Publié le 20 février 2026 à 20:10

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure malgré les difficultés rencontrées par le LOSC en 2026. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire de l’Étoile Rouge de Belgrade (0-1).
C’est un fait assez rare, qui vient à se répéter au fil des joutes européennes : cette rubrique débute une nouvelle fois, après Vigo et Fribourg, la veille de la rencontre tant attendue. Il faut dire qu’entre les séances d’entraînement, les reconnaissances de terrain et les conférences de presse, certaines anecdotes se doivent d’être racontées.
De l’animation en avant-match
On passe rapidement du football au biathlon, et plus précisément au relais féminin que les journalistes, des férus de sport avant tout, quittaient une première fois avec la tête basse. Les Françaises venaient de concéder un tour de pénalité et tout semblait déjà terminé. Mais une trentaine de minutes plus tard, alors que Bruno Genesio et Nathan Ngoy venaient de passer sur leur grill, ils découvraient ébahis que les Bleues se dirigeaient vers le métal tant espéré : l’or. Le LOSC et les Jeux olympiques, les souvenirs de Paris 2024 toujours aussi intenses en mémoire, savent faire passer leurs fidèles par toutes les émotions.
De la Marseillaise à l’aigle bicéphale, il n’y avait qu’un pas ce mercredi pour les journalistes lillois, eux qui s’apprêtaient à être submergés par une marée de leurs homologues serbes. Cette dernière avait, presqu’en intégralité, fait le voyage avec les représentants (joueurs, staffs, dirigeants) de l’Étoile Rouge de Belgrade (on ne fait pas (plus) ça à Lille). Ils arrivaient ainsi tous ensemble au Stade Pierre-Mauroy, submergeant leurs hôtes d’interrogations en tout genre. La méthode pour s’accaparer le wifi (3 conditions doivent être scrupuleusement remplies une à une) a fait l’objet de nombreuses critiques et sobriquets. Même le représentant de l’UEFA fulminait, puisque c’est à cause de ces ondes, et du temps perdu pour obtenir un accès, que la conférence de presse de Dejan Stankovic débutait avec un certain retard. Et oui, il y a un protocole à respecter pour rentrer dans les clous de l’instance footballistique européenne.
Incident et sécurité en éveil
Une seule et unique tentative cadrée (Romain Perraud, 80′) en 90 minutes, faut-il réellement s’attarder sur le déroulé de la défaite concédée (0-1) par le LOSC à l’issue de son duel avec l’Étoile Rouge de Belgrade ? Ce sera un non affirmé, s’en est assez. L’on se retrouve juste après le coup de sifflet final, puisque l’après-match a lui aussi été animé. Des fumigènes ont été lancés sur la pelouse alors que le capitaine Benjamin André tentait de se rapprocher du kop lillois pour le saluer. Seul Aïssa Mandi espérait pouvoir faire de même, au contraire du reste de l’effectif qui changeait rapidement de direction. Des « Mouillez le maillot, on veut des guerriers ! » descendaient alors des tribunes, puis un appel à la démission de Bruno Genesio. C’est dans ce climat tendu que se concluait les hostilités, enfin pas vraiment.
🧨 Des fumigènes ont été lancés lorsque les joueurs ont voulu s’approcher de la tribune active et des « Genesio démission » ont été entonnés après ce #LOSCFKCZ. pic.twitter.com/JzENRng4NO
— Le Petit Lillois ⚜️ (@LePetitLillois) February 19, 2026
La soirée a été marquée par quelques échauffourées entre Lillois et Serbes. Ces dernières ont eu lieu à un point de corner, côté sud, au bord et sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Les forces de l’ordre étaient contraintes d’intervenir, usant notamment de gaz pour stopper toutes velléités. Effet instantané, les yeux piquaient. En coulisses, le processus de sécurité s’activait et l’ensemble des stadiers accourrait dans le tunnel pour bloquer une intrusion potentielle. Toutes les portes, ou presque, se fermaient derrière leur passage, même dans la zone réservée aux médias. Le calme a heureusement, après une dizaine de minutes de tension, vite été retrouvé.
Contraste frappant en zone mixte
Malgré l’apaisement général, l’ambiance restait teintée d’une certaine amertume, celle liée au résultat sportif. Benjamin André, en bon capitaine, était ainsi invité à « assumer » la contreperformance lilloise auprès des médias pour l’ensemble du collectif. Bruno Genesio se faisait quant à lui attendre, s’entretenant pendant de longues minutes avec sa direction avant, d’enfin, faire irruption en conférence de presse. Mais ce délai n’était rien en comparaison avec le temps pris par Aïssa Mandi pour sortir du vestiaire. Il se confiait également, dans la peau d’un leader touché, aux médias. Ayyoub Bouaddi a lui aussi eu besoin de prendre du temps pour lui après cette rencontre, quittant en dernier l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy, aux alentours de la première heure du matin.
Tous ne partageaient pas ce besoin, puisque la plupart des Dogues quittaient expressément leur terrain de jeu. Hakon Haraldsson a par exemple été le premier, le visage fermé et la tête baissée, à mettre les voiles.
Qui veut un cocktail ?
Cette atmosphère contrastait avec celle présente de l’autre côté, dans le vestiaire opposé. Les Serbes étaient, eux, très loin d’être pressés. Après les applaudissements et les chants, des immenses plateaux (2) sur lesquels étaient posées des dizaines et des dizaines de verres contenant un breuvage inconnu étaient acheminés jusqu’à eux. Ils ont ainsi été servis à deux reprises (au minimum), célébrant comme il se doit un succès historique pour l’Étoile Rouge de Belgrade.
Et comme cela ne suffisait pas, ils quittaient la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy en musique. La musique à fond et une valise pour enceinte, elle prit tout son temps pour quitter ses couloirs, narguant ainsi les derniers représentants du LOSC encore présents. Le match retour (26 février, 18h45) est déjà lancé.






