Publié le 27 décembre 2025 à 13:31

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Désormais à la retraite, Eden Hazard prend le temps de se livrer au jeu des interviews. Dans l’émission Hep Taxi de Jérôme Colin, l’ancien Lillois se confie sur sa carrière et le LOSC.

Le 10 octobre 2023, Eden Hazard annonçait sa retraite. Un tremblement de terre pour la Belgique, des regrets pour les supporters lillois qui auraient aimé une « dernière danse » au sein de la Decathlon Arena Stade Pierre Mauroy. A une semaine de Noël, Eden Hazard s’est confié à Jérôme Colin, dans le cadre de l’émission Hep Taxi où les kilomètres sont synonymes d’anecdotes.

Une aisance déconcertante

C’est à Braine-le-Comte, village de la famille Hazard et lieu où Eden a fait ses premiers pas dans le football, que l’animateur est venu à la rencontre de l’icône des Diables Rouges. S’il confie avoir été un bon élève à l’école, Eden Hazard reconnaît surtout que son entourage a très vite compris qu’il était doté d’un talent hors norme pour le football. « Je savais que j’étais bon parce que tout le monde en parlait. Je jouais avec des gens qui étaient plus grands que moi », affirme l’ancien Blues avec le sourire.

« Je marque 9 buts on gagne 9-3 »

« J’étais toujours le meilleur donc forcément, à un moment, tu réalises que tu es bon. Je franchis des étapes. Je suis parti à Tubize. On m’a dit que ça allait être plus dur. Et ça n’a pas été plus dur. Puis, vers 11 ans, je suis parti faire un stage à Anderlecht, qui est la plus belle équipe chez les jeunes en Belgique. On fait un match et je me dis que ça allait être compliqué. Pareil, je marque 9 buts, on gagne 9-3. Et là, je prends conscience que le foot, c’est facile, en fait », sourit-il à l’arrière du taxi de l’émission.

Une trajectoire ascendante qui se poursuit naturellement lors de son arrivée dans le Nord de la France. « Et après, j’arrive à Lille. Et dans le même état d’esprit, je me dis que ça allait être dur puisque c’est un nouveau chapitre, un peu plus haut cette fois-ci. Pareil, je fais des stages et des tournois avec eux. Meilleur joueur, meilleur joueur, meilleur joueur. On s’est vite rendu compte que j’étais bon », confie-t-il, fier de ses débuts.

Son rêve de devenir footballeur s’est un peu plus développé quand il a rejoint le LOSC, il raconte. « En Belgique, quand je jouais, j’avais envie de m’amuser avec mes potes. Je ne pensais pas à être professionnel. Et après, quand je suis allé à Lille, à 14 ans, ça a commencé à être plus concret et j’ai commencé à réfléchir un peu différemment. C’est là que je me suis rendu compte que le rêve que j’avais étant petit de jouer au foot, il fallait que j’en fasse mon métier, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai envie de faire », affirme-t-il avec des étoiles dans les yeux.

Le LOSC comme tue l’amour ?

Alors qu’il n’a que 13 ans, Eden Hazard franchit la frontière pour rejoindre le LOSC. Un épanouissement pour lui, mais pas pour sa copine de l’époque, Natacha, aujourd’hui devenue sa femme avec qui il a cinq enfants. « J’étais à l’école avec Natacha à 13 ans. A l’époque c’était une petite amourette. Quelques mois après, on me dit : « tu dois aller à Lille ». Ce n’était pas facile au début, surtout pour elle. Elle était très triste. »

Malgré cet éloignement, qui les a tenus à distance durant un ou deux ans, les amoureux ont toujours gardé contact, jusqu’à ce qu’elle le rejoigne à Lille dans son appartement. Aujourd’hui parents de cinq enfants, Natacha et Eden Hazard ont accueilli leur premier fils, Yanis, alors qu’ils n’avaient que 19 ans, à une époque où le prodige belge évoluait encore sous les couleurs du LOSC. « C’est assez tôt pour être papa mais moi j’avais cette relation avec mon petit frère Ethan, qui est né quand j’avais 13 ans. Être père à cet âge-là, ça m’a permis d’avoir plus de responsabilités », avoue-t-il, lucide sur les tentations qui gravitent autour des jeunes footballeurs.

Un doublé inoubliable

Nostalgique d’une époque où le football rimait avec simplicité et spectacle, Eden Hazard revient sur sa période lilloise. « A l’époque, à Lille, on gagnait tous nos matchs. On a été champions de France et pour un club comme Lille, c’était un exploit. Il poursuit en se justifiant. Avec des équipes comme Marseille, Lyon, et le PSG même si ce n’était pas le PSG de maintenant, ils commençaient à bien se développer, c’était dingue. »

« On gagne la Coupe de France et le championnat, c’était fou »

Interrogé sur son meilleur souvenir dans le monde du football, le plus grand joueur de l’Histoire du football belge aux yeux des habitants du Plat Pays n’hésite pas longtemps. « Forcément, c’est quand tu gagnes des titres, parce que quand tu vois la célébration avec les gens, c’est quelque chose de beau et émouvant. Honnêtement, quand on a gagné avec Lille, on a vu tous ces supporters qui étaient heureux. Le LOSC c’est pas forcément un club qui est habitué aux titres. Et là on en gagne deux, la Coupe de France et le championnat, c’était fou. »

S’il a cité les exploits du LOSC en 2011 en premier, le natif de La Louvière poursuit en énumérant d’autres moments marquants. « Il y a aussi eu des moments marquants à Chelsea, mais c’est un club plus habitué aux trophées donc c’est différent. Dans les grands moments, je peux aussi citer ma présentation au Real Madrid avec 50 000 personnes qui ne sont là que pour te voir enfiler le maillot blanc, même pas pour te voir jouer. »

Retraite précoce mais heureuse

Parti à Chelsea, où il a « choqué du monde, puisqu’aujourd’hui tous les Anglais le connaissent », Eden Hazard a poursuivi son entretien en revenant sur son apogée en sélection belge, avant d’évoquer les désillusions vécues à Madrid. Il a conclu sur une note positive, affirmant avoir mis un terme à sa carrière tôt, mais au moment qu’il jugeait le plus opportun.

Désormais, Eden Hazard ou « le plus jeune retraité de Belgique » selon ses amis, consacre son temps à ses enfants et profite d’une liberté retrouvée, faisant « ce qu’il a envie de faire quand il a envie de le faire », une simplicité qui le rend pleinement heureux. Une certitude demeure néanmoins : l’ancien international belge ne compte pas se replonger dans le monde du football professionnel.

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