Publié le 18 janvier 2026 à 21:23

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
De retour de la Coupe d’Afrique des Nations, Aïssa Mandi retrouvait immédiatement sa place de titulaire dans la défense centrale du LOSC vendredi, même face au Paris Saint-Germain (3-0). Son statut paraît indiscutable.
Membre le plus expérimenté (joueur le plus capé : 115) de la sélection algérienne, Aïssa Mandi (34 ans) a presque participé à l’intégralité des rencontres disputées des Fennecs à la Coupe d’Afrique des Nations (421 minutes sur 480 possibles) 2025 au Maroc. De retour depuis une petite semaine sur le continent, et plus précisément dans le Nord, il était déjà titularisé par Bruno Genesio vendredi. L’international algérien était aligné en charnière centrale aux côtés de Nathan Ngoy sur la pelouse du Parc des Princes. Malgré la lourde défaite concédée (3-0), il livrait une prestation sérieuse, comme à son habitude.
Que veut dire ce retour immédiat dans le onze de départ ? Sans doute qu’Aïssa Mandi est le choix numéro 1 de Bruno Genesio, le taulier de la défense centrale lilloise. Il n’a pourtant pas été élu « défenseur de l’année 2025 » par les supporters du LOSC, constat que le principal intéressé semblait partager en zone mixte ce vendredi. « Taulier, c’est un bien grand mot, souriait-il, presque gêné. Je ne fais que revenir, c’est le coach qui a décidé de me titulariser. J’étais simplement disponible pour l’équipe », déclarait le défenseur central lillois à notre micro.
Pas de taulier, mais…
Aïssa Mandi ne serait donc pas, malgré les 20 apparitions (1551 minutes) accumulées depuis le début de la saison, déjà, le taulier de la défense du LOSC. Interrogé quelques minutes plus tard, Bruno Genesio acquiesçait, sur la même longueur d’onde que son leader de vestiaire.
« Non, je n’ai pas forcément de taulier indiscutable en défense centrale », nuançait d’entrée de jeu le technicien lillois en conférence de presse. Aïssa Mandi apparaissait tout de même à ses yeux comme un choix logique. « Mais Aïssa, avant son départ à la CAN, avait fait de très bons matchs. Il nous avait amené une stabilité. Alex’ revient de blessure après trois mois et demi. On ne revient pas comme ça du jour au lendemain. On ne retrouve pas son niveau du jour au lendemain. Je pense qu’il a besoin d’un petit peu de temps (ce qu’il n’avait pas laissé à Nabil Bentaleb un an plus tôt, ndlr). Pour moi, plusieurs raisons m’imposaient de faire débuter Aïssa ce soir (vendredi) », s’expliquait ainsi Bruno Genesio, toujours à notre micro. Aïssa Mandi est donc désormais un symbole de « stabilité » dans les rangs lillois. C’est peut-être mieux que la simple dénomination de « taulier ».






