Publié le 23 janvier 2026 à 08:08

Crédit Photo : LOSC Médias
Le LOSC a vécu un quatrième revers consécutif ce jeudi, battu en Espagne par le Celta Vigo (2-1) lors de la 7e journée de Ligue Europa. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé pendant cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Soriba Diaoune montre l’exemple : En avant-match, lors de son passage en conférence de presse, Bruno Genesio exprimait ses doutes quant à la possibilité de voir Soriba Diaoune débuter des rencontres. « Ce n’est peut-être pas lui rendre service de le lancer tout de suite », lançait-il à Vigo. Le lendemain, plus de 24 heures plus tard, le jeune attaquant a une nouvelle fois été décisif. C’est de lui qu’est venu le seul faisceau de lumière dans le noir lillois, se muant en passeur pour Olivier Giroud (86′). « On s’en remet aux plus jeunes joueurs de l’effectif pour créer quelque chose », fustigeait l’entraîneur du LOSC à l’issue de la défaite des siens (2-1) en Espagne. Soriba Diaoune va peut-être finir par (encore) forcer son destin.
> Olivier Giroud retrouve le chemin des filets : Décisif, Soriba Diaoune servait Olivier Giroud sur un plateau, enfin trouvé au bon endroit et au bon moment par ses coéquipiers. S’il n’a pas vécu un match évident, mais plutôt ingrat, renouer avec le chemin des filets ne peut qu’être positif. L’attaquant lillois n’avait plus marquer le moindre but depuis son doublé contre le Paris FC inscrit le 23 novembre dernier. Un terme a été mis à la disette.
> Le soldat Aïssa Mandi : Reposé pour offrir une opportunité à Alexsandro de s’exprimer, lui offrir du temps de jeu, Aïssa Mandi a rapidement fait son retour sur le pré. Il a intégré le milieu de terrain lillois à la sortie de Nabil Bentaleb (9′), qu’il a remplacé au pied levé sans échauffement. Il a évidemment eu du mal à se situer à ce poste inhabituel, mais son dévouement est une fois de plus à mettre en lumière. « Aissa a fait une bonne entrée, que ce soit au milieu ou derrière. Il a apporté de la sérénité et de la stabilité », saluait de son côté Bruno Genesio au coup de sifflet final.
Ce que l’on n’a pas aimé
> Alexsandro, encore trop tôt : De retour de blessure depuis le début de l’année 2026, Alexsandro n’a pas encore disputé le moindre match complet. Expulsé contre le Stade Rennais (13′) en Ligue 1, il a cette fois offert l’ouverture du score au Celta Vigo après 35 secondes de jeu sur une mauvaise relance. Le Brésilien a été remplacé (puni) à la pause. Cela semble donc être encore trop tôt pour qu’il puisse faire son retour et, alors que Bruno Genesio a invité tout le monde à prendre ses responsabilités, il fait partie des individualités devant se remettre en question.
> Des discours qui se répètent, de beaux discours sans effet : Une erreur commise d’entrée, ce n’était pourtant pas faute d’avoir prévenu. Cela fait désormais plusieurs semaines que l’on entend le même discours lorsque l’on tend l’oreille dans le Nord : Bruno Genesio déplore match après match les trop « nombreuses erreurs » commises par ses hommes, leur manque de « maturité » face à l’adversité. « On s’est dit les choses », confirment ensuite les joueurs. Rien ne change pourtant. Le discours passe-t-il encore ? Il en de même pour les Dogues, le vestiaire, qui répète ses ambitions sans s’en montrer digne sur le pré. Des paroles sans acte…
> Les blessures s’accumulent : Véritablement en panne, en manque d’idée et plus fragile que jamais sur le plan défensif, le LOSC doit en plus composer avec d’importantes absences. Plutôt épargné lors de la première partie de saison, son vestiaire vient d’enregistrer trois blessures consécutives en une dizaine de jours : Benjamin André (épaule), Hamza Igamane (ligament croisé) et maintenant Nabil Bentaleb (clavicule). Il faut encore ajouter Osame Sahraoui, jamais à 100 % à cause de sa pubalgie. Le mal est aussi là pour les Dogues.
> Déjà la perte d’un ADN européen ? Au cours de la saison écoulée, le LOSC enchaînait une deuxième campagne européenne réussie. Après la Ligue Conférence, les Dogues parvenaient à briller en Ligue des Champions. Ils déjouaient les pièges, regarder droit dans les yeux chaque formation, comme si le club avait soudainement grandi, était désormais capable de prendre la mesure de ses rendez-vous européens. Il n’en est plus rien cette saison, à l’image du désastre qu’avait été la réception du PAOK Salonique (23/10, 3-4). Le LOSC s’est-il vraiment forgé un ADN européen ? Plus certain…






