Publié le 23 janvier 2026 à 09:05

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Représentant du vestiaire lillois, d’autant plus en temps de crise, Aïssa Mandi s’est présenté devant les médias ce jeudi, à l’issue de la défaite du LOSC (2-1) sur la pelouse du Celta Vigo en Ligue Europa.
Après Romain Perraud, qui enchaîne les apparitions médiatiques depuis plusieurs semaines, c’est Aïssa Mandi qui apparaissait en zone mixte ce jeudi. À peine de retour de la Coupe d’Afrique des Nations, l’international algérien a d’ores et déjà retrouvé son rôle au sein du vestiaire, celui de bouclier. Il s’est cependant quelque peu effrité ces dernières heures. S’il réclame « du positif » et « un vestiaire uni » dans l’adversité, Aïssa Mandi, l’un des cadres de l’effectif du LOSC, n’a pas hésité à remettre en question le mérite de son collectif, ni à pousser les siens vers une évidence : « le rachat » à l’approche de deux matchs programmés à domicile.
Les mêmes maux
Une entame comme ça, c’est difficile de courir après le score. Vous vous êtes mis en difficulté dès le départ…
Je n’ai rien à ajouter, c’est une entame un peu catastrophique où on donne un but. Après, on a encore la chance d’être à 10 contre 11 quasiment pendant tout le match (60 minutes). Mais on encaisse un but en supériorité numérique et on n’arrive pas à marquer à part à la fin. C’est à l’image de nos derniers matchs, de notre série un peu négative. Il faut rester concentrés, positifs et aller au prochain match avec beaucoup plus d’intensité pour gagner.
Il y a un scénario qui se répète où devant, ça ronronne. Vous avez la maîtrise mais la dernière passe, le dernier geste, c’est compliqué…
Ce n’est pas seulement compliqué devant. On manque d’efficacité défensive, on fait trop de cadeaux, et on manque d’efficacité offensive parce qu’on ne marque pas assez de buts. C’est une histoire de collectif, d’équipe. Il faut rester unis dans ce genre de moments et c’est seulement comme ça qu’on peut sortir la tête de l’eau.
Comment expliques-tu qu’en supériorité numérique, vous ne mettiez pas en danger cette équipe ? Qu’est-ce qui se passe sur le terrain pour ne pas y arriver ?
C’est très dur d’analyser ça à chaud. Ce sont des choses que le coach doit nous dire pour nous améliorer. Ils ont aussi bien défendu et nous, on a pas réussi. On a eu cette situation en première partie de saison avec une série négative, lors de laquelle on concédait des pénalties et on perdait à la fin. On a réussi à s’en sortir en étant unis. Il n’y a que comme ça qu’on peut changer la donne.
Et la suite ?
Strasbourg, Fribourg et Lyon sont vos prochains rendez-vous. Pour l’instant, tout est encore jouable, mais il faut réagir dès dimanche.
Les matchs qui viennent sont très importants mais pas décisifs, il ne faut pas se mettre plus de pression que ça. De toute façon, on va y aller pour gagner. On est en plus à domicile, devant notre public, on doit se racheter de beaucoup de choses. On attend beaucoup de soutien de notre public pour inverser la tendance.
Fribourg, c’est quand même décisif…
Bien sûr. On est à domicile, on a un match pour pouvoir se qualifier. Si on n’arrive pas à avoir au moins un point ou trois points sur ce match-là, c’est que malheureusement on ne méritait pas de se qualifier.






