Publié le 7 novembre 2026 à 16:49

Davide Ancelotti, entraîneur du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

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Davide Ancelotti, dont l’équipe reste invaincue cette semaine, était de passage en conférence de presse ce samedi, veille d’un duel entre le LOSC et le Stade Rennais (dimanche, 15h) dans le cadre de la dixième journée de Ligue 1.

Cap sur Rennes

On a l’impression que votre équipe monte en puissance. Est-ce que vous le constatez aussi ?

Oui et je pense que c’est cohérent avec le début d’un nouveau projet sportif. Le travail que l’on a fait est cohérent depuis le début de la saison. On a dû trouver des solutions aux différents problèmes qu’on a eus, avec les blessures qu’on a eues, et je suis d’accord pour dire que l’équipe est en train de progresser.

Mais il faut toujours garder l’équilibre, l’ambition et l’humilité de pouvoir et de vouloir s’améliorer à chaque fois. Il faut garder cette compétitivité dans un championnat qui est très, très équilibré. Chaque semaine, les matchs sont très compliqués. Mais, en général je pense que l’équipe a plus de certitude aujourd’hui, bien sûr, qu’au début de la saison.

Rennes, au Roazhon Park, réussit plutôt bien au LOSC ces dernières années. Cet historique, est-ce qu’il a de l’importance à vos yeux ?

Chaque match a une histoire différente. Chaque année a une histoire différente et aujourd’hui c’est une autre histoire. On va là-bas avec beaucoup d’humilité contre une équipe qui a des ambitions et des moyens qui sont très grands.

Nous, on va là-bas pour être compétitif, pour être difficile à jouer et, comme toujours, avec beaucoup de respect. Je ne crois pas qu’il faille trop regarder le passé, il faut juste se concentrer sur le prochain match parce que c’est une nouvelle histoire.

Vous n’avez jamais marqué plus de deux buts dans un même match depuis le début de la saison. Donnez-vous de l’importance à cette statistique ?

C’est vrai que l’on doit avoir une solidité défensive, qui est très, très importante, et à partir de là, construire, être plus dangereux et marquer plus de buts. On n’a jamais marqué plus de deux buts, ce qui est vrai. On doit avoir plus d’efficacité.

On joue aujourd’hui sans attaquant, ce qui a amélioré le jeu de l’équipe. Peut-être que si on joue dès le début avec un attaquant, que ce soit Olivier (Giroud), Ayase (Ueda) ou Hamza Igamane lorsqu’il reviendra, on va avoir plus de buts. C’est toujours un équilibre à trouver. Il est important de garder cette solidité défensive et après, je suis sûr que les buts vont arriver.

Concurrence en défense

Mardi à Bodo, vous avez aligné une charnière inédite avec Isaac Cossier et Tanguy Nianzou.

Aujourd’hui, j’ai quatre défenseurs centraux de très haut niveau. Cela me permet de faire reposer les joueurs, comme ça a été le cas avec Alexsandro. Depuis le début de la saison, je cherche à gérer le temps de jeu. On peut aussi considérer Maxima Goffi. On est très bien couvert à ce poste.

Si on veut aller avoir la ligne un peu plus haute, si on veut défendre la surface, si on veut passer à trois… Avoir cet effectif derrière me permet d’avoir beaucoup de solutions.

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Du football italien

La semaine a été marquée par la retentissante victoire de Côme sur Lens (1-9). Trouvez-vous que cette équipe casse un peu les codes d’un football italien qui n’est pas considéré comme étant très progressiste ?

Tu dois considérer que dans chaque championnat, il y a beaucoup de clubs avec des projets sportifs différents, avec des identités de jeux différentes. En Italie, on a des équipes qui jouent en un contre un, comme (Gian Piero) Gasperini (AS Roma), on a des équipes qui jouent comme (Cesc) Fabregas (Come), un football plus positionnel. C’est le cas aussi en France. On a des équipes qui jouent très bien comme Toulouse, des équipes qui ont une identité différente comme Brest, et ce sont tous des projets qui fonctionnent.

Dans le football italien, il y a beaucoup de réalités. Côme, c’est une réalité cohérente. Ils ont donné beaucoup de continuité, beaucoup de confiance à un entraîneur de très haut niveau. Mais il a eu la possibilité, la capacité de créer cette identité.

Après, le résultat, oui, j’ai regardé le match et je pense que ce sont des accidents qui peuvent arriver. On passe par-là dans une carrière. C’est le football. C’est vrai que c’est très dur, mais il faut passer par là aussi.

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