Publié le 18 mars 2026 à 20:35

Olivier Giroud, attaquant du LOSC, engagé dans un duel avec un défenseur d'Aston Villa.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Olivier Giroud a fait son grand retour en Angleterre ce mercredi, à l’aube d’un choc européen entre le LOSC et Aston Villa (jeudi, 21h). C’est donc logiquement qu’il s’est présenté en conférence de presse à Birmingham pour représenter la formation lilloise. Le buteur s’est ainsi remémoré de vieux souvenirs.

De 2012, et son départ de Montpellier pour Arsenal, à 2021, il rejoignait l’AC Milan, Olivier Giroud (39 ans) a passé neuf ans à fouler les pelouses de Premier League. Il cumule 253 rencontres avec les Gunners, pour 105 buts et 37 passes décisives, contre 119 parties à Chelsea (39 buts, 14 passes décisives). Revenir en territoire britannique lui rappelle donc de bons et vieux souvenirs.

Olivier Giroud s’est justement épanché sur ces derniers ce mercredi, en conférence de presse. Le LOSC a posé ses valises à Birmingham, à l’aube d’un duel avec Aston Villa (jeudi, 21h) dans le cadre d’un huitième de finale retour de la Ligue Europa.

À la découverte du football anglais

Au-delà de simplement ce match (entre Lille et Aston Villa), c’est en Angleterre. Tu y as joué longtemps, neuf ans, qu’est-ce que ça représente pour toi ?

J’ai eu l’opportunité de revenir avec le Milan, c’était à Stamford Bridge il y a quelques années. Ça avait été beaucoup d’émotions. En plus, c’était un club dans lequel j’avais joué. Là, à Aston Villa, j’ai de bons souvenirs aussi et c’est toujours particulier de revenir ici en Angleterre, dans un pays qui vit, mange, dort : football. C’est très excitant.

Les amateurs de football connaissent peut-être plus facilement d’autres stades, comme Old Trafford ou Stamford Bridge, que celui de Villa Park, comment ça fonctionne ici ?

Je dirais que comme dans la majorité des clubs britanniques, le public est très connaisseur. Il réagit beaucoup à tout ce qui se passe sur le terrain, à des tacles défensifs, à des changements d’ailes. Il vit le match à fond. En général, il n’y a pas vraiment de kops comme en France, de part et d’autre dans les virages. Mais quand ils chantent, ils chantent tous ensemble. C’est toujours une belle atmosphère. Ça respire le foot.

C’est un super stade. Je crois que, pour moi, c’est l’une des meilleures pelouses aussi d’Angleterre. Il n’y aura pas d’excuses s’il y a des mauvais contrôles (sourire).

Des buts et un chant

Ces années en Angleterre t’ont beaucoup marqué. Outre les trophées, tu as aussi eu une chanson à ton nom à Arsenal. Qu’est-ce qui te reste le plus ?

J’ai eu beaucoup de chance. Parce que dès le deuxième match de championnat, quand j’ai signé à l’Arsenal, ils m’ont fait une chanson sur l’air des Beatles, sur Judes. Et c’est là que j’ai compris que le public anglais aimait le foot et savaient accueillir les joueurs. Je n’avais même pas marqué encore pour le club et, pourtant, t’as juste simplement envie de leur rendre sur le terrain.

J’ai eu la chance de jouer dans des grands clubs et de gagner des trophées. Mais c’est avant tout l’atmosphère qu’il y a autour des matchs et la passion des gens pour le football qui m’a marqué. J’ai laissé beaucoup d’amis avec lesquels je suis encore en contact aujourd’hui ici. Pour moi, tout ça reste inoubliable.

Aston Villa est le club contre lequel vous avez le plus marqué (10 buts) au cours de votre carrière. Vous aviez connaissance de cette statistique ?

Ça fait plaisir, forcément, pour un attaquant, d’être contre un bon club comme ça. C’est vrai que ça m’a beaucoup souri entre 2013 et 2020, mais à part le match qu’on a joué la semaine dernière, ça faisait six ans que je n’avais pas joué contre eux. Il y a de l’eau qui a coulé sous les ponts, mais c’est bien. Ça donne de la confiance.

Après, en termes de souvenirs, j’avais marqué un triplé en 2016, je crois, contre eux à l’Emirates Stadium, un autre beau stade d’Angleterre (sourire). Mais maintenant, c’est du passé. J’espère surtout que je serai décisif pour l’équipe demain (jeudi).

Les difficultés des clubs anglais en Europe

Pour poursuivre sur cette thématique… On voit que les clubs anglais éprouvent des difficultés en ce moment sur la scène européenne. Aston Villa est aussi dans un creux, à l’exception de la Ligue Europa, comment expliquerais-tu ça, toi qui as connu cet environnement ? Est-ce que ce n’est pas un lien direct avec le fait qu’il n’y ait pas eu de trêve pendant la période de Noël ?

Le fait de jouer à Noël, je ne pense pas que ce soit une excuse. C’est le boxing day, c’est une tradition. Cette année, il y a beaucoup de clubs anglais qui se sont qualifiés pour les huitièmes de finale (de la Ligue des Champions). Je crois que six clubs, c’est une première. Maintenant, ils ont fort à faire en rencontrant de grosses équipes.

Mais je ne pense pas que ce soit lié au fait de jouer à Noël. Ça a toujours été le cas. On ne peut pas se cacher derrière une certaine fatigue physique. Je pense tout simplement que c’est lié aux adversaires qu’ils ont rencontrés et à la dynamique des clubs anglais sur ces matchs-là.

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