Publié le 25 août 2026 à 08:40

Olivier Létang, président du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Par - Catégories : Football, LOSC-

Daniel Riolo, éditorialiste sur les ondes de la radio RMC, s’est questionné sur le projet lillois après la vente attendue d’Ayyoub Bouaddi. Les belles fiches comptables ne le font pas vibrer.

Le LOSC s’apprête à enregistrer le départ d’Ayyoub Bouaddi (18 ans), cédé pour une somme avoisinant les 100 millions d’euros à Manchester City, cador de Premier League. Les montants évoqués mettent en lumière la bonne gestion lilloise, ce qui finit par agacer Daniel Riolo. L’éditorialiste, habitué du plateau de l’émission After Foot, s’attend à ce que le LOSC entre dans une nouvelle phase de son projet : délaisser la simple ambition de se maintenir à flot, ce qui est à ses yeux acquis, pour viser plus grand, plus haut.

De l’argent, pour faire quoi ?

Daniel Riolo, présent sur les ondes de la radio RMC ce lundi, a questionné la politique sportive du LOSC, une politique qui l’ennui. « La vente de (Ayyoub) Bouaddi, c’est bien, mais on en a rien à cirer parce que l’argent n’est pas dans notre poche, débute-t-il avec un ton véhément. Mais moi, si je suis supporter de Lille, je me demande pourquoi est-ce que l’on investit pas. Pourquoi est-ce que l’on ne va pas prendre un gros milieu de terrain ? Qu’est-ce que l’on va faire en Ligue des champions ? Qu’est-ce que l’on vise ? Et bien, rien. En fait, quel est le projet à Lille ? Qu’est-ce que l’on a envie de faire ? C’est quoi l’avenir ? », s’interroge encore et encore l’éditorialiste.

« Si je gère le club, j’ai envie de réinvestir cet argent pour améliorer mon équipe. »

Il prend un pas de recul pour justifier ce coup de gueule. « Quand le club a été récupéré, il était dans le caniveau. Olivier Létang a fait un travail remarquable : il a reconstruit, tout est parfait, rappelle Daniel Riolo. La deuxième étape, ça aurait pu être de dire de construire un club ambitieux pour viser ça, ça ou ça. Mais en fait, Lille ne parle jamais ça. Il n’y a pas d’ambition affichée. L’ambition qui est celle d’avoir des comptes sains, j’en ai rien à cirer. […] Ce que l’on vend aux gens qui aiment le football, c’est une bonne comptabilité », s’agace sérieusement le natif de Ris-Orangis, estimant que le projet lillois stagne au Domaine de Luchin.

« Le football qui est là pour nous proposer de belles fiches comptables, ça me fatigue », poursuit Daniel Riolo. « Moi, si je gère le club, j’ai envie de réinvestir cet argent pour améliorer mon équipe. Là, on va prendre l’argent et le donner à l’actionnaire. Est-ce que je suis obligé de kiffer ce football ? » s’exclame-t-il avec force.

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Comparé au RC Lens

Daniel Riolo conclut son propos en comparant Lille à Lens, son plus grand rival. « L’oseille, ce n’est pas pour moi, j’en ai rien à faire de la vente d’Ayyoub Bouaddi, lâche encore le chroniqueur, qui estime que les titres remportés en 2021 sont à attribuer aux folles dépenses de Gérard Lopez. Gagne un truc à un moment donné. Lens, ils ont gagné la Coupe de France. Aujourd’hui, si tu prends Lille ou Lens, qui t’a offert le plus de kiff ? Et bien c’est Lens, estime-t-il. Donc à un moment donné, la comptabilité stricte, on en a marre », conclut le Franco-italien, à contre-courant de l’énergie du moment autour du LOSC.

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