Publié le 13 juillet 2026 à 06:00

Jamais le continent africain n’avait été aussi présent à une phase finale de Coupe du monde. Avec dix sélections engagées aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’Afrique vit en 2026 un tournant. La première journée de la phase de groupes a livré son verdict, partagé entre exploits retentissants et désillusions, mais elle confirme une tendance de fond : l’écart entre les grandes puissances mondiales et les meilleures nations africaines ne cesse de se réduire. Tour d’horizon, analyse et projections vers les seizièmes de finale.
Les comparaisons entre différentes plateformes, y compris officiel 1xBet, permettent également d’observer comment les cotes évoluent en fonction des conditions du marché.
Dix sélections africaines : un record qui en dit long
Le chiffre est inédit. Pour la première Coupe du monde à 48 équipes, la Confédération africaine de football a obtenu neuf places directes, complétées par le billet décroché par la RD Congo via le tournoi de barrage intercontinental, remporté en finale face à la Jamaïque. Au total, dix nations africaines disputent donc cette 23ᵉ édition, soit une de plus que le précédent record de six équipes, établi en 2010 lors du Mondial organisé en Afrique du Sud.
Cette présence massive raconte une histoire. Celle d’un football continental qui a gagné en densité, en profondeur d’effectif et en expérience au plus haut niveau. La plupart des cadres de ces sélections évoluent désormais dans les plus grands clubs européens. Un tournoi d’une telle ampleur attire aussi l’attention des observateurs et des marchés de paris sportifs. Certaines plateformes, comme celles qui permettent de télécharger 1xBet, facilitent l’accès à ces marchés depuis un appareil mobile. Le tournoi nord-américain sera surtout l’occasion de voir si cette progression se traduit par des résultats sur le terrain.
Une première journée à la saveur contrastée
Sur le plan comptable, le bilan africain après la première journée s’établit à deux victoires, quatre matchs nuls et quatre défaites, pour neuf buts inscrits et douze encaissés. Un rendement en demi-teinte sur le papier, mais qui masque plusieurs performances de grande valeur. Surtout, il marque déjà un progrès net par rapport à 2022, où aucune sélection africaine n’avait gagné lors de la première journée au Qatar.
| Sélection | Adversaire (J1) | Résultat |
| Côte d’Ivoire | Équateur | V 1-0 |
| Ghana | Panama | V 1-0 |
| Maroc | Brésil | N 1-1 |
| Égypte | Belgique | N 1-1 |
| RD Congo | Portugal | N 1-1 |
| Cap-Vert | Espagne | N 0-0 |
| Afrique du Sud | Mexique | D 0-2 |
| Sénégal | France | D 1-3 |
| Algérie | Argentine | D 0-3 |
| Tunisie | Suède | D 1-5 |
Les deux succès portent la signature de l’Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire a fait parler son efficacité en écartant l’Équateur sur un but tardif d’Amad Diallo, l’ailier de Manchester United, tandis que le Ghana a arraché la victoire face au Panama dans les derniers instants grâce à Caleb Yirenkyi. Deux équipes qui abordent désormais la suite avec le mental des vainqueurs et une marge de manœuvre précieuse.
Parmi les matchs nuls, certains valent de l’or. Le Cap-Vert, pour sa toute première apparition en Coupe du monde, a tenu en échec l’Espagne, championne du monde 2010, dans un 0-0 héroïque porté par son gardien Vozinha, 40 ans. La RD Congo, de retour dans la compétition pour la première fois depuis 1974 (à l’époque sous le nom de Zaïre), a accroché le Portugal de la même manière. L’Égypte a fait jeu égal avec la Belgique, et le Maroc a livré l’une des prestations les plus séduisantes du premier tour en partageant les points avec le Brésil.
Les déceptions, elles, portent des noms attendus. L’Afrique du Sud a manqué son entrée face au Mexique en match d’ouverture, le Sénégal s’est incliné devant la France, l’Algérie a été dominée par l’Argentine tenante du titre, et la Tunisie a subi une lourde correction contre la Suède. Rien d’irrémédiable, toutefois : dans la plupart de ces groupes, le destin de ces équipes reste entre leurs mains.
Le Maroc, fer de lance d’un continent ambitieux
Impossible d’évoquer l’Afrique sans s’arrêter sur le Maroc. Les Lions de l’Atlas arrivent avec un statut à part : en 2022 au Qatar, ils sont devenus la première sélection africaine et arabe de l’histoire à atteindre le dernier carré d’une Coupe du monde, après avoir éliminé l’Espagne puis le Portugal sur leur route vers une quatrième place historique. L’enjeu de 2026 est limpide : prouver que cette épopée n’était pas un feu de paille.
L’équipe a conservé une grande partie de l’ossature qui avait marqué la Coupe du monde 2022. Autour du capitaine Achraf Hakimi, brillant latéral du Paris Saint-Germain et l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste, figurent le gardien Yassine Bounou, le milieu Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi ainsi que Brahim Diaz. Désormais installé au Real Madrid, ce dernier s’est imposé comme l’un des principaux atouts offensifs de la sélection marocaine.
Versé dans le groupe C aux côtés du Brésil, de l’Écosse et de Haïti, le Maroc a démontré dès son entrée qu’il pouvait rivaliser avec les tout meilleurs en accrochant la Seleção (1-1). Notre projection : les Lions de l’Atlas ont les moyens de terminer aux deux premières places de leur poule et de viser, au minimum, les huitièmes de finale. Avec ce réservoir de talents et une volonté affichée de jouer plus offensivement, un nouveau parcours d’ampleur n’a rien d’utopique.
