Publié le 13 mars 2026 à 15:07

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Battu par Aston Villa (0-1) ce jeudi en huitième de finale aller de la Ligue Europa, le LOSC a déçu la grande majorité des observateurs, en grande partie à cause de son jeu. Walid Acherchour a été très critique au coup de sifflet final.
Loin d’être favori, sur le papier, dans son duel avec Aston Villa, le LOSC a connu une nouvelle déception en s’inclinant d’un petit but (0-1) sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. L’enceinte lilloise, bouillonnante, avait pourtant joué le jeu : « Dans ce genre de soirée, il y a des ingrédients pour faire autre chose. J’ai trouvé que le stade avait été admirable pour un match à 18h45. Ils ont mis le feu, ils étaient là, mais il n’y a quand même rien eu », reconnaissait d’ailleurs Walid Acherchour au coup de sifflet final.
L’éditorialiste, dont les prises de position résonnent sur les ondes de la radio RMC, a été particulièrement critiques envers le visage affiché par les Dogues. Ces derniers n’ont, à ses yeux, rien fait pour espérer mieux qu’une défaite ce jeudi en Ligue Europa.
Une vive déception
C’est ce sentiment, de la déception, que Walid Acherchour partageait en premier lieu sur le plateau de l’émission After Foot : « Je suis déçu, même si je ne m’attendais pas à grand-chose, déclarait-il. Je savais très bien que le rapport de force avec Aston Villa allait être déséquilibré, mais Lille avait fait deux matchs très, très convenables il y a deux ans. Bon, ce n’est pas la même équipe de Lille, mais j’ai quand même été globalement déçu par le match. Il y a une ou deux occasions, mais la maturité, le pouvoir de nuisance dans la surface, c’est très moyen, analysait-il encore. J’ai l’impression que cette équipe-là, sa saison est déjà terminée. Que ce sera une saison yaourt nature de Lille et qu’il n’y aura pas grand-chose à retenir », statuait ainsi l’ancien consultant pour DAZN.
Mais ce n’est pas le pire dans tout ça. La performance lilloise est encore plus décriée au vu de la forme des Villans : « Aston Villa, on ne les a pas senti à 100 % et c’est aussi ça qui est décevant pour Lille, poursuivait encore Walid Acherchour. L’adversaire était en gestion, et malgré ça, c’est insuffisant. Il y a de toute façon des problèmes dans cette équipe, notamment devant, où chaque joueur doit lever le doigt avant de frapper. Il y a aucune personnalité. Et puis, tu as Berke Özer qui te crève sur le lob. Ce qui se dégage autour de ce club de Lille… », ne prenait-il ains même pas la peine de conclure sa tirade.
Bruno Genesio pointé du doigt
Après avoir fait l’analyse de la rencontre, Walid Acherchour tente de prendre du recul : « Lille, depuis le début de la saison, ça n’a jamais cliqué. Il y a un match symbole, c’est la réception du PSG qui avait une équipe C. Genesio, en face, avait mis trois milieux défensifs. Il avait eu très, très peur et ça avait donné un match nul (1-1) après lequel on les avait déchiré, se souvenait-il, jugeant que cela fait bien longtemps que les Dogues ronronnent. Je ne retiens que le match contre l’OM et celui à Belgrade. Parce que cette équipe n’a pas de jus, pas de qualités individuelles. Il y a un problème entre les joueurs et le coach, le coach et les dirigeants. Ils se serrent la main jusqu’à la fin de la saison, mais il n’y a rien, constatait encore l’éditorialiste avant de s’attaquer fontalement à Bruno Genesio. On a vraiment la sensation qu’il ne trouve pas la solution et qu’il n’a plus envie. […] Pas de jus, pas de sucre, dans cette équipe. Et là, c’est encore décevant », concluait-il, bien échaudé par la prestation européenne lilloise ce jeudi.






