Publié le 23 novembre 2019 à 00:00

Interviewé par LOSC.TV, Eden Hazard est revenu sur son passage au LOSC. Voici ses meilleurs extraits.
« Ce qui me fait le plus chaud au cœur, c’est quand je retourne là-bas (à Lille). Je n’y retourne pas beaucoup mais quand c’est le cas, les gens se rappellent de qui j’étais. On peut se rappeler des buts, des trophées. Les gens se rappellent plus de l’ensemble en général que d’un geste et ça, ça fait plaisir.
(Sur son plébiscite par les supporters dans le XI de légende du LOSC) Ils connaissent le foot, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? (rires) Franchement, ça fait plaisir. Il y a pas mal de très bons joueurs qui sont passés par le LOSC. J’ai eu la chance d’avoir été formé là, d’avoir eu ma chance avec l’équipe première, d’avoir pu gagner des trophées et je pense que les supporters y pensent directement. Ça prouve aussi que j’ai fait du bon boulot là-bas.
Le but que je retiendrais ? Celui à Marseille, une belle frappe. Après, je peux dire celui contre Liverpool aussi et celui à Saint-Étienne. Pour moi, c’est les 3 plus beaux. Contre Saint-Étienne, dans le style, il est plus beau que celui à Marseille mais contre Marseille, je sais pas ce qu’il m’a pris car je suis quelqu’un qui tire pas beaucoup mais c’était un match important et on était en course pour être champion.
Du premier jusqu’au dernier jour, toutes les personnes que j’ai pu côtoyer, que ce soit les entraîneurs, les gens que j’ai pu rencontrer dans la ville, ils m’ont tous aidé à me sentir à l’aise. Je me rappelle qu’en CFA, on avait une belle équipe. On était tous des potes, avec quelques pros qui redescendaient quelques fois, mais nous on était encore jeunes, on voulait juste jouer. À l’époque c’était Pascal Plancque l’entraîneur. On était dans le vestiaire, on rigolait à chaque fois, même quand on perdait. On est proches d’être avec l’équipe pro donc on se dit que ça va être sérieux mais c’est pas sérieux du tout, les gens rigolent et c’est ce qui m’a surpris.
Les premiers matchs, j’étais sur le banc et même moi je me disais : “C’est pas possible ! Vu ce que je montre à l’entraînement, quand je rentre, je dois jouer.” Mais ils ont bien pris le temps vu que j’avais que 16 ans. Quand ça allait pas, il (Rudi Garcia) me convoquait dans son bureau. C’était pas : “Tout est beau, vas-y Eden, fais ce que tu veux.” On avait aussi un groupe de qualité, tous les joueurs étaient faits pour gagner. On était des bons joueurs mais aussi des bons potes, que ce soit avec le capitaine, Rio (Mavuba), Yohan, Mickael Landreau, Balmont,… On sortait ensemble, on allait boire un verre ensemble. C’était un mix de jeunes, moins jeunes, plus vieux mais je me rappelle pas un joueur qui était un peu à part.
Quand il fallait bosser, on bossait. Quand on pouvait s’amuser, on s’amusait. Sur le terrain, on avait aussi la chance d’avoir les résultats qui suivaient. Tout autour du club était bien, tout dans le club était bien. Le match que je retiens ? L’un de mes premiers en tant que titulaire, contre Lyon en Coupe. Ce jour-là, tout le monde parlait de moi. Je savais que j’avais des qualités, qu’on pouvait faire quelque chose de bien et on l’a démontré sur le terrain.
Les résultats au LOSC sont toujours bons, notamment la saison dernière avec cette deuxième place. C’est difficile de gagner un titre car il y a le PSG maintenant. Cette année, les lillois continuent sur leur lancée avec un coach qui apporte énormément. Il y a de bons joueurs aussi. Sur le côté gauche, je trouve que Jonathan Bamba a un jeu qui me ressemble. J’ai joué avec Loïc (Rémy) deux ans à Chelsea et c’est quelqu’un que je connais bien. Il y a cet attaquant là, Osimhen. Dites-lui de se calmer un petit peu sinon il va me dépasser (il rit). Plus sérieusement, s’il me remplace, c’est qu’il le mérite. Il vient de Belgique, il explose à Lille. Ça me rappelle quelqu’un… J’espère toujours voir Lille en haut du tableau.
Quand tu gagnes, les supporters sont toujours contents. Quand tu perds, c’est différent. Les 5 saisons que j’ai passé en professionnel, on a vécu des bons moments, avec l’apothéose quand tu gagnes quelque chose, mais aussi des moins bons, où on nous encourageait toujours. Je ne sais pas de quoi est fait l’avenir mais on se reverra. »






