Publié le 26 août 2026 à 16:14

Orlando Gill, international paraguayen proche du LOSC.

Crédit Photo : Daniel Jayo/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC enregistrera prochainement l’arrivée d’Orlando Gill, gardien appartenant au CA San Lorenzo de Almagro. Mais qui est-il ? Rapide découverte de son profil en quelques anecdotes.

Il a suffi de rentrer dans la dernière semaine du marché des transferts, sa dernière ligne droite, pour que l’actualité mercantile s’anime de nouveau avec intensité autour du LOSC. Cela fait déjà plusieurs semaines que son désir d’enrôler un gardien avait été exprimé. L’heureux élu devrait être Orlando Gill (26 ans). Déjà aperçu à l’aéroport, c’était lundi soir, son arrivée ne devrait pas tarder à être officialisée.

En attendant, méconnu du grand public qui l’a uniquement découvert au travers de ses apparitions avec le Paraguay au Mondial 2026, il est temps de le découvrir un peu plus avec quelques petites anecdotes.

Gardien… sur le tard

Né le 11 juin 2000 à San Lorenzo, au Paraguay, Orlando Gill n’a pas toujours évolué dans les cages. Il a débuté en attaque puis au poste de milieu de terrain au sein du club amateur 13 de Junio de Reducto. Ce n’est que dans un second temps qu’il s’est reconverti au poste de gardien de but.

« J’ai commencé au poste de numéro 6 de mes 10 à mes 12 ans. Quand j’étais encore plus jeune, j’étais attaquant, confiait-il à La Nacion en janvier 2026. Puis, à 13 ans, je suis passé gardien et je suis resté à ce poste, je ne l’ai plus quitté. À cet âge-là, j’ai été repéré par le San Lorenzo du Paraguay, qui évoluait alors en troisième division, et ils m’ont recruté. Un jour, je suis arrivé à l’école de foot et on m’a demandé si je voulais être gardien ou jouer sur le terrain, et j’ai dit au coach que j’essaierais sans problème d’être gardien. C’était dur au début, mais je suis resté là. »

C’est une trajectoire sacrément atypique pour un gardien professionnel, généralement formé au poste dès le plus jeune âge, mais cela lui permet de disposer de qualités techniques certaines. Il s’est inspiré de Victor Valdes et Iker Casillas à ses débuts. L’origine de ce changement de poste ? Son gabarit impressionnant.

Un géant dans les cages

Immense comparé à ses interlocuteurs lorsqu’il était questionné à l’aéroport, Orlando Gill culmine à près de 2 mètres : 1,99 m. C’est un gabarit impressionnant, même pour un portier. Il est, à titre de comparaison, plus grand que Berke Özer (1,91 m) et « bien » plus grand que Lucas Chevalier (1,89 m) pour les deux derniers joueurs ayant eu le statut de titulaire dans les cages lilloises.

Il était d’ailleurs le quatrième plus grand gardien à la Coupe du monde 2026, uniquement devancé par Florian Wiegele (Autriche, 2,05 m), Alvaro Montero (Colombie, 2,01 m) et Mike Penders (Belgique, 2,00 m) et à égalité avec Thibaut Courtois (Belgique, 1,99 m).

La différence sera nette avec Gaëtan Perrin, Osame Sahraoui, Romain Perraud, Calvin Verdonk ou encore Soriba Diaoune, les joueurs les plus petits du vestiaire lillois.

Une histoire personnelle forte

Derrière l’image du géant se cache une histoire beaucoup plus dure. À la naissance de son fils Lautaro, hospitalisé d’urgence, Gill avait dû vendre une partie de ses équipements pour couvrir les frais médicaux. « Orlando a dû vendre tous ses maillots du club où il jouait, y compris son maillot de l’équipe nationale U 20, pour subvenir aux besoins de notre fils, qui luttait pour sa vie », a déjà expliqué Melissa Avalos, sa conjointe, dans une interview. À cette époque, son avenir de footballeur professionnel restait très incertain alors qu’il évoluait encore au pays.

Merci Keylor Navas

En juin 2024, il passe du CS San Lorenzo au CA San Lorenzo de Almagro, le club de cœur du pape François en Argentine. Sa progression n’y était néanmoins pas assurée.

Initialement cantonné à l’équipe réserve, il a bénéficié d’un transfert avorté : celui du célèbre Keylor Navas, ancien gardien du Real Madrid ou du Paris Saint-Germain, pour des raisons financières. C’était une aubaine pour Orlando Gill, qui voyait ensuite son temps de jeu exploser jusqu’à disputer 50 matchs lors de la saison 2025-2026. L’échec d’un transfert prestigieux lui a paradoxalement ouvert la voie.

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Gros caractère

Orlando Gill terminera son passage à San Lorenzo, en Argentine, sur une expulsion et deux matchs de suspension.

C’était le 09 août, San Lorenzo affronte son rival historique Huracán au Nuevo Gasómetro, pour la 4e journée du Torneo Clausura. À la 57e minute, l’attaquant équatorien Jordy Caicedo inscrit un doublé et déclenche la fureur du stade en allant célébrer son but juste devant la tribune populaire de San Lorenzo : une provocation assumée.

Ce geste a entraîné la colère des locaux et ,dans la confusion qui suit, joueurs et défenseurs se bousculent près de la ligne de touche. C’est là qu’Orlando Gill, sorti de ses cages, donne un coup de tête à Lucas Blondel, le latéral de Huracán. Après intervention du VAR, l’arbitre Darío Herrera lui montre le carton rouge et l’exclut. Le geste lui vaut deux matchs de suspension ferme par le conseil disciplinaire de l’AFA. C’est là-dessus, signe de son caractère sur un terrain, qu’il termine son aventure en Argentine.

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Ce caractère, il l’avait aussi montré avec le Paraguay contre les Bleus lorsque Kylian Mbappé avait refusé de lui serrer la main à l’issue de la victoire tricolore (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Agacé, Orlando Gill avait lancé le ballon dans le dos de l’attaquant français. Il est pourtant plutôt considéré comme étant humble, discret et travailleur dans la vie de tous les jours, loin de ces sauts d’humeur.

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