Publié le 26 janvier 2026 à 14:40

Gary O'Neil, entraîneur du RC Strasbourg

Crédit Photo : Carl Recine/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le RC Strasbourg a aisément disposé du LOSC (1-4) ce dimanche en clôture de la dix-neuvième journée de Ligue 1, au point de placer ce succès au-dessus de tous ceux glanés plus tôt dans la saison.

Malgré son retour à domicile, la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy était par le passé une forteresse, le LOSC n’a pas été plus conquérant ce dimanche, très largement battu par le RC Strasbourg. Joaquin Panichelli (25′), Julio Enciso (26′) et Martial Godo (59′, 72′) ont tour à tour fait parler la poudre, quand la seule réponse lilloise a été une réalisation tardive inscrite par Matias Fernandez-Pardo (90+3′).

« Quand tu viens à Lille, tu sais que ce n’est pas facile »

Cette dernière, malgré l’incontestable succès (1-4), a laissé un goût amer dans les rangs strasbourgeois : « Un 4-0 aurait été parfait, alors je suis un peu déçu par ce but concédé à la fin, surtout pour Mike Penders qui a réussi une belle prestation et aurait mérité de réussir un clean-sheet », regrettait Gary O’Neil lors de son passage en conférence de presse.

« Mais je suis bien sûr très satisfait de notre performance, car quand tu viens à Lille, tu sais que cela ne sera pas facile, poursuivait-il, évidemment ravi par la prestation des siens. J’ai pris du plaisir à voir jouer mon équipe et j’adore la façon avec laquelle mes joueurs veulent à la fois tout bien assimiler, bien comprendre et toujours tout donner sur le terrain. »

L’entraîneur continuait d’analyser la rencontre, sans véritablement se concentrer sur le LOSC : « Mes joueurs ont en effet su prendre les bons espaces dans le bon timing. Mon travail est de savoir leur faire trouver le bon équilibre entre le fait d’être excité dans le bon sens, tout en étant pas trop « fous » et en gardant un certain équilibre permettant de bien gérer les temps forts et les temps faibles. Les remplaçants ont aussi eu un impact positif et c’est une très bonne chose », se félicitait-il encore, lors d’un passage médiatique qui aura duré plus d’une dizaine de minutes.

Valentin Barco

C’était un discours étonnant, mais Valentin Barco (21 ans) partageait une certaine forme de colère au coup de sifflet final. Il était dégoûté, à chaud, d’avoir encaissé un but en fin de match (Fernandez-Pardo, 90+3′). « On n’est pas content parce qu’on vient de prendre un but… Si on veut progresser, il va falloir que l’on soit plus rigoureux et jusqu’au bout », s’agaçait-il à la surprise générale.

L’Argentin finissait tout de même par sourire : « Mais, maintenant, on est content de l’équipe parce qu’on a fait un grand match contre une grande équipe. On est prêt pour la suite », promettait-il à ses supporters, à l’aube d’un duel avec le Paris Saint-Germain.

Martial Godo

Enfin, pour conclure le bal des réactions, c’est Martial Godo qui apparaissait en zone mixte. En comparaison avec la tristesse lilloise, son énergie positive ne pouvait que donner le sourire à l’ensemble des journalistes présents face à lui, même les Nordistes. Auteur d’un doublé (59′, 72′) contre le LOSC ce dimanche, ses 3e et 4e buts avec le RC Strasbourg depuis le début de l’année, il avouait avoir « déposé un cierge à l’église » et « prié en début d’année » pour pouvoir être plus efficace en 2026.

Le résultat est là, pour le moment, même si c’est parfois peu académique. « Mon but, de l’épaule ou du torse ? C’est comme tu veux », répondait-il ainsi spontanément à son interlocuteur. « Certains pensaient que c’était la main, mais non, ce n’était pas ma main. J’ai eu confiance et, Dieu merci, c’est rentré », souriait-il.

Le Strasbourgeois de 22 ans concluait son discours en jugeant que la copie rendue par le collectif alsacien avait été très aboutie, sans doute même la plus aboutie de l’exercice en cours : « Le nouveau coach est bien. On travaille dur. Tout le monde dit que l’on est jeune, mais on veut montrer le plus possible et atteindre le Top 4. On est tous ensemble, soudés pour la Champions League, clamait-il. Je pense que c’est notre meilleur match de la saison. »

« Il faut désormais garder cette dynamique, la bonne mentalité, parce que c’est le Paris Saint-Germain la semaine prochaine. Ce sera un grand match. Il faut prendre la victoire à la maison et retravailler, encore et encore », terminait Martial Godo, désormais tourné vers la vingtième journée de Ligue 1… et un nouveau choc en perspective.

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