Publié le 7 mars 2026 à 19:01

Crédit Photo : FC Lorient Médias
L’entraîneur lorientais Olivier Pantaloni était présent en conférence de presse ce samedi. Il a ainsi introduit l’opposition à venir entre le LOSC et le FC Lorient, un club qui déborde d’ambitions malgré les mauvais souvenirs du match aller, largement perdu (1-7) à domicile.
Quelques jours à peine après la désillusion vécue en quart de finale de la Coupe de France, stade de la compétition auquel ses hommes ont été éliminés (0-0, 5-6 t.a.b) par l’OGC Nice, le FC Lorient doit se remobiliser avec, dès ce dimanche (17h15), un déplacement à Lille. Olivier Pantaloni, entraîneur du FC Lorient, a justement introduit ce duel à venir face au LOSC en conférence de presse. Il est notamment revenu sur le match aller, une gifle (1-7) dont tout le monde se souvient chez les Merlus.
L’envie du rebond
Comment se sont passés les derniers jours suite à l’élimination en Coupe de France ?
On est passé par des émotions assez différentes en très peu de temps. Le lendemain, ça a été très compliqué pour tout le monde, que ça soit pour le staff ou pour les joueurs. On pensait que l’on tenait cette qualification et puis, elle nous échappe malheureusement. Mais après, on est des compétiteurs. Il faut très vite switcher, passer au match d’après, et retravailler.
Sur l’entraînement d’hier, on a senti des joueurs volontaires, donc j’espère que l’on aura mis de côté la parenthèse Coupe de France et que l’on sera au mieux face à notre prochain adversaire : Lille.
Modifier ses objectifs
Comment garder la motivation jusqu’à la fin de la saison ?
Aujourd’hui, ça va être de l’ambition et de la fierté, tout simplement. Si on est arrivé, aujourd’hui, à ce stade au niveau du classement, c’est parce qu’il y a eu du sérieux, de la rigueur, de la discipline, de la volonté. Tout ça, il faut le tenir en compte, l’avoir à l’esprit et tâcher de le garder pour avoir cette ambition de terminer lors de la première partie de tableau, soit de la première à la neuvième place. L’objectif est là désormais.
Nous, on va s’attacher, au niveau du staff, à garder les joueurs sous pression, à conserver l’exigence qui nous a permis d’être performant dans ce championnat. Je pense que l’on a vécu une saison avec des débuts difficiles. Mais l’enchaînement des résultats positifs à créer quelque chose dans le groupe et ça, il faut le garder jusqu’à la fin. Cette saison doit rester une très belle saison. Elle aurait pu être magnifique avec une demi-finale, mais cela reste une très belle saison et il ne faut pas gâcher ça.
Et viser les places européennes ?
C’est quelque chose qui me paraît difficile. Après, se fixer des objectifs qui sont très difficiles à atteindre, ce n’est pas forcément très productif. Parce que si l’on se sent décroché dans un ou deux matchs, trop loin de ses places, qu’est-ce que l’on fait derrière ? Je préfère que l’on soit au-dessus de la première place et on verra. Déjà être 7, 8 ou 9, ce serait fabuleux. Le reste, on sait que ce serait très dur à atteindre.
Les souvenirs du match aller
Le match aller (1-7) avait été particulier ?
Oui, forcément. Quand tu en prends 7 à domicile… Et puis le scénario… On sort une première mi-temps somme toute correcte. Le début, même si on est mené, on parvient à revenir au score. On aurait même pu revenir à 2-2, mais après, on s’effondre de manière incompréhensible. C’était une grosse claque en début de saison, d’autant plus que l’on tâtonnait encore, que l’on ne savait pas à quoi allait ressembler notre saison. Cela pouvait donc paraître inquiétant.
Il y a ensuite eu le match à Marseille, où l’on prend encore quatre. Là, la majorité des gens pensait que l’on ne soit plus en Ligue 1 la saison prochaine. Mais malgré tout, je pense que ces matchs-là nous ont forgé un caractère. On s’est soudé, on ne s’est pas désuni. Et tout le monde à travailler, parce qu’il le fallait. On commettait trop d’erreurs, peut-être à cause du système que l’on a changé entre nos deux saisons. On a essayé d’être beaucoup plus performant en étant plus juste par rapport à ce que l’on voulait mettre en place.
Petit à petit, on a constaté une évolution. Tout s’est fait progressivement, de façon positive. Les joueurs n’ont jamais renoncé. C’est ce qui est important et c’est ce qui nous a permis, derrière ça, de pouvoir obtenir de bons résultats. Mais c’est un match, oui, dont on se souviendra longtemps.






