Publié le 2 mars 2026 à 08:41

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC est parvenu à s’extirper dans les derniers instants du piège que lui avait tendu le FC Nantes, l’emportant d’une courte tête dimanche (1-0). Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Trois sur trois : Le LOSC vient de conclure une semaine qualifiée de « parfaite » par Bruno Genesio. Trois succès consécutifs, un tel enchaînement ne s’était plus produit depuis la fin du mois de novembre (Paris FC, Dinamo Zagreb, Le Havre, Marseille) et, peu importe la qualité des copies rendues, c’est déjà une réelle satisfaction. Si certaines difficultés persistent, notamment sur le plan offensif, la confiance ne pourra que revenir avec des sourires.
> Les vertus passées : Dans cette mission reconquête, le LOSC renoue avec certaines qualités qui ont fait sa force lors de la première partie de saison. Malgré les difficultés rencontrées, le collectif lillois n’a jamais lâché, jusqu’à faire craquer les Canaris au bout du bout : personne n’a inscrit plus de buts que les Dogues (8) dans le temps additionnel d’une seconde période en Ligue 1 cette saison. Renouer avec des vertus passées, voilà peut-être le début d’un retour en force.
> La fraîcheur de Nathan Ngoy : Déjà buteur à Belgrade, le défenseur central lillois avait dégagé une énergie extrêmement positive lors de son entrée en jeu. Rageur, il a une nouvelle fois été décisif dimanche et s’est spontanément tourné vers les supporters lillois pour célébrer cette réalisation. « On les a un peu déçus ces derniers temps et c’était aussi une manière de se rabibocher », lâchait-il en zone mixte, pensant ainsi aux supporters plutôt qu’à sa propre réussite. Le héros de la semaine se nomme Nathan Ngoy.
> Le retour décisif de Thomas Meunier : Indisponible depuis le 25 janvier, et une blessure contractée lors de la réception du RC Strasbourg (1-4), le latéral belge a pu renouer avec la compétition ce dimanche. Il s’agit évidemment d’un retour bienvenu, pour relancer une saine concurrence avec Tiago Santos. Ayyoub Bouaddi pourra ainsi pleinement se reconcentrer sur le milieu de terrain. Cerise sur le gâteau, Thomas Meunier a déjà été décisif avec une passe décisive pour Nathan Ngoy. Good job !
Ce que l’on a moins aimé
> Des jambes et des têtes lourdes : Après 120 minutes disputées à Belgrade, les jambes étaient particulièrement lourdes ce dimanche et cela s’est sévèrement ressenti. Mais plus que les jambes, ce sont les têtes qui n’avait pas encore totalement switcher. Il va falloir mieux gérer l’enchaînement de matchs lors de prochaines sorties européennes, d’autant plus que ce sera l’OM qui accueillera les Dogues à leur retour de Birmingham à la mi-mars. L’adversité sera bien plus relevée.
> L’ambition nantaise : « L’ambition de produire du jeu », c’est ce qu’avait déclaré Ahmed Kantari en avant-match. Il est difficile de deviner ce qu’il pensait exactement avec ces mots, mais ce qui est certain, c’est que du jeu, il n’y en pas eu à Nantes. Une défense solide et compacte, voilà tout ce qui a été proposé par les Canaris sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy ce dimanche.
> Duo incompris : Ils parlent la même langue, mais ne se comprennent pas sur le terrain. Il s’agit de Tiago Santos et Félix Correia qui n’ont jamais su coordonner leur mouvement au cours de la rencontre. Ils se sont sans cesse marchés sur les pieds : à retravailler.
> Hymne sans saveur ? La réception du FC Nantes a été marquée par un hommage rendu à Antoine, membre historique de la section des Dogues Virage Est (DVE). L’hymne du LOSC a ainsi été décalé, chanté avant même l’entrée des joueurs. C’est trop souvent le cas depuis le début de l’année et c’était une nouvelle fois mou, sans saveur. Juste avant le coup d’envoi, c’est là qu’est sa place.






