Publié le 4 juin 2026 à 10:33

Crédit Photo : LOSC Médias
Cela ne fait même pas trois semaines que la saison 2025-2026 est arrivée à son terme et, pourtant, le visage des clubs de Ligue 1 ne cesse d’être bouleversé. C’est la grande valse des entraîneurs, danse à laquelle le LOSC a pleinement participé.
Depuis la fin de la saison, qui intervenait à l’issue d’un intense multiplex le 17 mai dernier, les annonces de départ se multiplient. Celles réalisées par des joueurs sont habituelles, à l’image de Sofiane Boufal qui a officialisé la fin de sa pige au Havre, lui dont le contrat arrive à son terme au 30 juin.
Ces mouvements ne se cantonnent néanmoins plus qu’aux éléments qui foulent le pré. Ils se sont propagés et deviennent de plus en plus fréquents sur les bancs. Le marché des entraîneurs, qui lui n’a pas de dates, est plus animé que jamais en Ligue 1.
La valse des entraîneurs
Si l’adage veut que du temps soit nécessaire pour qu’un technicien puisse modeler un groupe à son image, la tendance est à l’instabilité, dynamique lancée par le Toulouse FC cet été dans l’Hexagone. Les Violets ont été les premiers, dès le mois d’avril, à annoncer le départ de Carles Martinez Novell. Ils ont été tout aussi rapides pour dénicher son remplaçant : le Danois Jens Berthel Askou (43 ans) a été intronisé dès le 21 mai après une expérience concluante à Motherwell en Écosse.
Le LOSC déclenche un jeu de chaises musicales
L’avenir de son banc acté en un temps record, le Toulouse FC a vu le LOSC lui emboîter le pas. Le départ de Bruno Genesio, dont le contrat arrivait à son terme, a été scellé le 25 mai. Une semaine plus tard, l’identité de son successeur était révélée. Il s’agit de Davide Ancelotti (36 ans), qui occupe néanmoins toujours son poste d’adjoint en sélection avec le Brésil… Les Dogues contribuent ainsi pleinement à la valse des entraîneurs, puisque ce changement crée un effet domino. Le premier nommé est plus que jamais annoncé à Marseille, où il prendrait la place du dénommé Habib Beye, sur la sellette depuis la fin de la saison.
Toujours au sud, d’autres changements ont été opérés. L’AS Monaco s’est séparé de Sébastien Pocognoli, moins d’un an après son arrivée en Principauté. En 27 journées de Ligue 1, le Belge n’a récolté que 41 points et perdu dix fois, bilan qui ne plaidait pas en sa faveur. La nomination de Filipe Luis (40 ans), ancien entraîneur de Flamengo, serait attendue pour lui succéder.
Autre départ acté, celui d’Alexandre Dujeux à Angers, annonce faite par le SCO ce mercredi. « Alexandre Dujeux […] a fait part à la direction de son souhait de mettre un terme à sa mission à la tête de l’équipe professionnelle », écrit le 13ᵉ du dernier championnat de Ligue 1 dans son communiqué. Son nom retentit à Nice, où il pourrait prendre la place d’un certain Claude Puel. Un vide à combler à Angers, la situation est identique à Lorient. Les Merlus sont moins efficaces que le LOSC, toujours sans entraîneur depuis qu’Olivier Pantaloni a été laissé libre. Ce dernier, sur le marché, se retrouve d’ailleurs dans les petits papiers du RC Lens, là où Pierre Sage est prêt à mettre les voiles. Les promus pourraient ne pas être épargnés, puisque Patrick Videira, entraîneur du Mans FC, se retrouverait sur la short-list lensoise.
D’autres mouvements à prévoir ? Outre le cas du club artésien, un dénouement est également attendu à Auxerre, où le départ de Christophe Pélissier a été annoncé dans les médias, mais toujours pas officialisé par la direction auxerroise. L’incertitude plane aussi au Paris FC, avec Antoine Kombouaré dont le sort n’a pas encore été scellé que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Il en est de même pour Éric Roy à Brest, avec le départ de Grégory Lorenzi à Marseille, même s’il est sous contrat jusqu’en juin 2027. Celui de Didier Digard arrive par contre à son terme au Havre AC, là où Mathieu Bodmer et ses équipes ont quitté le navire.
En quête de stabilité
Les bouleversements devraient ainsi être encore nombreux d’ici le mois de juillet, et la reprise de l’entraînement pour de nombreuses écuries, au point qu’il devient plus aisé de cibler les projets qui misent sur la stabilité. C’est le cas du RC Strasbourg, où Gary O’Neil, successeur de Liam Rosenior en cours de saison, a été confirmé par Marc Keller. Luis Enrique conservera évidemment son rôle à la tête du Paris Saint-Germain.
Il en est de même pour Paulo Fonseca à l’Olympique Lyonnais. Il l’a d’ailleurs lui-même confirmé, tout comme Stéphane Dumont à Troyes, champion de Ligue 2 et prêt à partir à la conquête de l’élite dans l’Aube. Franck Haise, symbole du renouveau rennais, ne bougera pas lui non plus. Cinq entraîneurs assurés de poursuivre l’aventure sur dix-huit, on s’en contentera à ce stade de l’intersaison.
Cette dynamique ne rend pas la Ligue 1 unique. Les changements sont aussi nombreux dans d’autres championnats : Manchester City, Liverpool, Crystal Palace ou encore Bournemouth en Premier League, le Real Madrid et le Villarreal CF en Espagne, l’Inter, l’AC Milan, la Juventus, Naples ou encore la Lazio Rome en Italie… Même les équipes ayant performé sont touchées.






