Publié le 3 juillet 2026 à 16:31

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Auteurs de nombreux rebondissements, les seizièmes de finale de cette Coupe du Monde 2026 ont rendu leurs verdicts pour les internationaux lillois. Avec des éliminations et des qualifications, des temps de jeu remplis et des joueurs inutilisés, voici le bilan des Dogues durant ce premier tour des phases finales.
Au départ de ceux-ci, huit Lillois pouvaient encore prétendre à la victoire finale. Entre la remontada belge, la séance de tirs au but du Maroc et les sorties du Congo et de l’Algérie de la compétition, les suiveurs des internationaux lillois ont dû avoir le cœur bien accroché. Seule la moitié des participants lillois initiaux prendront part aux huitièmes de finale, mais avant cela revenons sur leurs performances.
Le Maroc s’offre le scalp hollandais
Sortis deuxièmes de leurs groupes, les Marocains devaient se frotter au géant hollandais à l’occasion de leur seizième de finale. Dans une rencontre où Marocains et Hollandais se rendaient coup pour coup, ce sont les Lions de l’Atlas qui en sont sortis vainqueurs. À égalité au marquoir après le temps réglementaire ainsi qu’à la fin des prolongations (1-1), les deux nations durent se plier à l’imprévisible épreuve des tirs au but. Avec son lot de ratés et d’arrêts, les tirs au but donnèrent les hommes de Mohamed Ouahbi vainqueurs (TAB 2-3).
Ayyoub Bouaddi, titulaire à deux reprises durant la phase de groupes (Brésil 90′ et Écosse 90′), mais mis au repos lors du dernier match (Haïti), a retrouvé sa place dans le onze de départ du coach belgo-marocain lors de cette première joute éliminatoire. Il ne disputa cependant pas l’intégralité de la rencontre et céda sa place à Samir El-Mourabet à dix minutes du terme (79′). Son compteur, à la veille des huitièmes de finale, s’élève donc à 259 minutes jouées. Le milieu lillois aura l’occasion de l’accroître face au Canada, pays de son ancien partenaire de jeu, Jonathan David, le samedi 4 juillet à 19h.
Des Diables miraculés
Miraculés, sauvés, rescapés. Ces adjectifs ne peuvent pas mieux désigner Matias Fernandez-Pardo, Thomas Meunier et Nathan Ngoy. Menés par le Sénégal jusqu’à la 85e minute, les Belges ont su inverser la tendance et ont arraché la prolongation en cinq minutes, pour ensuite conclure en beauté durant celles-ci en s’imposant grâce à un penalty de Youri Tielemans.
Thomas Meunier, comptabilisant 148 minutes jouées (90′ face à l’Égypte et 58′ face à l’Iran) depuis le début de la Coupe du Monde, n’a pas débuté face aux Lions de la Teranga comme lors du dernier match face à la Nouvelle-Zélande au cours duquel il n’avait pas pris part. Cette fois-ci, le latéral droit a eu le droit de fouler le pré. Entré à 77ème minute, l’ancien Parisien a donc joué une petite mi-temps (43′), sans compter le temps additionnel. Il est, comme face à l’Égypte, auteur d’une passe décisive sur le premier but de Romelu Lukaku.
De nouveau utilisable, sa suspension étant terminée, Nathan Ngoy n’est néanmoins pas monté au jeu. Son compteur reste donc bloqué (157′), lui qui avait joué la globalité de la première rencontre face aux compatriotes de Mohamed Salah ainsi qu’un peu plus d’une heure de jeu face aux Iraniens avant d’être exclu. Malgré sa non-participation, l’ancien Rouche n’a pas contenu sa joie au moment du coup de sifflet final avec ses partenaires.
