est l’un des motifs pour lesquels j’ai souhaité venir vous voir ce soir (dimanche) », a déclaré le président du LOSC, en faisant un sujet, lorsque le nom du Portugais était évoqué. D’un air grave, frustré par le résultat nul concédé par ses Dogues (1-1), il se muait en père de famille.
« Si l’on siffle un joueur, on siffle aussi le président, parce que c’est un choix que j’ai fait moi. »
« Félix (Correia) était touché dans le vestiaire, mais pas que lui. Tous les joueurs étaient touchés aussi parce que l’on est une famille. Il faut savoir que quand un joueur est pris à partie et que ce n’est pas mérité, ça impacte tout le monde », débutait le président du LOSC, prêt à bousculer les supporters lillois.
« On ne peut pas siffler un joueur », renchérissait-il, estimant que ces sifflets étaient finalement dirigés contre l’ensemble du club, lui compris : « Si l’on siffle un joueur, on siffle l’équipe, le club, on siffle aussi le président parce que c’est un choix que j’ai fait moi, lâchait avec fermeté Olivier Létang. On est une famille. On doit rester ensemble, soudé, solidaire. »
Les regrets du vestiaire lillois
Le défenseur lillois Nathan Ngoy, aux premières loges pour observer l’incapacité de Ngal’ayel Mukau, Ayyoub Bouaddi, mais surtout Aïssa Mandi, à réagir sur la tête d’Issa Soumaré (33′) sur le but de l’égalisation, a été le seul représentant du vestiaire à se présenter face aux médias. « C’est dommage », répétait-il à trois reprises de façon lancinante au cours de son intervention.
« Je le regrette », déclarait de son côté Bruno Genesio, lui qui avait déjà défendu son protégé au début du mois de mars. « Félix (Correia) n’a pas tout réussi mais on n’a rien à lui reprocher sur son investissement. C’est un garçon exemplaire dans le comportement et rien que pour ça, il ne mérite pas ça contre lui », appuyait-il, désireux d’envoyer un message.
Le technicien l’avouait lui aussi, Félix Correia « était très touché » par cette petite bronca. Il la trouvait également « un peu dure » envers le collectif lillois, irréprochable à ses yeux dans l’attitude ce dimanche.
Pas de bile
Le mot de la fin était pour Nathan Ngoy. Si Olivier Létang parlait d’union, de solidarité, c’est le défenseur lillois qui a symbolisé cet état d’esprit à travers sa spontanéité. « Félix est l’un des nôtres », s’exclamait-il, ce qui tranchait dans le ton avec le reste de ses propos.
Le Belge a confiance en Félix Correia : « Il a beaucoup de qualités, il nous aide beaucoup par ses courses, par sa qualité de passe, sa qualité de centre, il sait être décisif, citait-il tour à tour. Je ne m’en fais pas pour lui. Aujourd’hui, il a couru, il s’est battu pour l’équipe, à l’image de toute l’équipe. On a rien à lui reprocher », a, pour conclure, clamé Nathan Ngoy.
Le message est clair : le LOSC fait front face à ses propres supporters pour défendre Félix Correia, l’un des membres de sa « famille ». De son côté, son entourage nous l’avait déjà confié, le Portugais souhaite renouer ce lien de confiance avec le peuple lillois. La tâche paraît néanmoins peu aisée à ce stade.






