Publié le 11 octobre 2026 à 09:46

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Ce samedi fut l’occasion pour les Dogues d’engranger un quatrième succès cette saison face au HAC (1-0). Voici les cinq points à retenir de cette joute pour la suite de la saison.
Le classement : En embuscade du trône
Après avoir marqué un coup d’arrêt à Nice (2-1), les Dogues ont repris du poil de la bête et se sont imposés sur le plus petit des scores. Avec cette belle opération au plan comptable, le LOSC est monté de deux étages au classement. Quatrième avant la sixième journée, il a bénéficié de la défaite de l’OL face à Lens (2-1) et de celle du Paris FC à Lorient (1-0).
Le club nordiste est donc assuré de rester deuxième sauf si le Stade Rennais cartonne l’AJ Auxerre, ce dimanche, et l’emporte par six buts d’écart. Même dans ce pire scénario, il aura effectué la meilleure opération sur cette sixième journée vu que l’AS Monaco a partagé les points avec le TFC (2-2). À un point du leader, le LOSC se positionne parfaitement pour une potentielle future échappée.
💥 Monaco tenu en échec, défaite de l'OL, défaite du Paris FC et voilà le PSG de retour à 3 points du leader.
C'est toujours la même chose chaque saison.
Inconstance des principaux rivaux devant.#Ligue1 pic.twitter.com/5HediSw47q
— MeteoFoot Maps (@MeteoFootMaps) October 10, 2026
La confiance : Un remake de 2024 ?
Pour ceux qui possèdent une bonne mémoire, le LOSC affrontait déjà le HAC en préambule de la seconde journée de Ligue des Champions lors de l’exercice 2024-2025. Comme il y a deux ans, il s’est imposé face aux Havrais. À l’époque, le large succès dont Jonathan David fut le seul contributeur (0-3) mit en confiance le groupe lillois qui se laissa rêver face au Real Madrid (1-0). Même si la prestation n’est pas autant convaincante qu’il y a deux saisons au stade Océane, est-ce le signe d’une victoire face à Arsenal ? Aucune idée, mais une victoire était sans aucun doute cruciale pour y croire en arrivant à Londres.
La hiérarchie : Nianzou peut-il rebattre les cartes ?
C’était sans doute dans ce secteur-là que la hiérarchie était la plus confortée avant la trêve. La charnière centrale, composée par Alexsandro et Nathan Ngoy lors des six premiers matchs cette saison, a vu un petit nouveau s’immiscer. Absent à cause de plusieurs pépins physiques durant cette toute première partie de saison, Tanguy Nianzou a réussi ses débuts pour sa première avec le LOSC.
Même si sa chance serait venue un moment ou à un autre, le Français peut remercier Marc van Bommel. En effet, le néo-sélectionneur des Diables Rouges a donné 360 minutes de temps de jeu à Nathan Ngoy durant la trêve, soit la globalité des quatre matchs. Davide Ancelotti a donc mis au repos son défenseur central en ne le prenant pas dans le groupe face au Havre AC, ce qui a permis à Tanguy Nianzou de se montrer. Pour autant, il ne faut pas s’attendre à voir la relégation de Nathan Ngoy sur le banc dans les semaines à venir, mais il est intéressant à noter que la qualité suit derrière. Espérons que les pépins physiques le laissent désormais tranquille.
À l’inverse, du côté des mauvais points, on ne change pas une équipe qui gagne, il s’agit des joueurs titulaires sur l’aile gauche. Face au Havre AC, c’est Gaëtan Perrin qui a été aligné et celui-ci a frustré les supporters par son manque de précision. Avec un apport dans le jeu quasi inexistant, l’ancien Auxerrois ne parvient pas à s’imposer sur une aile gauche que personne n’a vraiment envie d’avoir comme propriété privée. Osame Sahraoui, qui est rentré en jeu dans le second acte, a poursuivi dans la lignée de son début de saison. L’ailier gauche marocain n’a lui non plus convaincu son entraîneur d’en faire un titulaire indiscutable.
Le onze de Davide Ancelotti : Özer – Santos, Nianzou, Alexsandro, Perraud – Bentaleb, Mukau, Kjaergaard – Bakwa, Perrin, Giroud
La tactique : La bataille du milieu
Gagner la bataille du milieu de terrain dans ce LOSC – Havre AC permettait de se mettre dans les meilleures dispositions pour l’emporter. Heureusement pour le LOSC que cet échec a été sans conséquence sur le résultat final. Comme expliqué dans La Petite Causerie sur le HAC, la principale force havraise était son milieu de terrain, Davide Ancelotti le savait aussi. La preuve ? Il a renforcé son entrejeu avec un troisième homme dans cette zone, alors qu’il préfère évoluer à l’accoutumée avec deux milieux seulement.
Si cette solution paraît logique et bien pensée par le technicien italien, la mise en pratique fut une autre paire de manches. Dans l’incapacité de presser le milieu havrais emmené par le géant Amir Richardson (1,97 m), le trio lillois n’a pas su non plus couvrir le jeu dans l’axe. Deux problèmes qui facilitèrent la vie des hommes de Didier Digard qui pouvaient donc maîtriser le ballon et le cœur du jeu (55 % de possession). Un choix qui s’avéra donc négatif lors de l’exécution. Il faudra néanmoins que Davide Ancelotti trouve les clés pour contrer un milieu dense et talentueux sous risque de courir dans tous les sens mardi prochain face aux Gunners.
Et maintenant : Un premier gros test pour Ancelotti
L’avenir lillois va s’accélérer dans les semaines à venir. Après trois semaines de trêve, le LOSC va enchaîner pas moins de sept matchs. Le prochain sera néanmoins de haute importance. Les Lillois ont rendez-vous avec l’histoire ce mardi (21h) à l’Emirates Stadium en affrontant le champion de Premier League en titre : Arsenal. Si Bruno Genesio était habitué à faire tomber les entraîneurs de renom, qu’en est-il de Davide Ancelotti ? Il aura pour son premier choc en tant qu’entraîneur principal la possibilité de s’offrir le scalp de Mikel Arteta, entraîneur qu’il admire. Il faudra cependant laisser l’admiration de côté, afin de pouvoir peut-être faire revivre des nuits de folie au peuple nordiste.
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