Publié le 7 février 2026 à 13:09

Crédit Photo : LOSC Médias
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure malgré la tempête, celle inhérente aux mauvais résultats du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors du match nul enregistré par les Dogues (0-0) sur la pelouse du FC Metz vendredi.
L’opposition entre le LOSC et le FC Metz, conclue par un score nul et vierge (0-0), n’a pas rabiboché les supporters lillois avec le football, encore moins les 300 présents en parcage visiteurs dans l’enceinte du Stade Saint-Symphorien.
Alors cette rubrique, habituellement réservée à ce que vous n’avez pas vu, espère pouvoir vous faire sourire et citer ce que vous auriez aimé voir. Vous avez aimé Metz-Lille ? Vous aimeriez encore plus ses coulisses…
Une célébration… précoce
La rencontre opposant le LOSC au FC Metz débutait sur les chapeaux de roue avec un penalty provoqué par Matias Fernandez-Pardo… Ce dernier s’était néanmoins écroulé sans que personne ne le touche. La sanction était annulée et il écopait d’un carton jaune (simulation) qui le laissait stupéfait. Son visage, bien capté par la caméra, était digne d’un meme sur les réseaux sociaux (7’). Une dizaine de minutes plus tard, c’est celui d’Alexsandro qui marquait les esprits, incrédule lorsqu’il tranchait un attaquant rennais aux abords de la surface. Tout était propre à ses yeux, ce qui était pourtant loin d’être la réalité (16’). Enfin, pour conclure par les mimiques des Dogues, Romain Perraud s’excusait platement devant Olivier Giroud après un raid solitaire (22’) sur laquelle il l’avait snobé.
Le FC Metz démontrait bien les qualités d’une lanterne, laissant des espaces béants aux Lillois. Ces derniers se muaient néanmoins en barragiste, d’autant plus devant les cages adverses. La tentative de Hakon Haraldsson, qui filait sur la lucarne extérieur (hors cadre), surprenait pourtant un confrère qui célébrait un but ! Il était vite freiné par nos regards insistants : Non, le LOSC ne sait pas faire trembler les filets en 2026. C’est sur des occasions manquées que la mi-temps était sifflée, laps de temps permettant à Xavier Domergue de se recoiffer. De la droite vers la gauche, c’est un sacré tic d’homme de télévision, puisqu’il l’aura réalisé au moins une centaine de fois. À ses côtés, Benoît Cheyrou n’avait pas de quoi l’imiter.
Bouaddi s’impose
Frileux défensivement au cours du premier acte, le LOSC pouvait compter sur Aïssa Mandi pour tenir la baraque lors du second. L’international algérien était revenu sur le pré avec des gants, parfait pour régler le problème.
En parlant de gants, Berke Özer sauvait les siens en fin de match sur une sortie digne d’un handballeur (90+5’). Cette remarque était faite par un photographe, dont le cliché était parfait pour l’immortaliser. Son cliché contrastait avec les sifflets tombant sans discontinuer des tribunes de l’enceinte messine. Cette photographie, ce n’est pas le photographe « perdu » sur son toit (au niveau des projecteurs) qui aurait pu la tirer, lui qui se baladait ainsi d’un côté du stade à l’autre en cours de partie. Il ne pouvait pas non plus entendre la voix de plus en plus porteuse d’Ayyoub Bouaddi. Le milieu de terrain prend de plus en plus d’épaisseur, jusqu’à devenir un communiquant sur le rectangle vert.
« À demain », en zone mixte
La zone mixte du Stade Saint-Symphorien est une bénédiction pour les journalistes, placée pile entre les vestiaires et la sortie emmenant au parking, sans aucun moyen d’en échapper : le piège parfait (qui est censé être la norme dans toutes les enceintes…). Cela n’est néanmoins pas un gage de réactions, mais au moins d’interactions, même très brèves.
L’interlude
Cette disposition n’a rien changé pour Olivier Giroud, qui ne regarde les médias que d’un œil pour généralement donner de son temps à des « distractions » extérieures. Il passait cette fois-ci quelques minutes avec de jeunes supporters messins, eux qui étaient présents à une poignée de mètres des médias à quelques jours de leur anniversaire respectif. Des clichés et des signatures, le vétéran lillois est rodé. C’était moins le cas de Benoît Tavenot, entraîneur plutôt bourru du FC Metz, qui ne répondait ni aux félicitations, ni aux demandes de cette jeunesse.
En attendant, en zone mixte, l’ambiance était mise par Ici Lorraine, dont le consultant débriefait la rencontre à haute voix, comme s’il était dans sa salle de bain. L’ensemble des journalistes pouvaient ainsi suivre, malgré eux, ses analyses du bon résultat des Grenats. Cet interlude, entre la descente des tribunes et les premières réactions, se poursuivaient par « l’intrusion » d’un photographe de presse qui, voyant ses compères traîner leur spleen, se lançait dans une imitation : réaliser la réaction la plus neutre en se mettant dans la peau d’un joueur. La mise en scène était parfaite, même si coupée au montage. Les gars ? Personne ne s’est emmêlé les pinceaux et en a fait un papier quand même ? On croise les doigts.
Rendez-vous à Luchin
Venait ensuite le temps des vrais athlètes, et non plus des pâles copies. Ayyoub Bouaddi, de plus en plus à l’aise dans l’exercice, prenait ainsi la défense du collectif lillois, conservant un état d’esprit positif malgré le goût amer du nul concédé (0-0) ce vendredi. Les apparitions s’enchaînaient ensuite, sans aucun arrêt. Les éléments offensifs paraissaient notamment touchés, à l’image d’un Hakon Haraldsson qui filait droit le regard tourné vers l’horizon ou d’un Matias Fernandez-Pardo aux yeux embués. Noah Edjouma, sollicité pour échanger autour de sa première, s’excusait poliment. Escorté par la sécurité lilloise, il ne pouvait point nous accorder quelques minutes.
Pas de trace d’Olivier Létang, pris par des obligations familiales, mais Soriba Diaoune nous donnait rendez-vous « demain (samedi) » au Domaine de Luchin pour la sortie de la réserve du LOSC. Cette dernière, menée par Stéphane Pichot, s’oppose à l’Amiens SC à 16 heures. Entré en jeu à vingt minutes du terme à Metz, le jeune lillois pourrait rejouer en National 3 et profiter, qui sait, d’un succès. Le bal des joueurs se concluaient par Gaëtan Perrin, qui s’arrêtait quelques instants pour partager sa frustration. En tant que nouvel élément offensif, il espère pouvoir remettre rapidement les têtes à l’endroit. Cela commencera d’abord par retrouver l’ensemble de ses propres moyens.
Vol à l’étalage
La soirée se terminait par certaines interactions loufoques. Alors que la majorité des journalistes pianotaient frénétiquement, d’autres tentaient de gratter ce qui pouvait encore l’être. Des informations ? Non, loin de là. D’ultimes sandwichs étaient chipés en cuisine, tandis qu’une bouteille d’un partenaire, présente sur le pupitre de l’auditorium sur lequel s’étaient tour à tour présentés Bruno Genesio et Benoît Tavenot pour échanger avec les médias, avait été goulûment bu. C’est ainsi, sur ces dernières scènes, que le Stade Saint-Symphorien laissait filer un à un ses acteurs et éteignaient progressivement chacun de ses projecteurs.






