Publié le 10 mai 2026 à 23:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Flavien Menant
Bien plus fort que l’AS Monaco, qui devait pourtant jouer son va-tout, le LOSC a logiquement remporté sa sixième victoire consécutive à l’extérieur en Ligue 1 (0-1). Cette dernière, avec le faux pas de l’OL (2-1) à Toulouse, est synonyme de troisième place. Notez les Dogues sur Le Petit Jury en fin d’article.
Le championnat de France se rapproche inéluctablement de son terme et, pour le conclure, l’ivresse du multiplex s’empare des pelouses de Ligue 1 avec huit rencontres programmées en simultané. Bruno Genesio, en avant-match, assurait qu’il ne jetterait pas le moindre coup d’œil aux scénarios des autres rencontres. Il avouait néanmoins que l’importance de l’enjeu faisait inévitablement peser une pression certaine sur ses hommes. Ne restait qu’à la transformer en énergie positive sur le pré.
Des cadeaux provoqués, trop peu appréciés
En dehors de ses bases, là où ses hommes se sont imposés à cinq reprises sur leurs cinq derniers déplacements nationaux, le LOSC débarquait avec un esprit conquérant. Son pressing, mené par les infatigables Matias Fernandez-Pardo et Hakon Haraldsson, mettait le bloc monégasque au supplice, bloc qui vacillait à plusieurs reprises avec des pertes de balle répétées dans son propre camp. L’énergie lilloise faisait effet. Les Dogues ne profitaient néanmoins pas suffisamment de ses cadeaux pour se créer de véritables occasions de but. Seul Ayyoub Bouaddi provoquait un premier arrêt de Lukas Hradecky (15′), quand Matias Fernandez-Pardo croyait s’offrir un penalty, finalement annulé suite à l’intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage (17′).
L’opportunité lilloise la plus franche provenait finalement d’une touche rapidement jouée par Thomas Meunier. Hakon Haraldsson, trouvé, se lançait alors dans une chevauchée tête baissée jusqu’à la surface, à l’approche de laquelle il centrait en force pour Matias Fernandez-Pardo. Ce dernier, malgré sa pointe de vitesse et son bout du pied, manquait le cuir (43′).
Les approximations de Bouaddi
Auteur de la première frappe lilloise (15′), Ayyoub Bouaddi a, pour le reste, été en dilettante. En retard dans de nombreux duels, il écopait rapidement d’un carton jaune (23′) et aurait très bien pu en recevoir un second sans la clémence de Clément Turpin suite à une petite semelle sur Denis Zakaria (28′). Il était également maladroit dans la relance, provoquant une perte de balle d’Aïssa Mandi dans son camp. La tentative de Maghnes Akliouche s’échappait heureusement de la lucarne (39′). Les Monégasques tentaient d’ailleurs de répondre aux offensives lilloises en fin de période, à l’image d’une tentative de Simon Adingra (44′), qui passait juste au-dessus des cages de Berke Özer.
🎙️ Les mots de Ngal’ayel Mukau à la mi-temps de #ASMLOSC sur @beINSPORTS : « On a bien commencé le match. On a eu quelques occasions, et puis, ils ont pris le dessus ensuite. C’est à nous de faire mieux en 2e mi-temps. Ça peut se jouer dans la tête, dans les duels, dans tout… »
— Le Petit Lillois ⚜️ (@LePetitLillois) May 10, 2026
L’impact des entrants
Après de longues minutes d’échauffement, avant et pendant la pause, Nabil Bentaleb faisait son entrée en jeu dès le retour des vestiaires. Ayyoub Bouaddi, en difficulté, laissait logiquement sa place à son aîné (46′). Bruno Genesio ajoutait ainsi de la maîtrise à son milieu de terrain et le LOSC ne lâchait plus jamais le cuir.
Malgré la réalité comptable, un nul ne suffisait pas à l’AS Monaco pour revenir dans la course au Top 4, ce sont bel et bien les Dogues qui menaient, assaut après assaut, la vie dure aux supporters monégasques. Félix Correia, après une combinaison avec Matias Fernandez-Pardo, voyait néanmoins sa première tentative filer dans les airs (48′). Il en était de même sur une frappe lointaine de Romain Perraud (50′), tandis que Thomas Meunier (59′) et Matias Fernandez-Pardo (63′) butaient sur Lukas Hradecky.
Ce sont finalement les entrants lillois qui faisaient la différence. En plus d’Ethan Mbappé, qui apportait de la vitesse à une aile droite délaissée par la passivité de Ngal’ayel Mukau, Gaëtan Perrin était le symbole d’une justesse retrouvée dans les derniers mètres. Touché en profondeur suite à une perte de balle de Lamine Camara, il remisait intelligemment sur Thomas Meunier en fixant Thilo Kehrer. Le Belge profitait de l’intervention de Denis Zakaria, buteur contre son camp (72′), pour faire mouche.
Devant au tableau d’affichage, le LOSC ne savait plus exactement comment négocier la fin de son match. Ses hommes se jetaient parfois vers l’avant, tout en ayant toujours une petite appréhension. Ils ne concrétisaient ainsi pas certaines phases de transition. Il en était de même dans le camp adverse, avec un énorme manqué. Folarin Balogun, Ilane Touré et Mika Biereth butaient tour à tour sur le portier, la défense, ou étaient gênés par leur propre inefficacité (90+1′) avec une tête hors cadre à bout portant.
Le match se terminait sur cet avantage synonyme de succès (0-1). Le parcage lillois exultait, contrastant avec les sifflets qui tombaient des travées de Louis-II.
Sur le podium
Cette victoire lilloise vaut bien plus que trois points. En plus d’écarter définitivement l’AS Monaco dans la course au top 5 et même au podium, le LOSC s’y hisse, profitant du revers de l’Olympique Lyonnais à Toulouse (2-1) pour chiper la troisième marche synonyme de Ligue des Champions.
Le classement
- PSG : 73 points
- RC Lens : 67 points
- LOSC : 61 points
- OL : 60 points
- Stade Rennais : 59 points
- OM : 56 points
- AS Monaco : 54 points
AS Monaco – LOSC : 0-1 (0-0)
33e journée de Ligue 1 – Dimanche 10 mai (21h) –
But(s) : Zakaria (CSC, 72′) pour le LOSC
Avertissement(s) : Bouaddi (23′), Fernandez-Pardo
(54′), Perrin (76′) pour le LOSC
AS Monaco : Hradecky – Kehrer (Biereth 80′), Zakaria (cap.), Mawissa – Teze (Touré 80′), Camara, Bamba (Coulibaly 57′), Adingra (Faes 57′) – Akliouche, Balogun, Golovin (Fati 57′)
LOSC : Özer – Meunier, Ngoy, Mandi, Perraud (Verdonk 89′) – André (cap.), Bouaddi (Bentaleb 46′) – Mukau (Mbappé 61’à, Haraldsson (Alexsandro 89′), Correia (Perrin 71′) – Fernandez-Pardo






