Publié le 22 février 2023 à 08:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Dans une interview accordée à AS, Paulo Fonseca revient sur sa vision d’entraîneur et sur la qualité des jeunes joueurs du LOSC.
Après quelques mois passés au LOSC, Paulo Fonseca a su y inculquer sa vision de jeu et créer un effectif qui lui correspond, composé notamment de beaucoup de jeunes joueurs. Dans une interview pour AS, un média espagnol, l’entraineur des Dogues revient notamment sur la capacité des jeunes comme Leny Yoro ou encore Carlos Baleba à s’être adapté à la Ligue 1 très rapidement : « Je pense que la jeunesse dans un club est très importante, même si pour moi les joueurs n’ont pas un âge mais un rendement. Pour moi, peu importe qu’ils aient 16 ans, comme Yoro quand il a commencé, ou José Fonte, qui a 39 ans (…) Ici, l’idéal, c’est qu’on ait 15, 16 joueurs et puis de bons jeunes joueurs qui viennent de l’académie, pour qu’on puisse, avec équilibre, les travailler. Cette année, notre effectif est tellement court et à cause des problèmes que nous avons également eus, nous avons presque dû mettre ces jeunes pour qu’ils soient performants. Mais ils jouent parce qu’il est clair qu’ils ont du talent. Yoro n’est pas normal. A 16 ans, il est déjà un joueur mature. Ce n’est pas normal. Carlos Baleba aussi. Lucas Chevalier n’a pas eu un an en Ligue 1. L’arrière droit Bafodé Diakité lui-même n’a pas eu un an en première division. C’était presque une nécessité. Mais évidemment parce qu’ils ont de la valeur. Maintenant, j’aime travailler avec les jeunes. Ils sont ouverts à écouter et ils sont ouverts à apprendre. Ils ont de grandes ambitions et nous avons eu de la chance ici car les jeunes que nous avons avec nous sont des joueurs qui veulent évoluer, qui veulent se montrer. Évidemment, c’est bien pour nous. »
Par la suite, Paulo Fonseca a donné sa vision des entraîneurs dans le football moderne et sur leurs capacités à entraîner des grandes équipes européennes, ce qui ne semble pas forcément l’intéresser : « Je ne sais pas si je me vois entraîner un grand club. Honnêtement, je ne sais pas. J’avoue que dans le passé, j’y ai beaucoup pensé. Aujourd’hui, je n’y pense plus autant. Pour moi, il y a une chose importante : voir sur le terrain ce en quoi je crois. Je pense que, de plus en plus, dans les grandes équipes, où les joueurs sont plus grands que les entraîneurs, il est difficile de le faire. Et être heureux, c’est important. Les entraîneurs n’ont pas beaucoup de bonheur. Et pour moi, c’est la chose la plus importante. Avoir du plaisir. Aller dans une grande équipe où il est difficile de mettre mes idées en pratique, je n’ai pas cette obsession. Il y a des entraîneurs qui vont dans de grandes équipes et qui réussissent. Comme Guardiola. Mais il est unique. Mourinho aussi. Mais c’est un jeu totalement différent. Klopp, Tuchel. Tuchel, par exemple, n’a pas réussi au PSG et il va à Chelsea et devient champion d’Europe. Pour franchir ce pas vers une grande équipe, il faut bien y réfléchir. Nous devons comprendre si nous avons les conditions pour jouer notre jeu. Dès que nous sommes sûrs que ce sera difficile, je pense qu’il est préférable de ne pas y aller. »






