Publié le 12 janvier 2026 à 20:15

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC s’est incliné en seizièmes de finale de Coupe de France ce dimanche face à l’Olympique Lyonnais (1-2). À l’issue de la rencontre, nous sommes allés à votre rencontre, supporters lillois, afin de recueillir vos impressions. 

C’est une confrontation qui rimerait presque avec tradition. Une fois de plus, les Dogues se sont inclinés en Coupe de France face à l’Olympique Lyonnais. Après une incompréhension entre Nathan Ngoy et Arnaud Bodart, les Gones ont rapidement ouvert la marque par l’intermédiaire d’Afonso Moreira (1′). Si les Dogues se remettaient la tête à l’endroit avec l’égalisation de Nathan Ngoy (28′), ils retombaient dans leurs travers peu avant la pause. Laissé seul au second poteau, Endrick, pour sa première apparition avec l’OL, remettait les protégés de Paulo Fonseca devant au tableau d’affichage (43′). Impuissants dans le second acte, les Nordistes n’ont que très peu vibré, si ce n’est sur une ultime frappe de Tiago Santos (88′).

À l’issue de la rencontre, nous sommes allés à la rencontre de Victor et Yasmine, deux supporters mécontents mais lucides au sujet des dernières sorties lilloises.

Une question de ressenti

« Le match a été assez équilibré, estime Yasmine, frustrée par un scénario qui se répète. Mais encore une fois, on encaisse sur une grosse erreur individuelle… et ça commence à faire beaucoup. » Si la possession est bien lilloise, l’efficacité, elle, fait défaut. « On a le ballon, on essaie, reconnaît-elle, avant de pointer les limites offensives de l’équipe. Mais offensivement, on n’arrivait à rien. C’est difficile d’entrer dans la surface, de créer quelque chose, et ça dure depuis trop longtemps maintenant », regrette la supportrice.

Pour autant, tout n’est pas à jeter dans la prestation nordiste. La supportrice tient à souligner « du positif », à commencer par certaines individualités. « (Benjamin) André et Nabil (Bentaleb) ont été bons », estime-t-elle, tout en soulignant l’apport de certains entrants. « L’entrée de Tiago Santos a vraiment mis un peu de folie dans le jeu. J’espère qu’on le reverra plus souvent, il peut vraiment changer des choses. »

« La principale carence de cette équipe réside dans sa créativité offensive »

De son côté, Victor ne cache pas sa déception au coup de sifflet final. « Honnêtement, l’élimination est difficile à avaler, c’est difficile, confie-t-il, encore marqué par le tournant du match. Après l’erreur de Bodart, j’avais l’impression que le match était déjà joué. »

Le scénario du premier acte laisse également des regrets au supporter lillois. « C’est vraiment dommage d’encaisser le deuxième but lyonnais juste avant la pause. Revenir avec un nul nous aurait fait du bien. » De la même manière que Yasmine, Victor pointe une faiblesse récurrente. « À mes yeux, la principale carence de cette équipe réside dans sa créativité offensive, c’est trop plat, trop prévisible, et ça nous porte préjudice. »

Malgré la frustration, le supporter retient tout de même quelques motifs d’espoir et s’inscrit dans la lignée de la supportrice. « Je tire du positif de cette rencontre. Tiago Santos a fait une belle entrée, ça fait longtemps que ça n’était pas arrivé. De plus, Nabil Bentaleb, replacé en défense centrale, a une nouvelle fois réalisé une belle performance, je me demande si à court ou moyen terme, il ne s’installerait pas définitivement à ce poste », conclut Victor.

Arnaud Bodart récidive

Aligné pour la quatrième fois de la saison, Arnaud Bodart s’est une nouvelle fois illustré. Fautif sur le premier but lyonnais, le portier lillois a été sauvé par son poteau trois minutes plus tard. Si le second acte a été plutôt rassurant, le mal était fait. C’est la boulette de trop pour beaucoup.

« Comme contre Nice, c’est une nouvelle erreur professionnelle », lâche Yasmine, critique à l’égard du portier lillois. Au-delà du geste, c’est surtout l’attitude du gardien qui interpelle la supportrice. « Son comportement laisse vraiment à désirer. Quand on le compare à Mannone l’an dernier, il y a un monde d’écart« , juge-t-elle, estimant que la comparaison avec son prédécesseur n’est pas en sa faveur.

Face à ce constat, la supportrice va plus loin et n’exclut pas un changement de hiérarchie. « Peut-être qu’un jeune du centre pourrait avoir sa chance. Ce ne serait sûrement pas pire et cela nous permettrait de découvrir de nouvelles options. »

« Il n’y a pas de concurrence avec Berke Özer »

Sur le cas Arnaud Bodart, Victor se montre plus mesuré. « C’est compliqué de le juger, reconnaît-il d’emblée. Pour être honnête, je pense qu’il a encore en tête le match à Nice et qu’à chaque performance, il veut se rattraper, mais il fait pire que mieux. » Le supporter lillois rappelle toutefois que le portier a montré des choses intéressantes par le passé. « C’est dommage, parce qu’à mes yeux, il avait été plutôt bon en préparation et contre Lusitanos Saint-Maur », souligne-t-il.

En revanche, certaines lacunes restent trop visibles pour Victor. « Au pied, il est trop emprunté et dans le système de Bruno Genesio, le gardien est un élément clé de la relance, c’est pourquoi il n’y a même pas de concurrence avec Berke Özer. »

Un calendrier compliqué

Défaits lors de leur deux premières sorties de 2026, les Dogues entament mal l’année 2026. Avec un calendrier compliqué, les prochains matchs s’annoncent d’autant plus corsés au vu de la dynamique actuelle.

« Franchement, c’est impossible de se projeter avec cette équipe, elle est trop imprévisible », lâche Yasmine, pessimiste. Un sentiment nourri par le contenu proposé sur le terrain. « Globalement, le jeu n’est pas terrible et l’attaque m’inquiète. On n’a presque aucune solution offensive, (Olivier) Giroud n’est pas bon et ça se ressent, (Hakon) Haraldsson n’a aucune connexion avec lui », regrette-t-elle.

Et malgré l’envie d’y croire, Yasmine peine à imaginer un retournement de situation rapide. « Je ne vois pas comment ça pourrait s’améliorer du jour au lendemain. Mentalement, on doit se battre pour aller chercher des résultats. » Par ailleurs, la réalité du calendrier l’inquiète fortement. « Ce mois peut vraiment nous faire tout perdre, surtout après la défaite en Coupe de France. »

« Je crains que ce mois de janvier soit cauchemardesque »

De la même manière, Victor redoute un mois charnière pour la suite de la saison. « J’ai bien peur que ce mois de janvier soit presque cauchemardesque. On commence avec deux défaites à domicile, alors qu’habituellement, on est très difficiles à manœuvrer à Pierre Mauroy », analyse-t-il, inquiet après un début d’année jugé compliqué.

Comme Yasmine, le supporter juge que le calendrier à venir n’a rien de rassurant. « Là, on va enchaîner avec Paris, Lyon et Strasbourg en championnat », énumère-t-il. « Et surtout, on va connaître notre destin européen avec les confrontations face à Vigo et Fribourg. »

Pour Victor, l’importance de cette période ne fait aucun doute. « C’est clairement le mois qui va faire basculer la saison. À nous de nous remettre les idées en place », conclut-il, conscient qu’une réaction rapide est une nécessité.

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