Publié le 5 janvier 2026 à 10:52

Alexsandro en plein échauffement avec le LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

La défaite subie par le LOSC lors de la réception du Stade Rennais (0-2) a été marquée par l’expulsion controversée d’Alexsandro. Controversée ? Pas vraiment pour les équipes de Ligue 1+.

En quête d’une cinquième victoire consécutive en championnat, le LOSC était opposé au Stade Rennais samedi soir dans le cadre de la dix-septième journée de Ligue 1. Cette partie a été synonyme de grande tension, et ce n’est pas le résultat final (0-2) qui en a été la source, mais l’expulsion d’Alexsandro dès le premier quart d’heure. Le Brésilien manquait son amorti, poussait très légèrement le cuir et était pris de vitesse par Breel Embolo. Le contact est là. La chute aussi, même si étrangement retardée.

L’« anéantissement d’une occasion de but manifeste » était mentionné par Eric Wattellier au coup de sifflet final, lui qui justifiait sa décision au micro des équipes de Ligue 1+. Il allait pourtant initialement, selon Nabil Bentaleb, sortir un jaune.

Rouge logique sur les plateaux

Nabil Bentaleb n’a pas été le seul à contester la décision prise par le corps arbitral samedi. Bruno Genesio et Olivier Létang ont tour à tour été très véhéments à son encontre à la pause. Ces contestations n’ont pas été comprises sur les plateaux de Ligue 1+, là où consultants et journalistes ont unanimement estimé que l’expulsion d’Alexsandro était justifiée.

« Il n’y a pas de discussion »

« C’est totalement mérité, parce qu’Alexsandro, malheureux parce que son premier contact est mauvais, est le dernier défenseur, débutait Johan Djourou, ex-international suisse. Breel Embolo est opportuniste, surtout que sa première touche est vers le but. Cette occasion était une grosse occasion, donc pour moi, c’est un carton rouge. […] Il y a même une seconde faute avec son corps qui tombe. Il n’y a pas de discussion. Si un Rennais avait commis cette faute, y aurait-il eu une réaction similaire des Lillois ? », concluait-il de façon plus ironique.

À ses côtés, Giovanni Castaldi n’a eu de cesse d’acquiescer : « Pour moi, il n’y a pas de débat, lâchait-il d’entrée de jeu. Alexsandro commet une faute technique et derrière il commet un tacle non maîtrisé. Breel Embolo va vers le but, sa première touche est vraiment dans ce sens. Donc je ne comprends vraiment pas l’agacement de tous les Lillois, poursuivait le journaliste. Des décisions ont fait énormément débat depuis le début de la saison, mais là, il y a faute et c’est rouge. […] Honnêtement, je ne vois pas comment on peut contester cette situation, même si ce que fait Alexsandro n’est pas volontaire. Le contact est carrément sur la malléole. »

Un peu de nuance

Le lendemain, avec un peu de recul, Paul-Georges Ntep apparaissait plus nuancé que la veille, lorsqu’il était sur le bord de la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy.

« Il n’y a pas de fumée sans feu. Ils se retrouvent toujours dans des situations à l’appréciation de l’arbitre »

« En tant qu’arbitres, ils ont un cahier des charges à respecter. Il n’y a pas d’autres règles qui existent quand tu es dernier défenseur et qu’il y a l’annihilation d’une action de but. Je ne suis pas sûr que l’arbitre ait le temps de faire au cas par cas pour chaque décision, analyse-t-il. Là, il y a un cahier des charges. C’est une action qui peut mériter un carton rouge… Mais j’aurais aussi compris si ça avait été un carton jaune », nuançait l’ancien joueur, néanmoins rapidement redirigé par Thibault Le Rol, présentateur de l’émission.

Paul-Georges Ntep pointait alors du doigt les agissements des dirigeants lillois : « Qu’il y ait un doute, ou pas, la réaction est pour moi disproportionnée, estimait-il ainsi. Et l’image que ça renvoie, elle est déplorable. Ce n’est pas une image correcte pour le monde professionnel, surtout que l’arbitre ne changera de toute façon pas sa décision, pointait du doigt le consultant. Maintenant, je peux comprendre l’émotion qu’il y a, surtout que cela fait plusieurs matchs où ils ont des situations lors desquelles ils se retrouvent en infériorité numérique. […] Mais il n’y a pas de fumée sans feu. Ils se retrouvent quand dans des situations sur lesquelles c’est à l’appréciation de l’arbitre. C’est tout. […] Mais j’aimerais qu’il laisse plus jouer, pour avoir plus d’intensité et des matchs plus vivants, mais ce n’est que mon avis. »

Malgré l’insistance de Thibault Le Rol, Swann Borselino concluait en se montrant moins amical avec le corps arbitral. Il semble être agacé par la multitude de cartons rouges distribuée chaque week-end : « Après, si on prend du recul, c’est devenu de plus en plus compliqué de voir un match de Ligue 1 se terminer à 11 contre 11 de manière générale, lâchait-il avec une ironie certaine. Ce qui n’est pas toujours bon pour le spectacle. On se pose des questions parfois… »

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