Publié le 22 mars 2026 à 19:23

Thomas Meunier déboule dans son couloir pendant LOSC - Dinamo Zagreb en Ligue Europa.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Malgré l’amertume d’une élimination en Ligue Europa, le LOSC l’a fait à Marseille (1-2). Ses hommes, globalement plus en maîtrise, ont réussi à inverser la vapeur en seconde période et à renverser la rencontre. Il faudra compter sur les Dogues dans la lutte pour la Ligue des Champions.

Bruno Genesio et Habib Beye ont eu beau clamer l’inverse ces deux derniers jours, vendredi pour le dernier nommé, samedi pour le premier, cette opposition entre le LOSC et l’Olympique de Marseille (dimanche, 17h15) avait tout d’un sacré rendez-vous, un rendez-vous à l’importance certaine dans la course aux places qualificatives pour la prochaine édition de la Ligue des Champions.

Elle l’était d’autant plus que quelques minutes avant son coup d’envoi, l’Olympique Lyonnais s’était pris les pieds dans le tapis face à l’AS Monaco. Une opportunité en or était à saisir, d’un côté comme de l’autre, sur la pelouse de l’Orange Vélodrome.

Pousser l’adversaire à la faute

Devant un public à 100 % marseillais, les supporters lillois étant interdits de déplacement, l’Olympique de Marseille tentait de mettre le feu d’entrée de jeu avec une première tentative signée Mason Greenwood (3′) sur coup franc. Le LOSC n’avait cependant été sous pression que quelques petites minutes, calmant rapidement les velléités olympiennes. La recette ? Deux opportunités simultanées avec Ngal’ayel Mukau, parfaitement servi dans la surface par Félix Correia (6′), et Thomas Meunier, dont la reprise s’échappait néanmoins du cadre (7′).

Le bloc marseillais refroidi, ce sont les Dogues qui prenaient clairement la maîtrise du jeu. Ils dictaient le rythme, tentant de pousser l’OM à la faute en l’attirant dans son propre camp. Les ressorties lilloises étaient ainsi souvent très efficaces, mais elles n’étaient pas bonifiées par une prise de vitesse aux abords des trente derniers mètres. Seuls Hakon Haraldsson (21′) et Matias Fernandez-Pardo (25′) étaient encore trouvés en position de tir, mais l’Islandais manquait le cadre à bout portant tandis que l’Espagnol bottait une frappe bien trop molle pour inquiéter Geronimo Rulli.

La faute, celle tant recherchée par les Lillois, c’étaient finalement ses membres qui la commettaient. Nabil Bentaleb se perdait quelques secondes dans son placement, laissant le champ libre à Quinten Timber qui servait Igor Paixao dans la profondeur. Ce dernier levait la tête et trouvait parfaitement Ethan Nwaneri, laissé seul par Ayyoub Bouaddi et Félix Correia. Le Britannique trompait Berke Özer à bout portant (43′, 1-0).

Le LOSC, déstabilisé par l’ouverture du score, perdait alors toute sa maîtrise et se retrouvait à concéder plusieurs situations dangereuses, dont une que le portier turc coupait à ses dépens. Pierre-Emerick Aubameyang le percutait de plein fouet au point de l’envoyer sur le banc (commotion, pommette gonflée).

Meunier, tu dors

Le second acte débutait comme le premier, à savoir par une première offensive marseillaise. C’était pourtant bel et bien le LOSC qui faisait mouche et arrachait immédiatement l’égalisation. Après avoir mystifié Pierre-Emerick Aubameyang sur le côté gauche de la défense olympienne, Thomas Meunier se retrouvait à la réception de son propre centre, mal géré par Leonardo Balerdi. Plus prompt que tout le monde, il bottait le cuir dans le but vide (49′) et remettait les compteurs à zéro (1-1).

Apathique, la défense marseillaise ne pouvait que s’en mordre les doigts. Elle aurait même carrément pu se rogner les moignons sans un hors-jeu de quelques millimètres de Matias Fernandez-Pardo (54′), lui qui aurait ainsi fait trembler les filets pour la troisième fois en trois matchs de Ligue 1. La suite de la rencontre était bien plus terne, avec un combat concentré au milieu de terrain. Cette physionomie aurait pu profiter aux Marseillais, qui ne s’étaient cependant contentés que de situations chaudes, parfois très chaudes même, mais sans mettre Arnaud Bodart en danger.

L’éclair Giroud

Les Dogues paraissaient cuits. Ils parvenaient pourtant à prendre le dessus grâce à l’impact des entrants (78′), notamment d’Olivier Giroud qui remportait la grande majorité de ses duels et apportait du mordant en attaque. Hakon Haraldsson n’était ainsi pas loin de trouver la mire, mais Geronimo Rulli faisait de son corps un rempart pour remporter son face-à-face (83′). L’éclair ne pouvait finalement venir que d’Olivier Giroud.

Le vétéran lillois, joueur le plus âgé dans l’histoire du LOSC, réclamait le cuir en pleine surface. Il était parfaitement servi au second poteau par Thomas Meunier et plaçait une tête imparable dans le petit filet (86′). Le LOSC renversait tout en seconde période (1-2) et s’adjugeait trois points précieux dans la course à la Ligue des Champions. Les Dogues, toujours cinquièmes, reviennent à hauteur de l’OL (4e) et à deux petits points de son adversaire du soir.

OM – LOSC : 1-2 (1-0)

27e journée de Ligue 1 – Dimanche 22 mars à 17h15

Avertissement(s) : Ngoy (2′), Verdonk (14′), Haraldsson (14′) pour le LOSC, Greenwood (14′) pour l’OM
But(s) : Nwaneri (43′) pour l’OM, Meunier (49′), Giroud (86′) pour le LOSC

OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Timber (Nadir 90′), Hojbjerg (cap.), Kondogbia (Gouiri 64′) – Greenwood (Nwaneri 18′, Traoré 75′), Aubameyang, Paixao

LOSC : Özer (Bodart 45+7′) – Meunier, Ngoy, Mandi (cap.), Verdonk (Perraud 78′) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba 90′), Correia (Giroud 78′) – Fernandez-Pardo

Le Petit Jury : Notez les Dogues

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