Publié le 15 mai 2026 à 15:21

Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, au bord du terrain.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Bruno Genesio apparaissait en conférence de presse ce vendredi à deux jours (dimanche, 21h) d’un duel à fort enjeu entre le LOSC (3e, 61 pts) et l’AJ Auxerre (15e, 31 pts) lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1. Préparation, gestion émotionnelle, concurrents directs… La majorité des déclarations tenues est à lire ci-dessous.

Une énergie à insuffler

On vous sent alerte. Est-ce l’état d’esprit que vous voulez insuffler à votre groupe pour qu’il réponde présent demain ?

Jusqu’à maintenant, le comportement de mes joueurs et de mon équipe a été exemplaire. La semaine s’est bien passée. Maintenant, c’est une finale, pour nous comme pour Auxerre, qui est l’une des meilleures équipes en termes de points pris sur les derniers matchs. On sait que ce sera comme d’habitude, un match difficile, mais on a notre destin entre nos mains ou nos pieds. On est chez nous, avec notre public qui sera très nombreux. C’est à nous de prendre ce match avec le même sérieux, la même application que lors de nos derniers matchs.

Ni plus, ni moins, je dis bien ni plus, ni moins. Le danger dans ce genre de matchs, c’est de vouloir faire plus (trop ?). Il faudra faire ce que l’on fait de bien depuis quelque temps.

Ni plus, ni moins ?

Ni plus, ni moins, malgré l’enjeu, malgré le fait que ce soit un dernier match, vous l’avez préparé comme les précédents ?

On a préparé ce match de la même manière que nos précédents matchs, avec le même sérieux, le même respect de l’adversaire, la même configuration de semaine. On est depuis trois semaines sur une configuration moins volumineuse en termes de charge de travail, tout en gardant de l’intensité. On va boucler notre saison (48 matchs, hors amicaux) avec beaucoup de fraîcheur physique et mentale, il en faudra. On n’a rien changé à notre préparation.

Ni plus, ni moins, est-ce que ça veut dire que la gestion émotionnelle de cette rencontre sera aussi importante que la tactique, la technique, ou la justesse ?

Ce sera primordial, primordial, on le sait. Tous ces matchs couperets, on parle de finale en sachant qu’il n’y a plus de rattrapage, simplement un perdant et un gagnant. L’aspect émotionnel sera difficile à quantifier, mais il est très important, peut-être même plus que les autres domaines. On a aussi besoin d’eux, parce qu’il faut être bien préparé tactiquement, physiquement et techniquement pour poser des problèmes à cet adversaire qui, je le répète, est une très bonne équipe.

Elle n’est pas à sa place. On le voit sur ses derniers matchs notamment. Il va falloir être au top dans tous les domaines, y compris dans la gestion de nos émotions, pour faire un beau match, un grand match. Il faudra un peu de stress, de la motivation, mais pas trop. C’est à nous, le staff, de bien réguler tout ça. On est là pour ça, et puis on a aussi des joueurs expérimentés qui ont déjà connu ce genre de situation. C’est un plus aussi.

Cas personnel particulier

Si on reste sur l’émotion. C’est votre dernier match avec Lille à Pierre-Mauroy, comment l’avez-vous personnellement préparé ?

Je l’ai préparé de la même manière que les autres. Pour moi, c’est le dernier match d’une saison. Il y aura une réunion lundi pour faire le bilan de nos deux saisons de collaboration. Le reste, on verra. Je prépare ce match, me concernant, de la même façon que les autres matchs. On sait qu’à domicile, on reste sur des matchs positifs dans le contenu, mais pas suffisamment bons dans les résultats. On a travaillé là-dessus.

Personnellement, je vais prendre beaucoup de plaisir parce que jouer un dernier match à domicile avec une qualification directe pour la Ligue des Champions pour enjeu, ça n’arrive pas tous les ans dans une carrière. C’est avec beaucoup de plaisir et de motivation que j’attends ce match, mais aussi beaucoup de sérénité et de calme parce que j’ai confiance en mon groupe et en mes joueurs. Ils me l’ont encore montré cette semaine.

Question de préférence

Le match aller avait donné lieu à un scénario assez irrationnel (3-4). Est-ce que vous imaginez vivre le même scénario ? Qu’est-ce qui est mieux ? Entre jouer une équipe qui doit encore se battre pour quelque chose ou non ?

On l’a vécu l’année dernière. On avait reçu Reims qui était aussi dans une position délicate, tandis que nous, on devait l’emporter pour se qualifier en Europa League. Ce sont souvent des matchs à rebondissements, parce que l’une ou l’autre des équipes doit forcément jouer son va-tout. Cela donne des matchs un peu plus ouverts ou un peu fous par rapport à ceux que l’on vit dans l’ensemble de la saison.

Mais est-ce que c’est mieux ? C’est difficile à dire. Je n’ai pas d’avis tranché parce que si l’on regarde les historiques des trois dernières saisons, on avait, l’année dernière, joué une équipe concernée par le maintien. Un an avant, c’était Nice qui n’avait plus rien à jouer et cela n’avait pas empêché le LOSC de se prendre les pieds dans le tapis. On ne sait pas ce qu’il va se passer avant un match. C’est pour ça que c’est important de mettre l’accent sur ce que l’on maîtrise, parce qu’on ne sait pas quel sera celui de l’adversaire : leur jeu, leur réaction… Nous, ce que l’on maîtrise, c’est notre jeu. C’est là-dessus que l’on se focalise le plus.

Et la concurrence ?

Vous allez être, pour l’une des premières fois, derrière le RC Lens ce dimanche. Sa victoire contre Lyon serait une bonne chose pour vous…

Je n’attends pas grand-chose des autres matchs. Lens a une finale de Coupe à jouer et est certain de terminer à la deuxième place… Faisons le job sans compter sur les autres, c’est mieux, je pense.

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