Publié le 21 août 2026 à 08:24

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Après la Coupe du monde 2026, le Championnat de France doit entamer sa mue. Des nouveautés arbitrales ont été actées. Les capitaines auront, par exemple, plus de responsabilités.
La Ligue 1 version 2026-2027 débute ce vendredi avec, à 20h45, une opposition de style entre l’Olympique de Marseille de Bruno Genesio, passé du Nord au Sud cet été, et le RC Strasbourg d’Hugo Oliveira, nouveau venu dans l’Hexagone. Cette opposition sera arbitrée par Ruddy Buquet, dont les agissements seront observés de près. Pourquoi ? Des nouveautés arbitrales ont été actées par la Direction de l’Arbitrage (DA).
Celles-ci, listées par L’Équipe après de longs échanges avec Benoît Bastien, devenu directeur technique de l’arbitrage adjoint à la Fédération française de football (FFF), s’apparentent à certaines évolutions constatées lors du Mondial 2026 :
- La sonorisation systématique des arbitres pour expliquer une décision prise à l’aide de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) ;
- Un compte à rebours pour les touches (5 secondes) et les dégagements aux six mètres, sous peine de redonner le ballon à l’adversaire ou de concéder un corner ;
- Un compte à rebours pour les remplacements (10 secondes). Si le timing venait à être dépassé, le changement serait effectué sans que le remplaçant ne puisse entrer en jeu pendant au moins une minute.
- Un joueur qui serait soigné sur le terrain par son staff médical devra patienter une minute avant de reprendre sa place ;
- Un champ d’intervention élargi pour la VAR : rectification d’un corner accordé à tort, rectification d’un second carton jaune en cas d’erreur manifeste, rectification d’un carton jaune attribué à un mauvais joueur.
En plus de ces nouveautés, le corps arbitral va modifier son comportement sur certaines phases de jeu, notamment sur les corners, les coups francs ou les penalties. Les fautes d’antijeu seront plus facilement sanctionnées d’un carton. Il en sera de même pour les simulations. « Un joueur sera averti lorsqu’il sera coupable d’une simulation grossière, peu importe l’endroit sur le terrain », a précisé Benoît Bastien à nos confrères.
Enfin, les contestations seront également à surveiller. La Direction de l’Arbitrage souhaite responsabiliser les capitaines, faisant de ces derniers « des interlocuteurs privilégiés » par le corps arbitral. « Ils seront les seuls invités à parler à l’arbitre », a insisté, pour conclure, Benoît Bastien. Benjamin André, capitaine historique du LOSC, sait désormais à quoi s’en tenir.






