Publié le 18 mars 2026 à 21:13

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Bruno Genesio était en conférence de presse ce mercredi, veille d’un choc entre son LOSC et Aston Villa (jeudi, 21h) en huitième de finale (retour) de la Ligue Europa. Le technicien se dit prêt, du moins ses hommes, à réaliser un exploit à Villa Park.
S’inspirer du succès à Rennes
Le LOSC a fait un excellent match à Rennes, avec de l’intensité, du rythme, des courses… Est-ce que demain, face à Aston Villa, il sera possible de mettre en place un style de jeu similaire ?
On verra demain quel genre de match nous propose notre adversaire. Mais je pense qu’il faudra beaucoup jouer avec nos jambes, mais aussi avec notre tête. On est qu’à la mi-temps de ce match. On n’est pas dans la position idéale puisqu’on a perdu le match aller, mais on a 90 voire plus pour refaire notre retard dans un premier temps et aller chercher la qualification.
Il faudra donc être très intelligent, comme on a su le faire lors du match retour à Belgrade (0-2, a.p). Et bien sûr, mettre le maximum d’intensité et profiter des moindres opportunités qui s’ouvriront à nous.
Le match de dimanche est sans doute l’un de vos meilleurs en 2026. Quels sont les ingrédients que vous avez aimé lors de ce dernier ?
Ce qui m’a plu dans ce match, c’est que j’ai retrouvé de nombreuses séquences de ce que j’aime voir de mon équipe. A savoir du jeu, du football, de l’intensité bien sûr, mais aussi du jeu, des prises de risques. Et je l’ai dit, après le match, la joie de jouer aussi. En dehors du résultat, qui est forcément très positif, le contenu m’a énormément plu parce que je pense que dans le football, c’est ce qu’on recherche avant tout.
Bien sûr qu’il y a une exigence de résultat au très haut niveau, mais je pense que la plupart du temps, les résultats passent aussi par le plaisir, par la joie de jouer ensemble, de faire les efforts ensemble et de prendre des risques ensemble. Et c’est ce que j’ai aimé dans ce match à Rennes, où on arrivait face à un adversaire qui était en pleine forme et on a su prendre le match comme on souhaitait le faire et imposer notre jeu.
Vous avez eu de grandes satisfactions à l’extérieur (Rome, Belgrade, Rennes…), est-ce que vous estimez être plus à l’aise dans ce type de contexte ?
Non, je pense qu’on a aussi fait des bons matchs à domicile. Je crois qu’on a eu une période un peu plus difficile, mais on a su rebondir, on a su réagir, ce qui est quand même aussi une vertu très importante d’une équipe, parce que la saison n’est jamais un long fleuve tranquille.
Mais le plus important est d’être capable de se sortir des situations difficiles. Là, en Coupe d’Europe, on est face à un défi énorme, parce que les plus jeunes ne le savent pas, mais Aston Villa est un des plus grands clubs anglais. C’est un géant qui s’était un petit peu endormi et qui se réveille. Donc c’est un défi énorme qui nous attend demain (jeudi), dans une très bonne ambiance. Ça va être un très, très gros match.
Réaliser un exploit
Est-ce que se qualifier demain (jeudi), ce serait un exploit ?
Oui, je pense. Je pense, parce que c’est une équipe qui est quatrième de Premier League, qui est un des plus grands clubs de l’histoire du football anglais. Et avec le résultat du match aller (0-1), forcément, ce sera un exploit de se qualifier.
Mais une fois qu’on a dit ça, pour faire un exploit, il faut y croire. Déjà, c’est la première des choses. Sinon, il aurait mieux valu qu’on reste à la maison. Et puis, je crois aussi qu’on a les qualités, et c’est la deuxième raison pour laquelle on est capable de créer un exploit : c’est d’avoir les qualités pour le faire.
Au match aller, on a fait jeu égal avec cette équipe. Le nul aurait sans doute été plus logique au vu de la physionomie du match. C’était assez fermé, tactique. On verra ce qui nous attend demain. Mais on est prêt et préparé. Les joueurs auront envie. On se bat toute l’année pour ça et on va jouer notre chance à fond. Le plus important, c’est de tout donner, de pouvoir prendre notre douche sans rien avoir à se reprocher.
L’expérience d’Olivier Giroud
Pour en revenir à Olivier Giroud, comment un entraîneur peut-il s’appuyer sur un joueur qui a une si grande expérience ?
A chaque match, que ce soit Olivier ou les cadres de l’équipe. Je m’appuie sur ceux qui ont le plus d’expérience, parce que forcément, dans ces matchs-là, l’expérience est très importante.
Et l’expérience, c’est quoi ? C’est d’avoir déjà vécu ce genre de matchs. Et forcément, les joueurs expérimentés, et Olivier est plus qu’expérimenté puisqu’il a plus de 20 ans de très haut niveau avec des matchs ici en Premier League. Il sait ce qu’est le contexte du football anglais, donc forcément que c’est un plus. Il échange naturellement avec les joueurs avant le match, à la mi-temps. C’est un relais au même titre que d’autres joueurs expérimentés dans l’équipe. Donc c’est toujours un plus, évidemment, dans ces matchs-là, d’avoir des joueurs qui ont déjà vécu ces situations et plusieurs fois.






