Publié le 20 février 2026 à 07:31

Benjamin André, capitaine du LOSC, à l'échauffement en Ligue Europa.

Crédit Photo : Le Petit LIllois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Au vu de la désillusion vécue face à l’Étoile Rouge de Belgrade ce jeudi (0-1), seul Benjamin André pouvait ouvrir le bal.  Le capitaine du LOSC a assumé, en zone mixte, les responsabilités du collectif lillois, proche de l’élimination en Europa League.

L’analyse du match

Une soirée très frustrante Benjamin André, rien ne s’est passé comme vous l’auriez souhaité ? Il n’y a pas eu beaucoup d’occasions…

Voire pas du tout. On savait que c’était une équipe solide défensivement. On a été surpris au démarrage par leur système. On n’avait pas forcément la réponse à ça derrière. Il y avait beaucoup d’impact et on n’a jamais su s’adapter. C’est une soirée très compliquée au niveau du résultat, ainsi qu’au niveau de la prestation parce qu’on est passé complètement à côté.

De la tribune de presse, on avait le sentiment qu’il y avait moins d’intensité sur le terrain, est-ce que c’était aussi ton sentiment ?

Non, après (il cherche ses mots). Tactiquement, on a beaucoup été gêné. On n’a jamais vraiment su trouver les solutions pour ressortir le ballon. On a essayé de jouer un peu plus sur les longs et les deuxièmes ballons en seconde période, mais on était trop loin les uns des autres. Je pense que l’on a assez vite perdu le ballon aussi. On était un peu dans un ping-pong et c’était difficile, surtout contre des équipes comme ça : quand elles ouvrent le score, tout devient plus compliqué.

Le climat commence à se tendre en tribunes, avec des fumigènes lancés dans votre direction…

C’est le propre du football aussi. On sait qu’ils donnent beaucoup. Certains sacrifient beaucoup de choses pour venir au stade. Ce sont nous les acteurs. Il faut prendre conscience de la situation.

Une pointe d’espoir

À quoi peut-on se raccrocher dans une telle série ? Parce que ce soir (jeudi), il n’y a pas beaucoup de motifs d’espoir…

L’espoir, cela ne veut rien dire. Avec notre première partie de saison, c’était l’inverse. On est toujours bien placé en championnat et il reste encore le match retour (contre Belgrade). Il y a évidemment des enseignements à tirer. Il faut aussi que l’on discute pour, à un moment, essayer de trouver des solutions. On ne peut pas toujours essayer d’être positif. Il y a un moment donné où il faut aussi voir ce que l’on fait et où on en est actuellement. Mais bon, c’est le propre du sport. Il y a des moments très hauts, et d’autres très, très bas. Là, on est dans le bas. On est dans une période très difficile et il faut en prendre conscience.

 On vous sent très défaitiste, vous pensez que c’est déjà plié pour le match retour ?

Non, justement. Il y a un match retour et on peut encore passer. Il faut prendre conscience de la situation et c’est à nous, les acteurs qui sommes sur le terrain, de faire évoluer les choses. La soirée a été difficile, compliquée, on a perdu beaucoup de duels. Je le répète, on n’a pas su s’adapter. Mais il y a encore ce match retour jeudi prochain, un match lors duquel il faudra montrer autre chose.

Revenir plus fort

Tu as connu beaucoup de belles choses depuis que tu es ici. Est-ce la pire période que tu traverses à Lille ?

Il n’y a pas de pires ou de meilleures périodes. Chaque saison est propre à elle-même. Tout ce qu’il faut faire, c’est tirer de bons enseignements pour revenir toujours un peu plus fort. Encore une fois, rien n’est perdu. Ce n’est pas comme si l’on était dixième en championnat et que l’on était sûr de ne pas être qualifié. Évidemment que tout est difficile en ce moment, tout est plus compliqué. Quand il y a une période comme celle-là, la confiance est à 0. Il faut relever la tête et, évidemment, changer d’état d’esprit parce que l’on ne peut pas enchaîner autant de résultats négatifs.

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