Publié le 12 janvier 2026 à 14:37

Le Stade Pierre Mauroy à moitié vide pour LOSC - OL.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a chuté pour sa deuxième sortie de l’année (1-2 contre l’OL), une chute synonyme d’élimination de la Coupe de France. Voici ce que l’on a aimé et moins bien aimé dans cette rencontre.

Ce qu’on a aimé

> Nabil Bentaleb en taulier : En l’absence d’Aïssa Mandi et d’Alexsandro, tandis que Chancel Mbemba venait à peine de faire son retour de la CAN et que la marche semblait trop haute pour Maxima Goffi, Nabil Bentaleb retrouvait une nouvelle fois un rôle en charnière centrale ce dimanche, rôle qu’il endosse telle une seconde peau. L’international algérien a une nouvelle fois performer, s’affirmant comme une réelle option à ce poste, peu importe l’adversité proposée. Il semble avoir pleinement, à 6 mois de la fin de son contrat, retrouvé son statut de cadre.

> Le soutien pour Benjamin André : Victime d’une mauvaise chute après un duel avec Corentin Tolisso, Benjamin André restait au sol en se tenant l’épaule. Pris en charge par le staff médical, il sortait sous les applaudissements de tout un stade (57′). Son nom était scandé par le kop lillois jusqu’à ses dernières foulées, le respect logiquement dû à un grand capitaine. Les messages sont également nombreux sur les réseaux sociaux.

> Le retour de Tiago Santos : Peu inspiré ces dernières semaines, que ce soit lors de ses entrées ou de sa titularisation à Créteil, Tiago Santos a cette fois rappelé à son public ce dont il pouvait être capable. Généreux dans l’effort, il a toujours été force de proposition, à l’image du duo momentanément formé avec Ethan Mbappé. Sa tentative spontanée et lointaine, celle qui se fracassait sur le poteau de Remy Descamps (88′), a fait émerger de vieux souvenirs aux supporters lillois. Le Portugais avait inscrit un but phénoménal de ce genre contre l’OL le 26 novembre 2023. Il n’était pas loin de réitérer la performance, signe, peut-être, qu’il est sur la bonne voie.

> Le calme retrouvé : La réception du Stade Rennais avait été synonyme de tension une semaine auparavant. Si le résultat engrangé est tout aussi déceptif ce dimanche, le cadre est bien plus propice au travail. Bruno Genesio a retrouvé son calme, restant d’ailleurs une dizaine de minutes en conférence de presse. Il a répondu à toutes les questions, même celles moins appréciables. Le calme, c’est parfaitement ce qui qualifiait la zone mixte, loin cette fois de toute tension. Les Dogues vont ainsi pouvoir se remettre au boulot.

Ce qu’on n’a pas aimé

> Arnaud Bodart, encore lui : Second dans la hiérarchie des gardiens lillois, Arnaud Bodart a encore frappé un grand coup, marquant les esprits en rendant une copie… mémorable. S’il s’était repris à Créteil après un déplacement manqué à Nice, le portier a de nouveau vécu une sale soirée, fautif dès les 40 premières secondes. Il offrait ainsi l’ouverture du score à Afonso Moreira (1′). La Coupe de France était censée être sa compétition, il ne la reverra plus de sitôt, du moins pas avant la saison prochaine.

> Le mollasson Félix Correia : Préféré à d’autres ailiers, Félix Correia a parfois étonné, comme lorsqu’il sort le ballon en touche avant d’infliger un petit pont à un défenseur lyonnais. Mais ce qui a énervé, notamment Benjamin André, c’est sa faible présence dans certains duels défensifs. Mollasson une première fois, il était rappelé à l’ordre en première partie de rencontre alors que le fait qu’il se soit fait passer trop facilement, sans réellement se battre, avait fragilisé l’ensemble du bloc lillois, il répétait pourtant la chose. C’était tout au début de l’action qui amenait le deuxième but lyonnais. Benjamin André s’agaçait une seconde fois, lui aussi, pendant que les Gones célébraient de leur côté. Le mal était fait.

> Le stade à moitié vide : La Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy était plus que clairsemée ce dimanche. Seuls 20 000 supporters (en comptant plus d’un millier de Lyonnais), soit moins de la moitié de sa capacité totale, ont assisté à cette rencontre entre le LOSC et l’OL. C’est peu. Il s’agissait pourtant de l’affiche des seizièmes de finale de la Coupe de France, affiche qui a suscité autant d’engouement que la réception des Norvégiens du SK Brann quelques mois plus tôt en Ligue Europa. Les Dogues, au vu de leur prestation collective, n’ont néanmoins pas fait regretter les absents, bien au contraire.

> Des commentaires approximatifs et l’obsession Endrick : Ces derniers n’ont eux aussi pas profiter de conditions optimales. Tiago Santos n’a touché que peu le ballon aux yeux des commentateurs, qui n’ont eu de cesse de le confondre avec Ayyoub Bouaddi. La qualité de l’image n’était également pas au rendez-vous, puisqu’elle se concentrait majoritairement sur Endrick, telle une caméra isolée, plutôt que sur la rencontre en elle-même. Les Lillois ont dû apprécier, malmenés de tous les côtés.