Publié le 23 novembre 2023 à 18:47

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Michel Bastos débarque à Lille en 2006 pour disputer la Ligue des Champions avant de plier bagages. Une période de trois ans sur laquelle il revient sans filtre.
A son arrivée, qu’il a d’ailleurs récemment décrite, Michel Bastos rejoint un club plein d’ambition, 3ème et parvenu à se qualifier pour la Ligue des Champions. Pour autant, les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas avec une dixième, une septième puis une cinquième place. Un enchaînement qui aurait pu l’interroger sur son choix, il n’en a rien été : « Honnêtement, non (il n’a jamais regretté son choix, ndlr), parce qu’avant de venir, je savais ce qu’avait fait le club et qu’il était sur une pente ascendante. D’ailleurs, après mon départ, il a continué de grandir en remportant le titre de champion de France. Même si je n’étais pas là, ça prouve que c’était le bon choix. Et puis, les saisons que j’ai passées à Lille, sur le plan personnel, c’était très positif pour moi. Maintenant, forcément, on était un peu déçu de nos résultats. On aurait aimé pouvoir enchaîner. Collectivement, c’était frustrant, ce n’était pas ce que j’espérais, mais personnellement, je ne peux pas mentir sur le fait que Lille m’a beaucoup apporté. Ils ont contribué à mon avenir », a confié Michel Bastos pour Colinterview.
Ses confidences sur Claude Puel et Rudi Garcia
Lors de son passage à Lille, Michel Bastos (40 ans) a connu deux entraîneurs successifs, Claude Puel et Rudi Garcia. Deux techniciens qui lui ont beaucoup apporté sur le plan individuel. Néanmoins, s’il doit faire un choix, c’est Rudi Garcia qu’il retient : « Je dois beaucoup à Claude Puel, parce qu’après Lille, c’est lui qui me fait venir à Lyon. Par contre, celui qui permet à mon jeu de se développer, c’est Rudi Garcia. Claude Puel me demandait beaucoup, beaucoup plus qu’aux autres parce qu’il estimait que j’avais le potentiel pour faire plus. J’en étais conscient, mais à un moment ça m’a agacé, me disant qu’il n’y avait pas que moi. C’est quand j’ai pris en expérience que j’ai vraiment compris. Dans le jeu, c’est Rudi qui a réussi à tirer quelque chose dans mon jeu. Il avait l’œil pour voir ce qu’il me manquait sur le plan tactique sur le terrain. Il venait se greffer à mes pensées en plein match et me permettait d’être assuré de mes choix. A chaque fois que je suivais ses conseils, ça fonctionnait. Psychologiquement, avec le groupe, il était aussi très fort pour le consolider. On va dire qu’il me correspondait mieux », a ainsi conclu le Brésilien, retraité des terrains, mettant en avant les qualités d’un technicien récemment licencié du Napoli, en Italie.






