Publié le 7 septembre 2026 à 14:17

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Davide Ancelotti, successeur de Bruno Genesio à la tête du LOSC, s’apprête à disputer son premier match de Ligue des champions dans la peau d’un entraîneur principal. Il se projette dans cette compétition avec l’envie d’y inscrire son nom… et son prénom.
Après avoir disputé trois premières journées de championnat, à Angers (0-2) et Toulouse (0-1), ainsi que contre le Paris Saint-Germain (2-2), le LOSC débute sa campagne européenne ce mardi (21h). Ses hommes accueillent le Betis dans le cadre de la première journée de phase de ligue de la Ligue des champions, compétition qu’ils sont impatients de disputer. Davide Ancelotti a d’ailleurs introduit cette rentrée européenne en conférence de presse ce lundi.
Cap sur la Ligue des champions
Vous avez déjà un gros bagage en Ligue des champions, via vos antécédents, estimez-vous que c’est un avantage pour aborder la compétition, un avantage avec vos joueurs ?
C’est vrai que ce match (contre le Betis), ce sera les débuts dans ce rôle avec ses responsabilités en Ligue des champions. Mais ce n’est pas une découverte. J’ai eu la chance de vivre des moments incroyables en tant qu’adjoint. L’expérience que j’ai, je cherche à la donner au club et aux joueurs. Si j’ai appris quelque chose, c’est sûr que je vais chercher à le donner aux joueurs pour demain.
Quelles sont vos ambitions avec le LOSC en Ligue des Champions ?
On est là aujourd’hui parce que le club a fait un gros travail l’année dernière et parce que l’équipe mérite de disputer cette compétition. On veut faire voir qu’on mérite d’être là. Je ne sais pas jusqu’où on va aller, mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’on va se battre contre n’importe qui, sur n’importe quel terrain.
L’objectif qu’on a à partir de demain, c’est d’être extrêmement compétitif dans cette compétition jusqu’à la fin. On ne sait pas quand ce sera, mais ça c’est la mentalité avec laquelle on commence.
Son histoire avec la Ligue des champions
Vous avez déjà vécu deux matchs européens avec le LOSC, mais dans le camp opposé. Vous étiez supporter à Milan en 2006 et vous étiez sur le banc du Real Madrid en 2024. Comment aviez-vous vécu ces deux matchs ?
La première rencontre à San Siro, j’avais 19 ans. J’étais au stade et c’était un match très compliqué. Je n’avais pas forcément les yeux d’un entraîneur pour ce match-là, mais je me rappelle que c’était un match très compliqué lors duquel le LOSC avait très bien joué. C’était une surprise à l’époque.
La seconde fois, ce n’était pas une surprise. On arrivait ici au mois d’octobre et on savait qu’il y avait une équipe qui venait d’être entraînée deux années par Paulo Fonseca et qui connaissait encore ses principes, avec un football positionnel et des joueurs avec beaucoup de qualités au milieu de terrain comme Ayyoub (Bouaddi) et Benjamin (André).
On connaissait les dangers et si on a perdu, ce n’est pas parce qu’on n’était pas concentré, c’était parce que le LOSC a mérité de gagner dans ce match.
Au vu de vos antécédents, dans votre carrière, est-ce que l’on peut dire que vous avez la Ligue des champions dans le sang ?
La Ligue des Champions, c’était le début de ma vie et c’est le présent. C’est quelque chose de spécial et bien sûr je considère que c’est quelque chose qui fait partie de mon histoire. J’espère aussi pouvoir écrire mon histoire avec mon prénom dans cette compétition.
Regard sur le Betis
Vous êtes le plus jeune entraîneur qui disputera la Ligue des champions cette saison. Vous vous apprêtez à affronter celui qui est le plus âgé, Manuel Pellegrini. Qu’est-ce que cela représente pour vous et qui est cet entraîneur à vos yeux ?
C’est quelqu’un qui n’a pas l’estime qu’il mérite parce que c’est quelqu’un qui a une trajectoire incroyable dans le football. Il a eu beaucoup de succès dans ce sport. Les gens comme nous, qui débutent, on a de l’admiration pour lui. J’ai juste de beaux mots pour Pellegrini et beaucoup d’admiration.
Je ne sais pas si je vais atteindre son âge sur un banc de touche. Aujourd’hui, je me dis que c’est impossible. Mais, après, je vois aussi mon père qui n’arrête pas parce qu’il a toujours envie d’être là, donc peut-être que je vais changer d’idée. Mais difficile à dire aujourd’hui.
Que craignez-vous chez cet adversaire qu’est le Betis ?
Cela fait 21 ans qu’elle n’a plus disputé la Ligue des champions, c’est vrai, mais il y a malgré tout, si vous regardez les joueurs qui composent cette équipe, beaucoup d’expérience et de qualités techniques. C’est une culture du club qui est assez claire. Ils veulent le ballon, ils pratiquent un jeu offensif. C’est une équipe qu’il faut respecter, une équipe qui mérite d’être là et qui a l’habitude de disputer des compétitions européennes. Il y a des similitudes entre le Betis, et nous (le LOSC).
C’est une équipe offensive, mais qui possède aussi une belle organisation défensive. Ils n’ont pas pris de but en championnat, à l’exception du match contre Levante (5-2).






