Publié le 4 novembre 2023 à 00:00

Ce jour, l’Association Nationale des Supporters défendait les droits des supporters du LOSC, interdits de déplacement à Marseille, lors d’une audience extraordinaire à Paris. Si l’arrêté a bel et bien été considéré comme illégal, le recours déposé a été rejeté.
Ce vendredi, l’Association Nationale des Supporters annonçait saisir le Conseil d’Etat pour tenter de défendre les supporters lillois, interdits de se déplacer pour assister à la rencontre opposant l’OM au LOSC, dans le cadre de la 11ème journée de Ligue 1 Uber Eats. Ainsi, hier après-midi, l’ANS, représentée par son avocat, a entamé les démarches juridiques pour contester cette interdiction définitivement officialisée dans la matinée par un arrêté ministériel. Si l’espoir était infime et qu’aucune réponse n’avait été donnée ce vendredi soir, ces bénévoles ont été convoqués pour une audience à Paris en début d’après-midi (14h30). Le résultat de cette dernière était attendu pour 18h30, dernier délai, et n’a pas été en faveur des Dogues.
En effet, malgré les efforts consentis, les supporters du LOSC présents à Marseille ne pourront pas assister au choc à venir. Si le Conseil d’Etat a jugé que les arrêtés déposés étaient manifestement illégaux, le recours tenté a été rejeté. Il était trop tard pour modifier le dispositif de sécurité actuellement mis en place aux abords de l’Orange Vélodrome, trop tard pour organiser dans l’urgence l’arrivée d’une centaine de supporters lillois au sein du parcage visiteurs : « Si l’arrêté ministériel […] avance dans sa motivation des éléments relatifs à l’historique des rencontres entre les deux équipes concernées, il ne résulte pas de l’instruction que de tels éléments soient suffisamment circonstanciés pour justifier les mesures contestées. […] En outre, l’interdiction de déplacement a été publiée le matin même de la rencontre, alors que la distance entre les deux villes concernées est de 1000km, et qu’il est constant qu’une très large partie des supporters concernés sont déjà présents sur place, ce qui remet en cause son effectivité, et, par suite sa justification. […] Toutefois, aux risques pour l’ordre public que pourrait présenter la modification du dispositif de sécurité […] il y a lieu, au regard de l’ensemble des intérêts publics en cause, de rejeter la requête », peut-on lire dans le retour réalisé par le Conseil d’Etat, diffusé par l’Association Nationale des Supporters accessible ci-dessous.
Le Conseil d'Etat explique que les arrêtés ministériel et préfectoral sont manifestement illégaux et que l'Etat ne justifie de rien.
Mais rejette notre recours au motif qu'il est trop tard pour modifier le dispositif de sécurité. pic.twitter.com/5Dx38zrgvc— Asso.Nat.Supporters (@A_N_Supporters) November 4, 2023






