Publié le 3 avril 2026 à 20:02

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le technicien lillois Bruno Genesio était en conférence de presse ce vendredi, veille de match. Il a introduit la rencontre à venir entre le LOSC et le RC Lens (samedi, 21h05), l’un des chocs de la vingt-huitième journée de Ligue 1.
Vous avez réussi à très bien vous en sortir sans Benjamin André lors des 2 derniers matchs de Ligue 1. Cela rentre-t-il dans votre réflexion ?
Ce sont les ressources de notre effectif. C’est-à-dire qu’on a, et notamment dans ce secteur de jeu, la chance d’avoir beaucoup de bons joueurs. Mais Benji’ est notre capitaine, il est important. Même s’il a fait des très bons matchs sans lui, on a besoin de lui.
Retour de la trêve internationale
Comment est-ce que vous avez retrouvé votre groupe au retour de la trêve ? Il y a eu beaucoup de déplacement et Ayyoub Bouaddi, qui était sans doute le joueur qui avait le plus besoin de repos, a enchaîné…
On a retrouvé des joueurs frais, déjà en bonne santé physique, ce qui est toujours agréable parce qu’on tremble un peu lorsqu’il y a des matchs internationaux et encore plus quand il y a des voyages comme on fait beaucoup d’internationaux. On est déjà très contents d’avoir retrouvé tout le monde en bonne santé. C’est le premier point.
La plupart sont revenus avec beaucoup de fraîcheur aussi, parce que c’est important de changer un petit peu de cadre, de retrouver leur sélection. On les a retrouvés plutôt bien.
Et pour Ayyoub (Bouaddi), oui j’aurais préféré qu’il joue un peu moins. Mais c’est comme ça, chacun a ses objectifs. Le sélectionneur a les siens, nous on a les nôtres. Parfois ils divergent, parfois on arrive à trouver des compromis. Mais c’est pareil, il faut l’accepter. Avoir des bons joueurs, c’est bien, mais ça implique aussi qu’ils vont en sélection. Que ce soit en A, en espoir ou autre, et forcément, ils ont un peu moins de temps.
Mais je pense que c’est bien aussi pour eux, parce que ça les sort du cadre de Luchin. Ils entendent une autre voix que la mienne aussi, d’autres choses. C’est parfois un bol d’air aussi pour eux.
En parlant de la trêve. Comment réenclencher une dynamique après cette coupure, puisque vous restiez quand même sur 2 belles victoires et, globalement, 7 matchs sans défaite en Ligue 1 ?
La dynamique, on la garde. Ce qui est difficile c’est qu’on n’a quasiment pas le temps de préparer le match. […] C’est qu’on a eu un effectif très, très réduit lundi, mardi et mercredi. Et puis forcément jeudi, des joueurs qui reviennent à peine de leur match, donc on ne peut pas faire grand-chose non plus.
Il reste la séance de cet après-midi (vendredi) pour travailler un petit peu sur le match de demain. Mais on est à la 28ème journée, on a quelques convictions quand même dans notre jeu. On connaît bien l’adversaire aussi. J’ai des joueurs intelligents.
Place au Derby du Nord
Quand on pense au match qui vient, au derby, on pense à l’aller (3-0). C’est un match dont vous vous souvenez ? En tirez-vous des enseignements ?
Oui, bien sûr, il y a plusieurs enseignements. Je crois que le match (aller), on pourrait presque le découper en trois périodes. Une première de 30-35 minutes où on avait largement dominé, où on aurait dû ouvrir le score. Une deuxième où on a pris un but un peu gaguesque, puis un second qui nous a fait énormément de mal. On le sait tous dans les conditions dans lesquelles on l’a pris (situations arbitrales litigieuses).
Et après, il y a une deuxième mi-temps lors de laquelle on s’est fait rouler dessus. Et donc, on se rappelle bien de ça aussi. On se rappelle bien de ce qui s’est passé dans cette deuxième période. Il y a aussi d’autres choses. Mais ça, je le garde pour mon équipe et mon staff.
Ce derby, il a trois objectifs non ? Prendre sa revanche après le match aller, tenter d’aller chercher le podium et empêcher le RC Lens d’avoir le titre ?
Pour nous, il y a un seul objectif, c’est celui de gagner, parce que c’est l’objectif à chaque match. Et puis, comme vous le dites, ça peut être une performance qui nous propulse vers le haut du tableau. Mais rien ne sera fini après ce match. Il restera encore six journées.
On a eu un gros passage à vide. On a longtemps cru qu’on était quasi éliminés de la course à l’Europe, puis on est revenus. Ce n’est pas maintenant qu’on va faire les fanfarons en disant que tout va bien et que tout va beaucoup mieux. Simplement, il faut jouer les matchs comme on l’a fait à Rennes, à Marseille. Pour atteindre cet objectif-là, c’est uniquement ça qui doit nous animer.
Bien sûr, je connais l’importance du derby pour les supporters, pour la ville, pour la fierté. C’est important aussi. Mais l’erreur serait de se focaliser uniquement là-dessus et d’oublier ce dont on a besoin pour gagner.
Bruno, par rapport à vous, votre histoire notamment en tant que joueur, comment abordiez-vous le match contre Saint-Etienne quand vous étiez à Lyon ?
Ce sont toujours des matchs à part. En plus quand vous êtes vraiment local, moi j’étais formé à Lyon, c’est forcément un match à part. On sait aussi que ça représente quelque chose de très, très important pour les supporters. C’est une préparation différente.
Après, ça reste aussi un match de football. Je le dis souvent, il faut que ça reste un match de football. Et que le match se passe dans de bonnes conditions, que ce soit sur le terrain ou en dehors du terrain. On sait les ingrédients qu’on doit mettre dans un derby pour le gagner, on le sait et pendant 90-95 minutes, non pas pendant 30-35 minutes. Et puis on a quand même ce côté suprématie régionale, l’idée de rendre fiers nos supporters qu’on ne peut pas occulter, parce que ça reste des matchs particuliers.
Un avis sur le RC Lens ?
Quel est votre sentiment sur cette équipe de Lens Bruno ? En début de saison, on était très peu nombreux à l’imaginer avoir un si beau parcours. Êtes-vous surpris ?
Maintenant, on n’est plus surpris. Parce qu’en début de saison, on peut être surpris, mais lorsque ça dure depuis 27 journées, il n’y a pas de hasard. Premièrement, il y a des principes de jeu bien ancrés dans cette équipe, que les joueurs ont assimilés pleinement. Je pense que le recrutement a été plutôt malin et de qualité, ce qui en fait une équipe complète, avec un seul match à préparer par semaine.
C’est une équipe très intense, avec quasiment tout le temps les mêmes joueurs qui jouent, sauf quand ils ont quelques blessés, comme ça a été le cas dernièrement. Mais on voit que même quand ils ont des blessés, les joueurs qui jouent se mettent au diapason de ce que leur demande leur coach. Ils sont là et c’est mérité qu’ils soient là. C’est une équipe qui joue bien, qui met beaucoup d’intensité, qui marque des buts, qui est solide défensivement. Donc c’est une équipe complète.






