Publié le 15 mai 2026 à 18:01

Romain Perraud, latéral gauche du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier

Par - Catégories : Football, LOSC-

Romain Perraud représentait le vestiaire du LOSC ce vendredi, à deux jours (dimanche, 21h) de la réception de l’AJ Auxerre, en conférence de presse. La gestion d’un dernier match, le rebond lillois, l’absence d’un buteur… On fait le tour de ses déclarations.

La saison est belle

Être à une victoire d’une qualification directe en Ligue des Champions au vu de tout ce que vous avez traversé cette année, est-ce déjà la preuve de tout ce que vous avez bien fait cette saison ?

Quoi qu’il arrive, la saison sera bonne. C’est important de le souligner. Je crois qu’à la fin de la phase aller, nous étions à la quatrième place. Et là, aujourd’hui, on est troisième à une journée de la fin. On ne pourra pas aller au-delà de la cinquième place. Donc oui, la saison est belle. Mais on est à un match de jouer la plus belle des compétitions européennes et on a envie de la jouer. On va faire en sorte de tout donner pour atteindre cet objectif.

Comment gère-t-on un dernier match lorsque c’est très serré ? Est-ce que l’on vous informe sur le terrain de ce qu’il se passe ailleurs ?

On nous a informé du match de Lyon à Toulouse (battu 2-1), après le match de Monaco, quand je suis sorti. Mais là, ce n’est pas pareil. On sait que si l’on gagne, on a notre destin entre nos mains. Il n’y a pas besoin de chercher à connaître les résultats des uns et des autres. Il faut simplement penser à gagner ce match. On n’aura pas besoin d’ouvrir des applications pour suivre les résultats.

Escapade collective

Y a-t-il eu une préparation particulière pour ce match commando ?

Non. On a préparé la semaine de la même manière que sur les précédents matchs. Par contre, c’est sûr que le match qui vient est spécial. On ne peut pas le nier. Mais notre approche est toujours la même. On a l’habitude de préparer les semaines avec certaines habitudes, donc on continue là-dessus.

Le groupe est focus sur le match. On s’est fait un petit restau’ ensemble, tous les joueurs, mais rien de plus. Là, on est à deux jours du match contre Auxerre et on a hâte de tout donner pour ce match.

Un restaurant tous ensemble ?

On en avait déjà fait. Mais en fait, on voulait se faire un restau’ tous ensemble pour la dernière semaine. On pensait que c’était important pour le groupe. Il y a de très bons gars, on s’entend tous très bien. On a vécu une belle aventure qui a commencé en juillet et qui se terminera au coup de sifflet final dimanche soir.

Question de survie

Vous avez affronté, lors de vos trois derniers matchs à domicile, les trois équipes pouvant être barragistes. Est-ce que cette équipe d’Auxerre sera-t-elle une opposition comparable à ce qu’étaient Nice ou Le Havre ?

Je pense que cette équipe d’Auxerre est assez intéressante. Elle joue son maintien et viendra à Lille pour tenter de se sauver, mais si on doit comparer, ces équipes n’ont pas vraiment vécu les mêmes saisons. Mais je n’ai pas trop envie de m’attarder sur l’adversaire. Bien sûr qu’on les a étudiés pour préparer au mieux ce match, mais… On sait que cette équipe va venir avec le couteau entre les dents. On se souvient du match aller, de la façon dont on avait été reçu. Cela va être à nous de montrer qu’on est à la maison et de faire en sorte de les battre.

Le point de bascule

Sais-tu nous dire quel a été le point de bascule pour que vous puissiez vous retrouver là où vous êtes après votre début d’année difficile ?

C’est vrai que le mois de janvier a été très compliqué. Le mois de février un petit peu aussi. Pour expliquer tout ça, on en a déjà parlé, c’est qu’il y a eu pas mal de blessures et de pépins. On a été affaibli, puis on a eu une perte de confiance. Je pense que l’on a fait preuve de résilience tous ensemble. On ne s’est jamais lâché. On savait que ça allait tourner. Quand, on ne savait pas par contre…

Le match déclic, le coach en a déjà parlé, mais je crois que c’était celui contre Angers. Ce match nous a permis, même si ce n’était pas le plus abouti, de retrouver de la confiance. Puis derrière, on a enchaîné les matchs, retrouvé de la confiance, et ça s’est plutôt bien déroulé. Cela montre la force de caractère de ce groupe qui, je pense, mérite d’être récompensé.

Pas de buteur référence

Vous n’avez aucun buteur avec plus de dix buts (en Ligue 1), mais vous êtes dix-sept joueurs dans l’effectif à avoir marqué, qu’est-ce que cela t’inspire ?

Dix-sept buteurs différents, ce n’est pas rien. Cela prouve la qualité de notre effectif, dans lequel tout le monde est capable de marquer, d’apporter un plus offensivement. Et après, le coach nous laisse beaucoup de liberté, que ce soit les défenseurs ou les milieux, et encore plus les attaquants, pour aider l’équipe au mieux. Finalement, je trouve que c’est une bonne chose. Cela montre qu’il y a un réel jeu collectif au LOSC et que tous les joueurs sont susceptibles d’apporter un plus à l’équipe.

Derniers articles