Publié le 13 mars 2026 à 08:17

Gaêtan Perrin sort sur blessure pendant LOSC - Aston Villa.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC repart une nouvelle fois frustré de sa propre enceinte, battu d’une courte tête par Aston Villa ce jeudi (0-1) lors des huitièmes de finale aller de Ligue Europa. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.

Ce que l’on a aimé

> Une ambiance des grands soirs : La pression au coup d’envoi était aussi là, le public lillois allait-il être capable de se laisser emporter par une grande soirée européenne ? De superbes animations, des chants lancés en Nord comme en Sud, un stade debout à l’unisson, on a retrouvé ce frisson. Lillois, lilloises, c’était beau à voir, beau à ressentir. C’est ainsi, au stade, que l’on se sent vivant.

> Aïssa Mandi toujours au rendez-vous : Certains peuvent pointer du doigt une certaine lenteur, mais si le LOSC a réalisé un match globalement très solide, il le doit en grande partie à son international algérien. Il intervient devant Ollie Watkins (22′, 28′, 30′), passe devant Lamare Bogarde (38′) ou coiffe encore Morgan Rogers (45+3′, 48′, 82′). Sans lui, les Dogues ne seraient plus en vie pour le match retour.

> La rentrée d’Ayyoub Bouaddi : Remplacer le grand patron, c’est la mission qu’a remplie Ayyoub Bouaddi ce jeudi à la sortie de Benjamin André. Mis au repos au coup d’envoi, il a rapidement été capable de se mettre au niveau. Il a peut-être été l’un des seuls à avoir été aussi juste techniquement, à jouer vers l’avant lors du second acte. Et ça, c’est assez rare pour le mettre en avant.

Ce que l’on a moins aimé

> Ne pas capitaliser sur son public : L’ambiance était là, le volcan en ébullition, mais le LOSC n’a pas su en jouer pour mettre de la folie en début de match. Ses hommes ont sans doute oublié ce qui avaient fait leur force deux ans plus tôt, avec un match lors duquel ils avaient justement capitalisé sur l’atmosphère lilloise pour prendre les devants (Yazici, 15′). La différence, c’est aussi là qu’elle aurait pu être créée. Mais là encore, on commence presque à croire que ces Dogues préfèrent évoluer en terre hostile.

> Les blessures à répétition : Qu’a fait le LOSC pour mériter ça ? La différence entre une bonne et une mauvaise saison peut parfois se jouer sur le flux de joueurs présents à l’infirmerie. Ce flux, il est tendu dans le Nord, où les allers et venues s’enchaînent sans discontinuer depuis le début de la saison. Ce jeudi encore, le LOSC a été handicapé par deux pépins successifs (André 46′, Perrin 52′). La poisse continue et cela devient sérieusement agaçant.

> Les mêmes maux se répètent : Les matchs se suivent et se ressemblent pour le LOSC, qui semble toujours avoir besoin d’un miracle pour faire trembler les filets. Le déclic espéré en début d’année n’a jamais eu lieu et le problème est toujours là. Les Dogues sont définitivement malades à ce niveau, à croire qu’ils se redécouvrent presque match après match, ce qui rend la probabilité d’un exploit au match retour véritablement faible. Un but en 90 minutes suffit néanmoins pour arracher le nul et potentiellement des prolongations, cela reste dans les cordes de la formation lilloise.

> La maladresse de Berke Özer : Lorsque les difficultés offensives sont si criantes, il faut savoir être solide sur le plan défensif. Le LOSC l’a globalement été, à l’exception d’une dizaine de minutes après l’ouverture du score. Cette dernière peut être imputée à des individualités, notamment à Berke Özer. En difficultés dans son jeu de jambes au cours de la rencontre, il est resté un simple spectateur sur le but inscrit par Ollie Watkins (61′), seule frappe cadrée d’Aston Villa. Le Britannique était lui-même étonné de faire trembler les filets, de quoi enfoncer un peu plus le portier turc, passé à côté. Ce but a d’ailleurs été qualifié de « casquette » par Nabil Bentaleb…

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