Publié le 14 mars 2026 à 19:31

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Thomas Meunier était de passage en conférence de presse ce samedi, veille de l’affiche de la 26e journée de Ligue 1, pour introduire Stade Rennais – LOSC. Il s’est longuement attardé sur la période difficile traversée et les carences offensives de son groupe. 

Des nouvelles de Thomas Meunier

Thomas, comment vas-tu ?

Je suis prêt à enchaîner, mais en effet j’ai eu une petite déchirure. L’estimation de base, c’était 4 à 6 semaines. Je suis revenu à 4 semaines. J’ai obtenu une demi-heure face à Angers, 10-15 minutes face à Lorient, encore une petite demi-heure contre Aston Villa, donc là j’espère pouvoir franchir (contre Rennes) le cap de la mi-temps jouée. J’espère que, de m’installer sur ce siège en conférence de presse, c’est de bon augure pour la suite.

La dynamique du moment

Comment as-tu vécu cette période difficile depuis le début de l’année pour le LOSC ?

La situation était très, très compliquée, franchement ce n’était pas facile. Avec les blessures et les joueurs partis à la CAN… On a un groupe qui a de la qualité, mais on n’a pas un groupe qui est très, très large niveau volume. Et donc tu as un ou deux blessés, tu as trois ou quatre joueurs qui partent jouer la Coupe d’Afrique, tu ne peux pas dire que tu es condamné, mais tu es chaque fois sur un fil.

En plus, tu joues face à des équipes qui ont repris un peu d’énergie, un peu de force pendant la trêve, qui redémarrent aussi peut-être avec un nouveau staff, avec des transferts, qui sont dans une nouvelle dynamique… Nous, justement, on a senti qu’on était dans une dynamique inversée.

Maintenant ce qui est miraculeux, c’est qu’en ayant perdu énormément de points, on est resté dans le Top 5. C’est du jamais vu. Mais c’est bien pour dire que le championnat de France, c’est un championnat qui est complètement imprévisible. Là où on aurait dû finir peut-être à la dixième place à un moment donné, on est toujours resté top 5, puis on a enchaîné 2-3 victoires, et puis finalement on reste dans le coup. Le top 3 en étant très optimiste, mais la quatrième ou la cinquième place, je pense que d’ici la fin du championnat, ça ne serait pas volé. C’est quelque chose qui est possible.

Des difficultés offensives

Vous avez été attaquant, comment percevez-vous les difficultés offensives actuelles du LOSC ?

En fait, il y a un côté positif et un côté négatif à nos résultats, à nos prestations pour le moment. C’est surtout que, comme le coach le dit si bien, on a encaissé 5 buts sur les 10 derniers matchs, ce qui est une super moyenne. Mais on n’arrive pas à marquer.

Le match contre Villa, étonnamment, on a réussi à se créer plus d’occasions qu’à l’accoutumée, parce qu’on avait une équipe de Villa qui sortait beaucoup plus facilement. On remarque qu’on a du mal à jouer les blocs bas. Tu joues Angers, tu joues Lorient, des équipes de ce style, qui sont toujours contentes et satisfaites de prendre un point en déplacement et, en fait, on n’arrive pas à briser cette barrière, ces murs.

Ça, c’est des trucs qu’on traite ici à l’entraînement. Et je dois être honnête, on fait énormément de petits trucs de jeu dans les petits espaces, même du spécifique entraînement avec des combinaisons à l’entrée des 16 mètres, des choses comme ça. Et à l’entraînement, ça marche plutôt bien. Maintenant, il faut réitérer un match, c’est un peu plus compliqué.

Ce n’est pas facile de trouver la formule magique dans beaucoup de clubs. Maintenant, je pense qu’on a aussi des qualités qui peuvent nous permettre de nous adapter à ce genre de bloc bas. Il n’y a que des solutions, même si c’est vrai qu’on a souvent du mal à les trouver.

Une semaine délicate

Trois déplacements se profilent, et pas des moindres avec Rennes, Aston Villa et Marseille, commente te projettes-tu sur ces rendez-vous au vu des absences ?

Ça, c’est le genre de semaine qu’on gère avec un résultat positif. Diminués ou pas, la seule force, la seule énergie qu’on puisse puiser dans ce genre de rencontre, c’est via une victoire ou du moins un très bon match.

On a besoin d’un match référence pour faire en sorte de nous donner la confiance et de continuer à croire qu’on a le niveau pour performer face à des équipes du top français ou du top européen. J’espère, très franchement, une victoire à Rennes. Et puis après, à Marseille, on verra ce qu’on peut obtenir.