Publié le 23 janvier 2026 à 00:09

Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, est prostré sur son banc.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

A l’issue de la défaite du LOSC à Vigo, Bruno Genesio est apparu irrité en conférence de presse. Le technicien des Dogues veut assumer ses responsabilités ces prochains jours.

On a l’impression qu’il n’y a rien qui tourne au rond en ce moment pour votre équipe et qu’en même temps elle manque de ressorts. Est-ce que vous partagez cette analyse à l’issue de cette défaite ?

En ce qui concerne la première partie de votre affirmation, je suis d’accord pour la blessure de Nabil Bentaleb. Parce que c’est un coup du sort, une fois de plus, ça commence à faire beaucoup. On a perdu le capitaine, on a perdu Nabil Bentaleb, on a perdu Hamza Igamane, Osame Sahraoui. Ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas. Et parfois c’est la loi des séries, c’est la malchance. Donc ça oui, ça ne tourne pas dans notre sens. Pour le reste, ça n’a rien à voir. Quand vous reproduisez les mêmes erreurs depuis quatre matchs, c’est pas que la réussite. C’est qu’on n’apprend pas de nos erreurs. Et lorsqu’on n’apprend pas des erreurs, c’est un autre problème. Ce n’est pas la malchance. Donc tout le monde va devoir assumer. Moi je vais assumer parce que c’est moi le responsable. Le premier responsable c’est moi et je vais assumer mes responsabilités. Mais je pense qu’il y a aussi beaucoup de gens qui doivent se remettre en question et assumer les leurs. Mais les miennes, je vais les prendre.

Ça veut dire quoi, assumer vos responsabilités ? C’est-à-dire faire des choix forts ?

Vous verrez dans les jours qui viennent, mais je vais les assumer.

On s’en remet aux plus jeunes joueurs de l’effectif pour créer quelque chose.

Cette première minute, comment vous l’expliquez ?

Il n’y a rien à expliquer. Ça fait quatre matchs. Il n’y a plus rien à expliquer. C’est inexplicable. Soit on ne se prépare pas bien, encore une fois c’est ma faute. Si on ne se prépare pas bien, c’est moi qui suis responsable de la préparation du match. Soit on pense qu’on est un tournoi de sixte. Mais si on pense ça, c’est aussi ma responsabilité. Donc à partir d’un moment donné, il faut arrêter de tirer des enseignements, tirer des choses factuelles. Il faut assumer les choses. Parce que quand ça se reproduit, ce n’est pas le hasard. Ce n’est pas le manque de réussite, ce n’est pas le manque de chance, bien sûr que c’est autre chose. Mais ce qu’on fait dans le jeu depuis le début de l’année, c’est juste à la limite du scandale.

Vous parliez du milieu de terrain. Vous avez mis Mukau et vous avez fait rentrer Mandi parce qu’il n’y avait pas vraiment d’autre solution. Qu’est-ce que vous avez pensé de leur association qui sera peut-être amenée à durer ?

Aissa a fait une bonne entrée, que ce soit au milieu ou derrière. Il a apporté de la sérénité et de la stabilité. Aujourd’hui, on a un secteur de jeu qui est très dégarni puisque ce soir, on avait la suspension d’Ayyoub Bouaddi, la blessure de Benjamin André puis la blessure de Nabil Bentaleb en tout début de match. Forcément, on s’est adapté. Mais ce n’est pas là-dessus qu’on perd le match. Il nous a manqué beaucoup, beaucoup trop de choses, comme il nous en manque beaucoup, beaucoup trop de choses depuis le début de l’année 2026. On a fait une très bonne première partie de saison. Peut-être qu’on s’est enflammé, peut-être qu’on s’est cru trop beau. Peut-être que je n’ai pas été assez prévenant. On va changer les choses. Les choses vont changer.

Malgré ce début de match très compliqué, vous avez près d’une heure de jeu en supériorité numérique et vous n’arrivez malgré tout pas à prendre l’avantage. Pire encore, vous prenez un deuxième but. Je suppose que ça aussi, c’est la source d’une grande frustration.

Oui et c’est pour ça que je vous dis qu’il y a des responsabilités à assumer. Ce n’est pas normal quand on joue quasiment une heure à 11 contre 10 qu’on ait 21 tirs et seulement 4 cadrés, qu’on touche 41 ballons dans la surface sans se créer une demi-occasion. On s’en remet aux plus jeunes joueurs de l’effectif pour créer quelque chose.

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