Publié le 8 novembre 2026 à 12:12

Crédit Photo : Séville FC Médias
Bruno Genesio, ancien entraîneur du LOSC, se remémore des souvenirs lillois à Marseille. Le Brésilien Igor Paixão lui rappelle Félix Correia, son ancien protégé chez les Dogues.
En difficulté au début de son mandat à Marseille, enchaînant cinq défaites consécutives de fin août à fin septembre, Bruno Genesio se retrouve désormais dans une spirale bien plus positive. L’automne lui a souri et, après avoir modelé de nouvelles fondations, il enchaîne les succès en Ligue 1 : 4 victoires consécutives contre Troyes (0-2), Angers (2-5), Le Havre (4-3) et Toulouse (2-0).
Pour autant, malgré ces résultats, certaines individualités marseillaises n’échappent pas aux critiques. C’est le cas du Brésilien Igor Paixão, recruté 30 millions d’euros à l’été 2025. Ce dernier a inscrit 2 buts et délivré 2 passes décisives en 12 apparitions, un bilan jugé insuffisant par certains observateurs. Bruno Genesio, lui, apprécie.
« On juge trop les performances d’Igor sur les stats, buts et passes décisives. Ce que je vois, c’est l’investissement qu’il a pour l’équipe. À Leverkusen, il est venu prêter main-forte à Ulisses (Garcia) à de multiples reprises, il a fait des replis défensifs pratiquement comme un cinquième défenseur, ce que je lui avais demandé avant le match. Il a marqué dernièrement (à Angers et face au Havre). Je ne trouve pas qu’il surjoue », a-t-il déclaré en conférence de presse ce samedi.
Un air de Félix Correia
Ces déclarations, ce n’est pas la première fois que Bruno Genesio les tient. Un an plus tôt, lorsqu’il était encore l’entraîneur du LOSC, il possédait un joueur aussi dévoué au sein de son effectif : Félix Correia (25 ans). Ce dernier était l’un de ses hommes de confiance, comme l’attestent ses statistiques lors de la saison 2025-2026 : 48 apparitions (2949 minutes), 5 buts et 6 passes décisives.
« C’est, je pense, une bonne comparaison », acquiesçait Bruno Genesio, lui qui se remémorait ainsi des souvenirs lillois. « Félix (Correia) était souvent critiqué (à Lille), mais il a joué presque 90 % des matchs en tant que titulaire. Lorsque vous êtes entraîneur, si vous faites débuter un joueur 9 fois sur 10, c’est qu’il est utile pour l’équipe parce que l’on pense toujours à l’équipe », appuyait l’entraîneur marseillais.
Il expliquait que Félix Correia avait « une attitude tournée vers le collectif, quitte parfois à mettre son égo de côté » lorsqu’il évoluait chez les Dogues. Ce joueur était « précieux » pour son LOSC. « Pour l’équipe, c’est précieux. C’est précieux d’avoir un excentré qui vient aider son latéral, c’est précieux de faire toutes ces courses, c’est précieux de se comporter parfois comme un milieu pour compenser. Ce n’est pas forcément des choses que l’on voit dans un match, en plein direct, mais ce sont des choses très importantes pour un coach », terminait Bruno Genesio, donnant du crédit à un joueur qui n’évolue pas avec le LOSC cette saison.
Indiscutable à Séville
Critiqué à Lille, où son départ était célébré par une frange du public lillois, Félix Correia a rapidement retrouvé le statut qui avait été le sien dans le Nord. Il vient d’enchaîner 8 titularisations consécutives à Séville, profitant de la confiance accordée pour délivrer 2 passes décisives et marquer 2 buts. De Bruno Genesio à Luis Garcia, du LOSC au Séville FC, Félix Correia a convaincu. Voilà qui n’est sans doute pas anodin.
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