Cap-Vert et RD Congo, les belles histoires du tournoi
Au-delà des favoris, cette Coupe du monde offre déjà ses récits inattendus. Avec environ 560 000 habitants, le Cap-Vert devient la plus petite nation africaine, et la deuxième plus petite sélection de l’histoire après l’Islande en 2018, à disputer une phase finale. Son match nul face à l’Espagne restera comme l’un des exploits de ce premier tour et nourrit un espoir réel de qualification.
La RD Congo, de son côté, savoure un retour attendu depuis plus d’un demi-siècle. Passée par les barrages intercontinentaux, la sélection congolaise a immédiatement prouvé qu’elle n’était pas venue en touriste en tenant le Portugal en échec. Pour ces deux nations, chaque point pris est déjà une page d’histoire ; un nouveau résultat positif lors de la deuxième journée les placerait en position idéale.
Côte d’Ivoire et Ghana, l’Afrique de l’Ouest lancée
Les deux vainqueurs ouest-africains du premier tour incarnent les meilleures dispositions du continent. La Côte d’Ivoire, solide et réaliste, dispose de profils de transition rapide et d’un Amad Diallo en pleine confiance. Le Ghana, lui, a retrouvé ce mental de battant qui a si souvent fait sa réputation. Bien lancées, ces deux équipes peuvent envisager la qualification avec sérénité, à condition de confirmer face à des adversaires plus huppés lors des journées suivantes. Pour les Black Stars comme pour les Éléphants, l’objectif est clair : transformer ce bon départ en présence durable dans le tournoi.
Sénégal, Algérie, Tunisie : l’obligation de réagir
Pour le trio battu d’entrée, la deuxième journée a des allures de match couperet. Le Sénégal, attendu comme l’un des grands d’Afrique, doit impérativement réagir face à une Norvège lancée par sa victoire 4-1 sur l’Irak et portée par un Erling Haaland des grands soirs. Les Lions de la Teranga ont les armes pour rivaliser : ils ont d’ailleurs longtemps tenu tête à la France avant de céder en fin de rencontre. L’Algérie, balayée par l’Argentine, retrouve un adversaire plus abordable et a l’occasion de relancer sa campagne. Quant à la Tunisie, sa lourde défaite a révélé des fragilités défensives qu’il faudra corriger en urgence pour espérer rester dans la course.
La bonne nouvelle pour ces sélections, c’est que rien n’est encore joué. Le nivellement par le haut observé lors de cette première journée laisse penser que des détails, plus que des écarts de niveau, feront la différence dans la course aux seizièmes.
Un nouveau format qui ouvre une fenêtre
Le passage à 48 équipes change la donne. La compétition compte désormais 104 matchs, dont un tour de seizièmes de finale inédit. Surtout, le mode de qualification est plus clément : les deux premiers de chacun des douze groupes se qualifient, auxquels s’ajoutent les huit meilleurs troisièmes. Concrètement, même une troisième place peut suffire à poursuivre l’aventure.
Pour l’Afrique, cette mécanique constitue un atout majeur. Plusieurs sélections qui auraient été éliminées dans l’ancien format conservent ainsi toutes leurs chances, même après un faux pas initial. Si l’on additionne les équipes déjà bien parties (Maroc, Côte d’Ivoire, Ghana), les belles surprises (Cap-Vert, RD Congo, Égypte) et les cadors capables de se relancer (Sénégal, Algérie), il est tout à fait réaliste d’imaginer un nombre record de représentants africains aux seizièmes de finale. Ce serait la traduction la plus éclatante des progrès accomplis.
Lire les cotes comme un baromètre du rapport de forces
Au-delà de l’analyse purement sportive, l’évolution des cotes constitue un indicateur intéressant de la perception des observateurs. Avant le tournoi, les marchés plaçaient déjà le Maroc comme la nation africaine la mieux cotée, loin devant ses rivales continentales, conséquence directe de son parcours de 2022. Mais la première journée a rebattu les cartes : les performances du Cap-Vert face à l’Espagne et de la Côte d’Ivoire face à l’Équateur ont logiquement resserré les écarts, tandis que les contre-performances de la Tunisie et de l’Algérie ont alourdi leurs cotes de qualification. Ces ajustements, qui suivent presque toujours les résultats sur le terrain, offrent une lecture chiffrée du rapport de forces et de l’incertitude propre à chaque groupe.
Les plateformes de paris mettent régulièrement leurs cotes à jour après chaque journée. L’évolution de ces marchés permet d’observer comment la perception des différentes sélections change au fil de la compétition et des résultats obtenus sur le terrain.
Une deuxième journée décisive
La première journée a planté le décor : l’Afrique a montré qu’elle pouvait bousculer les géants, mais aussi qu’elle devait gagner en rigueur et en constance pour franchir un cap. Tout se jouera désormais dans les détails — un but encaissé sur une inattention, une occasion convertie au bon moment, un milieu qui tient le ballon dans les temps forts adverses. Entre le Maroc qui vise les sommets, les belles histoires cap-verdienne et congolaise, l’élan ivoirien et ghanéen, et les géants ouest-africains et nord-africains contraints de se relancer, le continent dispose de nombreuses cartes à jouer.
Une chose est sûre : avec dix nations engagées et un format plus favorable, l’Afrique n’a jamais eu autant d’occasions d’écrire une grande page de son histoire en Coupe du monde. Rendez-vous lors de la deuxième journée pour savoir lesquelles de ces sélections transformeront l’essai.
Les jeux d’argent et de hasard peuvent être dangereux : pertes d’argent, conflits familiaux, addiction… Retrouvez nos conseils sur joueurs-info-service.fr (09 74 75 13 13 – appel non surtaxé)






