Publié le 14 mars 2026 à 18:51

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Bruno Genesio était en conférence de presse ce samedi, veille d’un déplacement en Bretagne, pour introduire la rencontre à venir (dimanche, 20h45) entre le LOSC et le Stade Rennais. Il s’est majoritairement attardé sur les difficultés offensives rencontrées par son groupe, mettant le doigt sur un axe de progression clair dans son jeu.
Ayyoub Bouaddi au repos
Pourquoi aviez-vous souhaité mettre Ayyoub Bouaddi au repos jeudi ? Son entrée contrainte a-t-elle bouleversé vos plans ?
Il y avait plusieurs choses dans mon esprit. La première, c’est que c’est un des joueurs qui a le plus joué (33 matchs, 2429 minutes) depuis le début de saison avec Benji’ (André, 30 matchs, 2583 minutes). La deuxième chose c’est qu’il a un genou qui le fait souffrir. C’est pour ces deux raisons essentiellement que je souhaitais le ménager un petit peu.
Il a dû rentrer à la mi-temps par la force des choses, parce qu’on a eu quelques problèmes. On verra s’il a bien récupéré pour demain, il pourra certainement débuter je pense.
Une période difficile
Est-ce que tu vis actuellement l’une des périodes les plus compliquées de ta carrière ? Notamment quand on voit les blessés, le fait de ne jamais avoir un effectif au complet…
Difficile à dire, parce que ma mémoire est de moins en moins fiable. En tout cas que depuis ce début d’année, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu autant de faits contre nous : que ce soit les blessures, des buts venus d’ailleurs, des faits de jeu, il y en a eu beaucoup…
Mais c’est comme ça, ça fait partie du métier. Il faut savoir aussi, même dans ces moments-là, être capable de trouver du positif et des opportunités pour rebondir. C’est ce qui est important. On l’a déjà montré.
On a eu un gros passage à vide dans ce début d’année et on a été capable de redresser la barre. En championnat, on est invaincu depuis cinq matchs, même s’il y a eu pas mal de nuls dans ces cinq matchs. On a retrouvé une solidité défensive qui n’est pas négligeable pour avoir des résultats. Il y a aussi dans cette période difficile, malgré tout, quelques motifs de satisfaction et d’espoir. C’est aussi ce que j’ai envie de retenir. Et puis, toutes les situations qu’on vit sont faites pour s’améliorer, pour progresser. Je le vis comme ça, même si je préférerais que ça soit différent.
Carences offensives ? Tentatives d’explication
Je vais formuler une hypothèse : Le fait qu’il y ait beaucoup de bonnes choses entre les 2 surfaces (récupérations hautes, de la possession territoriale, le contrôle du jeu…), est-ce que cette maîtrise ne vous rend pas trop prévisible dans l’aspect offensif de votre jeu ?
Oui, je suis assez d’accord. Je pense que notre jeu est basé sur cette maîtrise, sur un jeu de possession, sur du pressing haut. Je trouve qu’aujourd’hui, le football moderne a tellement évolué. Beaucoup d’équipes sont bien organisées. Beaucoup d’équipes sont bien préparées physiquement.
La plupart des buts, quand on observe les matchs de haut niveau, sont marqués en grande partie sur trois situations : Coup de pied arrêté, transition basse et contre-attaque, ou des transitions à la récupération d’un ballon haut sur le terrain. Je trouve que nous, qui récupérons beaucoup de ballons hauts, on a du mal à se projeter tout de suite dès la récupération. On a parfois tendance à repartir sur un jeu de possession alors qu’on a la possibilité de faire autrement.
Nous, au lieu de profiter d’un déséquilibre et de potentielles ouvertures dans ces situations-là, on récupère le ballon et, souvent, on revient un petit peu derrière ou latéralement. L’adversaire se replace et on se retrouve de nouveau face à un bloc bas. Et face à un bloc bas, toutes les équipes, même les très grandes équipes, elles ont énormément de mal parce que c’est difficile de trouver des solutions. Donc c’est vrai que, en tout cas dans ces situations-là, j’aimerais qu’on aille parfois un peu plus vite vers l’avant et limiter les touches de balle.
Je pense que c’est un des axes de progression qu’on doit avoir dans notre jeu. Et puis, sur les récupérations basses, avoir aussi peut-être cette volonté d’aller attaquer un peu plus vite la surface adverse.
Comment est-ce qu’on fait pour changer ces « mauvaises habitudes » qui peuvent être ancrées chez les joueurs ?
Ce qui est difficile, c’est qu’on n’a pas beaucoup de séances d’entraînement pour travailler. Là, on a joué jeudi. Hier (vendredi), c’était de la récup’. Cet après-midi, ça va être aussi assez calme, puisqu’on est à J-1.
Mais par la vidéo, on va le faire juste avant l’entraînement, pour rien vous cacher. Cela passe aussi par les messages qu’on transmet. Et puis, à chaque fois qu’on aura des semaines pleines après la trêve internationale, notamment, on pourra travailler sur des exercices à l’entraînement.
Vous parliez justement des coups de pied arrêtés. Malheureusement, vous vous en créez beaucoup, mais vous marquez peu. Est-ce quelque chose sur laquelle vous insistez auprès de vos joueurs ?
On en parle. On travaille aussi. On a marqué dernièrement (Nathan Ngoy contre Nantes) sur un deuxième ballon, je crois. Ce n’est pas si vieux. En première partie de saison, on a marqué sur ce genre de situations. Et là, c’est vrai qu’on est un petit peu moins efficaces. Mais c’est aussi un axe de travail. Même si, là aussi, de plus en plus, les équipes défendent de mieux en mieux sur ces phases-là.






