Publié le 3 mai 2026 à 20:33

Hakon Haraldsson, milieu offensif du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier

Par - Catégories : Football, LOSC-

Après Nice, le LOSC a une nouvelle fois été freiné à domicile. Ses hommes ont été neutralisés (1-1) par Le Havre AC ce dimanche. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé à l’issue de cette rencontre, la 32e de la saison en Ligue 1.

Ce que l’on a aimé

> Une envie démonstrative : Le LOSC est ambitieux, rêvant de conclure son exercice 2025-2026 sur le podium, qualifié pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Cette volonté s’est très clairement retranscrite sur le terrain, traduite par les multiples assauts réalisés sur les cages de Mory Diaw. Preuve s’il en faut une, même le public s’est emballé et a poussé jusqu’au coup de sifflet final. Si tous les efforts concédés n’ont pas payé, c’est avec cette attitude que les Dogues iront chercher de nouveau succès. C’est une certitude.

> Hakon Haraldsson dans tous les bons coups : L’Islandais a été le plus dangereux, frappant à cinq reprises vers les cages adverses. En plus du pion inscrit (29′), sa tête était stoppée magistralement par Mory Diaw (27′) et deux autres de ses tentatives butaient sur les montants (14′, 46′). Il a même réalisé une sublime talonnade pour Matias Fernandez-Pardo, qui ne parvenait cependant pas à conclure à bout portant (59′). Quand Hakon Haraldsson est dans une telle forme, le LOSC brille. Cela s’est cette fois joué à peu de choses.

Ce que l’on a moins aimé

> Une inefficacité retrouvée : Deux buts inscrits à Rennes, deux autres à Marseille, les filets lensois tremblaient à trois reprises, à quatre reprises même pour ceux fixés dans les cages de Guillaume Restes à Toulouse… Et soudain, la machine s’enraille. Après avoir empilé les réalisations, le LOSC patauge de nouveau, renouant avec une inefficacité qui l’a trop souvent frustré. Après Nice, dont la défense était restée imperméable, et le Paris FC, adversaire contre lequel seul un penalty a permis de faire la différence, les Dogues peinent à transformer l’essai et que c’est frustrant. Vingt-deux tirs, dont dix cadrés, tout semblait pourtant avoir été fait pour. C’est manqué… et vite, il faut renouer avec confiance et efficacité.

> Les corners, c’est pour quand ? Cela fait onze mois, depuis la Coupe du monde des clubs disputée en 2025, que l’IFAB (International Football Association Board), instance qui régit les lois du jeu, à instaurer une nouvelle règle : si un gardien conserve le ballon plus de huit secondes, un corner est attribué à l’équipe adverse. Ce point de règlement n’est cependant que trop rarement, voire tout simplement jamais appliqué. Les portiers, peu importe le camp, ont encore tout le loisir d’abuser.

> L’écart de trop : Ne surtout pas se relâcher après avoir fait trembler les filets, c’est l’une des bases du football, que l’on évolue en district ou en Ligue 1. Le LOSC l’avait pourtant oublié puisqu’après avoir marqué (Haraldsson, 29′), son collectif a soudainement baissé le pied et encaissé dans un laps de temps limité le but de l’égalisation (Soumaré, 33′). Un écart de concentration, voilà qui fait tâche pour une défense qui n’avait pas encaissé le moindre pion en quatre matchs disputés en avril. Neutralisé (1-1), c’est le collectif lillois qui le « paye très cher » : Bruno Genesio ne s’est pas trompé dans les termes employés.

> La perte de son destin : Il y a un peu plus d’un an, le LOSC avait manqué l’opportunité de grimper sur le podium en s’inclinant lors de la réception du Havre AC (1-2). Le résultat n’a pas été identique, mais Issa Soumaré a encore fait trembler les filets (33′), ce qui a été suffisant pour frustrer des Lillois neutralisés (1-1) pour la deuxième fois d’affilée devant leur public. Ils montent provisoirement sur le podium, jusqu’au choc qui opposera le Stade Rennais à l’Olympique Lyonnais (dimanche, 20h45). Peu importe le score de cette affiche, les Dogues redescendront d’un cran au classement. Ces derniers ont manqué une belle opportunité, une mauvaise manie, et n’ont désormais plus leur destin en main dans cette course.

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