Publié le 23 octobre 2026 à 12:09

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Paul Jonckans
Après la défaite (2-4) concédée par le LOSC contre Galatasaray, certaines individualités lilloises doivent faire face aux critiques. Benjamin André, de par son statut, est notamment visé. Les observateurs ne le reconnaissent pas.
« On n’a pas le niveau, on a la tête dans le seau », étaient des mots employés par Benjamin André (36 ans) ce mercredi. Le capitaine lillois partageait son impuissance après que le LOSC ait enregistré un troisième revers de suite en Ligue des champions cette saison : 3 matchs, 3 défaites, 10 buts encaissés.
Empêtré dans de réelles difficultés sur la scène européenne, le LOSC s’est incliné face à Galatasaray (2-4) dans une partie à l’issue de laquelle le milieu de terrain a été pointé du doigt par certains observateurs. Ces derniers ne le reconnaissent pas. « Il est très neutre. Benjamin André était un peu l’Uruguayen du LOSC, avec cette grinta, le fait de mettre la tête où il y avait un pied. J’ai l’impression que tout ça, il l’a perdu », regrettait Nabil Djellit sur le plateau de L’Équipe du Soir.
Difficulté en 3 axes
Présents aux côtés de Nabil Djellit, Vikash Dhorasoo, Étienne Moatti et Dave Appadoo enchaînent. Ils ciblent chacun tour à tour une spécificité du jeu de Benjamin André.
Le dernier chroniqueur nommé appuyait sur le leadership du capitaine lillois. Censé faire partie des murs à Lille, son statut s’effriterait à ses yeux. « Son côté leader… Depuis le début de la saison, je le sens en décalage avec peut-être ce que lui demande le coach, peut-être avec ses moyens du moment, mais j’ai l’impression qu’il n’arrive plus à emmener les autres, commentait Dave Appadoo. Il n’arrive plus à être le taulier. »
L’ex-international français Vikash Dhorasoo, qui nuançait en soulignant la spontanéité de Benjamin André pour féliciter Soriba Diaoune, perçoit d’autres difficultés. Celles-ci sont d’ordre tactique. « Pour moi, il n’est pas à son poste, affirmait celui qui vient d’obtenir ses diplômes d’entraîneur. Dans le milieu à trois, il est perdu, ne sait pas où se placer. Il a des repères pour jouer à deux, où il est devant la défense avec Nabil Bentaleb peut-être plus mobile. »
Un problème physique ?
Le mot de la fin était pour Étienne Moatti. Ni mental, ni tactique, c’est la capacité du Lillois à multiplier les efforts qui l’interloque. « Son niveau physique m’interroge, parce que Benjamin André est un joueur qui dispose, à la base, d’un énorme volume de jeu, lançait le journaliste. Il va récupérer des ballons partout sur le terrain, il est extrêmement agressif… »
Tout ça, il ne le voit plus. « Mais ce Benjamin André-là, on ne l’a pas depuis le début de la saison. J’ai l’impression qu’il n’arrive pas à démarrer sa saison, que quelque chose de physique ne fonctionne pas », terminait Étienne Moatti. Malgré son statut, Benjamin André n’est pas épargné.
Ne ratez plus rien de l'actu des Dogues : Chaque soir à 18h, on vous résume la journée en 4 liens sur WhatsApp. Cliquez ici pour rejoindre notre chaîne.