Matias Fernandez-Pardo était celui que les supporters belges attendaient lors de ce match. L’attaquant lillois n’a pas pu les satisfaire. Alors qu’il semblait avoir pris du gallon dans le groupe belge lors du troisième match avec un peu plus d’une demi-heure de jeu (35′), après n’avoir obtenu que 5 minutes et 6 minutes lors des deux premiers matchs, il n’a pu faire qu’office de spectateur depuis le banc de touche lors de ce premier match couperet. Il peut espérer prendre part au prochain qui se fera face à l’un des trois hôtes de ce mondial, les USA. Le rendez-vous est tardif, le match se déroulera dans la nuit de lundi à mardi à 2h.
Le Prince Harry anéantit les espoirs congolais
Après être rentrés dans l’histoire de la RDC en la qualifiant pour la phase éliminatoire, en sortant du groupe K, les hommes de Sébastien Desabre ont cru, l’espace d’une heure, éliminer les Anglais de la Coupe du Monde. Malgré l’ouverture du score en leur faveur, l’insatiable Harry Kane a réduit leurs joies à néant en inscrivant un doublé dans les quinze dernières minutes du match. La RDC sort de ce mondial, la tête haute.
Chancel Mbemba, titulaire et capitaine comme à son habitude dans la charnière centrale, a été un des artisans de cette réussite congolaise durant cette édition 2026. Ayant engrangé le maximum de minutes possibles durant la phase de groupes (270 minutes), le défenseur lillois a une nouvelle fois joué l’entièreté de la rencontre et a même été le passeur décisif sur le but de Cipenga (7′). L’ancien Marseillais quitte l’Amérique avec des exploits plein la tête et des minutes plein les jambes (360′).
Ngal’ayel Mukau, rentré pleinement dans la rotation de Sébastien Desabre, a emmagasiné des minutes supplémentaires. Avec une besace remplie par 120 minutes accumulées durant les matchs de poules, le milieu lillois en a joué 76 face aux Anglais avant de sortir du terrain au profit d’Edo Kayembe. Pour sa première Coupe du Monde, Ngal’ayel Mukau a donc disputé pas moins de 196 minutes avec sa sélection.
La Nati plus forte que les Fennecs
Troisième de son groupe composé de l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, l’Algérie devait maintenant disposer de la Suisse pour atteindre les huitièmes de finale. Bien moins inquiétants que leurs opposants, les Fennecs ont été chercher par deux fois le ballon au fond de leur filet quand eux n’arrivaient pas à inscrire un seul pion. Un score logique qui empêche les compatriotes de Mandi et Bentaleb de participer aux huitièmes de finale qu’ils avaient atteints lors de leur dernière participation en 2014.
Aïssa Mandi, titulaire incontesté dans le onze des Fennecs (270 minutes en phase de groupes), a pris part à cette rencontre face aux Helvètes. Il a notamment été pris de vitesse sur le premier but par le passeur, Johan Manzambi, qui seul dans la surface pouvait servir Breel Embolo. Le plus capé de la sélection algérienne (123) a ajouté 90 minutes de plus à son compteur (360′). Celui-ci n’évoluera plus et restera immobilisé à ce stade.
Nabil Bentaleb n’a pas su inverser la tendance comme il a pu le faire cette saison, soit avec le LOSC, soit avec sa sélection, contre la Jordanie notamment. Aligné par Vladimir Pektovic, le métronome lillois est sorti à vingt minutes de la fin (71′) et fait donc monter son temps de jeu sur la Coupe du monde à 288 minutes.
L’agenda lillois
L’agenda des internationaux est maintenant moins soutenu avec la sortie de l’Algérie de Bentaleb et Mandi ainsi que celle de la République démocratique du Congo de Mbemba et Mukau durant ces seizièmes de finale. Les huitièmes de finale débutent ce samedi 4 juillet à 19h avec l’affrontement opposant le Canada et le Maroc de Bouaddi. Il faudra cependant être plus déterminé pour regarder les Diables Rouges qui joueront, eux, face aux USA, le mardi 7 juillet à 2h.
- Canada – Maroc : samedi 4 juillet (19h) au NRG Stadium (beIN Sports et M6)
- États-Unis – Belgique : mardi 7 juillet (2h) au Lumen Field (beIN Sports)






