Publié le 2 février 2026 à 09:09

Soriba Diaoune sert la main à Ruben Kluivert, l'OL bat encore le LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Un succès et c’est tout. Le LOSC a rechuté et goûté à une troisième défaite contre l’Olympique Lyonnais (1-0) ce dimanche. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.

Ce qu’on a aimé

> La recherche d’une continuité : Jouer deux fois d’affilée sans Olivier Giroud dans une position de titulaire, cela ne s’était produit qu’une seule et unique fois cette saison. Remplaçant contre le PAOK, il avait manqué la réception du FC Metz en raison d’un pépin physique, puis mis un match à retrouver du rythme. Cette fois, sa présence sur le banc était volontaire, comme contre le SC Fribourg. Bruno Genesio, à la recherche d’une nouvelle continuité, avait d’ailleurs misé sur le même système que contre cet adversaire européen. Sur le fond, sans prendre le score en compte, cela a été un pari payant puisque les Dogues ont maîtrisé leur sujet. Au tableau d’affichage, la réussite a malheureusement manqué.

> Un milieu de terrain retrouvé : Dans un creux depuis plusieurs semaines, Ayyoub Bouaddi retrouve de sa superbe. A l’exception du but lyonnais, sur lequel il peut faire mieux dans son placement, il a été partout, tout le temps, jusqu’à dépanner au poste de latéral droit en fin de match. La présence de Benjamin André à ses côtés n’y est sans doute pas pour rien, surtout que le capitaine lillois relève le niveau depuis son retour. Le duo fait la pair.

> Endrick dans la poche : Véritable poison depuis son arrivée à Lyon, le Brésilien Endrick a été invisible ce dimanche, totalement neutralisé par Aïssa Mandi. Ce dernier affichait la couleur dès les premières minutes, réalisant un tacle glissé féroce pour le stopper régulièrement en pleine course (7′). Le duel avait, déjà à cet instant, été remporté par l’international algérien. Dommage, le danger est venu d’ailleurs…

> Les galères des concurrents directs : Se réjouir du malheur des autres n’est pas foncièrement ce qu’il y a de plus joli, mais lorsque cela ne concerne que du football et un classement, peu importe. Cela fait désormais un mois complet que le LOSC est à l’arrêt et, pourtant, seul l’Olympique Lyonnais lui est passé devant. Le Stade Rennais, sixième, a notamment manqué le coche à trois reprises, tout comme le RC Strasbourg (7e) et le Toulouse FC (8e) ce dimanche. Toujours cinquièmes, les Dogues peuvent au moins se satisfaire de ça.

Ce qu’on a moins aimé

> Un côté droit absent : Alignés une seconde fois l’un derrière l’autre, Tiago Santos et Ngal’ayel Mukau n’évoluent pas en symbiose, du moins pas pour le moment. Le premier nommé a été très en difficulté défensivement et dans son jeu avec ballon. Il n’a jamais été dans le rythme, tout comme son compère. L’international congolais a eu une influence minime sur le jeu, tout en manquant de mordant dans les duels. Enfin, ensemble, ils se sont tous deux fait manger par Ruben Kluivert sur le seul et unique but de la rencontre (Nartey 37′).

> L’incapacité à faire la différence : Les matchs se suivent, de nouvelles compositions sont alignées, mais rien ne change vraiment. Le LOSC donne l’impression de pouvoir jouer des heures tout en étant incapable de faire les trembler les filets. Ce dimanche encore, hormis deux petites tentatives en première période (Perraud 13′, Fernandez-Pardo 37′), cette impuissance a été constatée. Dès leur entrée dans les trente derniers mètres, les Dogues semblent perdre tous leurs moyens.

> L’entrée tardive de Soriba Diaoune : Comme embourbé, c’est suite à l’entrée de Soriba Diaoune (85′) qui tentait d’ailleurs sa chance à deux reprises, que le LOSC retrouvait un peu de vitalité. Si tout n’a pas été parfait, le jeune lillois est volontaire, engagé, et c’est souvent lui qui amène le plus de danger. Pourquoi ne rentre-t-il pas un peu plus tôt ? C’est une question que l’on se pose, et nous ne sommes pas les seuls.

> Bruno Genesio impuissant contre Paulo Fonseca : C’est une statistique peu reluisante, d’autant plus pour un entraîneur de sa stature, mais Bruno Genesio n’est jamais sorti vainqueur d’un duel avec Paulo Fonseca. Ils se sont pourtant affrontés à huit reprises, pour 4 nuls et 4 défaites, dont une nouvelle ce dimanche (1-0). Difficile de ne parler que de coïncidence au vu de la récurrence des faits. Le Portugais est d’ailleurs le technicien qu’il a le plus rencontré, sans jamais en venir à bout, au cours de sa carrière.