Publié le 20 février 2026 à 13:46

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
L’Europe n’a pas redonné le sourire au LOSC, battu par l’Étoile Rouge de Belgrade (0-1) ce jeudi lors du barrage aller de la Ligue Europa. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> La muraille Berke Özer : La satisfaction, elle est là pour le LOSC. Parfois décrié, parfois encensé, il n’a encore une fois laissé personne insensible ce jeudi. Le portier turc a sorti deux parades décisives sur Marko Arnautovic (67′, 87′) et a clairement sauvé les siens. Si les Dogues peuvent encore espérer arracher une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa, c’est simplement grâce à lui.
> L’espoir est encore permis : Voilà ce que provoque les arrêts répétés de Berke Özer. Malgré la différence de niveau, le LOSC ne s’est incliné que d’un petit pion et peut encore y croire. L’espoir est maigre, mais il est toujours là. Il faut s’y accrocher, espérer.
> Ambiance au rendez-vous : La Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy était une nouvelle fois à moitié vide, mais cela ne s’est pas entendu. L’ambiance du premier acte était digne de belles soirées européennes. S’il a été plus difficile de s’emballer par la suite, après l’ouverture du score serbe (45+1′), les encouragements n’ont jamais cessé ou presque. Cet état d’esprit est à souligner. Ce n’est que dans le temps additionnel (90+1′) que le ton changeait en tribunes.
> Une défaite historique : Même dans la désillusion, le LOSC parvient à surprendre, parvient à inscrire son nom dans l’histoire. Et ça, c’est beau : Les Dogues représentent désormais le premier et seul club français de l’histoire à s’incliner à domicile contre l’Étoile Rouge de Belgrade. Cette dernière avait échoué à neuf reprises (7 victoires, 2 nuls) auparavant en Coupe d’Europe. Mieux encore, c’est la première fois qu’un club français chute face à un club serbe à domicile. Tout ce que l’on peut faire, c’est applaudir. Tout ce que l’on peut dire, c’est bravo.
Ce que l’on a moins aimé
> L’absence d’envie : Un an auparavant, le LOSC débutait chacun de ses rendez-vous européens avec la rage au ventre. Cette saison, déjà cinq revers ont été concédés sur cette même scène et la plupart de ces derniers n’ont même pas servi de gifle. Les Dogues entrent sur le pré en traînant des pieds, et le quittent de la même manière. Ce scénario s’est répété ce jeudi, en affichant un visage indigne d’une joute européenne. Même après la pause, réaction il n’y a pas eu. Si c’est pour ne pas jouer, autant rester sous ses draps.
> Une attaque encore muette : Les matchs se suivent et le LOSC encaisse, sans parvenir à faire de même de l’autre côté du rectangle vert. Parfois inefficace, comme à Metz ou contre le Stade Brestois, son attaque à cette fois-ci était aussi muette qu’inexistante. Pas la moindre occasion franche à se mettre sous la dent en 90 minutes, voilà la copie rendue. Cinq buts inscrits en dix matchs, c’est peu, très et trop peu.
> Une première à oublier pour Gaëtan Perrin : Face à Brest le week-end dernier, Gaëtan Perrin inscrivait son 15ème but en Ligue 1 (1 avec Lyon, 13 avec Auxerre, 1 avec Lille) et offrait le nul à des Dogues en difficulté. Il enchaînait ce jeudi avec sa première titularisation avec le LOSC, sa première rencontre sur la scène européenne. Celle-ci est néanmoins a oublié. En manque de rythme, il n’a quasiment rien créé, si ce n’est un centre correct à l’heure de jeu, juste avant sa sortie (62′).
> Un entraîneur sans solution : C’est un sentiment plus que désagréable, mais se cacher derrière les statistiques n’a pas été possible ce jeudi au vu de l’ampleur de la catastrophe (1 tir cadré, 80′). Dix matchs ont déjà eu lieu et les mêmes maux se répètent sans cesse. On ne voit pour le moment pas le bout du tunnel.






